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Fuel

How to (nearly) incite a riot: Lessons from the French police in the Jungle

 

On Tuesday the Calais police made a dangerous move to fuel violence in an already-tense moment in the Jungle. If violence erupts, the state will have the blood on their hands. For now, the communities in the Jungle have refused to rise to the bait.

On Monday night, conflict broke out on the motorway near Marck, between predominantly Afghan and Sudanese groups attempting to make the crossing to the UK. The police were called in with water cannons to disperse the crowd. In the course of the evening, 15 Sudanese were hospitalised and one was killed. The exact circumstances surrounding his death remain unclear.
On Tuesday, a gang of at least 20 cops – some CRS, some Police Judiciare – entered the Jungle at approximately 6pm. They marched to the intersection on the main road where the Sudanese and Afghan neighbourhoods meet, held formation, weapons ready, and seemed to post a single photo on the wall of a building.
The photo was apparently a close-up image of the man who had been killed the night before. Dead.
The police stood in formation and watched, with one filming those passing by. They then marched through the Jungle, concealing themselves in the La Vie Active container park, surrounded by fences and private security. Before leaving, one of the Policia Judiciare, having his unmarked car filmed by an activist, physically grabbed and threatened the activist, while a colleague threateningly told them to ‘Take care.’
Once the police were gone, tensions began to rise. The conversations spread throughout the Jungle like wildfire. The usual groups of twos and threes on the main road were replaced by bigger groups – five, ten, fifteen, mostly divided by nationality.
The outrage in the Sudanese quarter was palpable. One of their brothers had been killed the night before, and the police had piled insult and disrespect onto the tragedy, by photographing the deceased and then posting the photo in the middle of a public place, like a looming threat or a game trophy to be paraded through the streets.
Africans of different nationalities began to group together and Afghans with cricket bats, pipes and planks of wood began to fill the streets, milling about, as tensions rose.
Remarkably, the afternoon ended in relative calm, though the possibility of violence has far from gone. Several reports have said that community leaders managed to defuse tensions before they erupted into serious violence. While the ongoing tensions between different communities in the Jungle are constantly exacerbated by the state, via evictions and the resulting overcrowding, the police intervention surrounding this murder seemed deeply irresponsible at best, and outright criminal at worst.
Whatever the circumstances surrounding this man’s death, to post a photo of a dead body in a public place, at the geographic juncture between the two primary communities involved, is an insult to the deceased and to the community. It is also an incitement to violence.
Like spreading rumours to stoke existing tensions, the police’s move appears to have been aimed at inciting violence in the Jungle, as happened in February. After the photo posting, they left and were not to be seen. They chucked a match into the petrol and then walked away.
The lack of violence following the death of the Sudanese man and the following instigations by the police, is a testament to a collective maturity winning out in the Jungle under massively unfavourable circumstances. The actions of the police provided more than the kindling, but also the spark for a wildfire that very nearly was. Even before the police arrived, violence between communities was a very-real possibility; after their intervention, it seemed almost inevitable. Yet the moment passed.
Of course, the police will deny any ill-intent, and argue that they were simply investigating the death of the night before and searching for witnesses or new information. But such tactics must not be allowed to pass unnoticed. The police and the prefecture know that clearing the Jungle faces many obstacles, from both the people living there, as well as the political fall-out of the heavy-handed action that a major eviction would inevitably require.
If the boiling anger of 9,000 people living in often-subhuman conditions can be used as a tool to either destroy parts of the Jungle itself (through riots and arson, etc), or as a pretext for escalating police violence, then the police will surely do their best to exploit and encourage this anger. Which is what they did on Tuesday.
What may appear one of the cops’ more innocuous interventions into the Jungle on Tuesday, very nearly became one of their most-destructive. So far, the levee has held against immense odds, but if it breaks, the state will have blood on its hands.

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Jusqu’au bout ils essaieront de tuer la vie.

ENGLISH BELOW. Calais. La Jungle. Dimanche 07 Août 2016.

On pourrait faire une encyclopédie des idées de notre gouvernement pour anéantir toute forme de vie sociale dans cette enclave française. À croire qu’après avoir traversé terres et mers, et perdu déjà une bonne partie de sa vie à fuir à peu près tout ce que beaucoup fuiraient aussi, on serait voué à toujours se noyer, mourir, souffrir parce que l’Europe (et la France dans notre cas) en a décidé ainsi. Jusque là rien de neuf.

Leur dernière trouvaille en date – j’ai l’impression d’avoir déjà entendu et dit ça mille fois – c’est le harcèlement policier des nombreux shops et restaurants du camp. Tous les jours, ou presque, ils sont là. Armes au poing, pointées à seulement un ou deux mètres de ceux qui sont là et qui regardent complètement désabusés, ils font leur petite promenade quotidienne.

Deux hommes prenant tranquillement le soleil, comme si de rien n'était le lance-grenade lacrymogène à la main.

Deux hommes prennent tranquillement le soleil le lance-grenade lacrymogène à la main, comme si de rien n’était. Il fait beau non ? C’est parti pour une tournée des bars ! Ah, non, des restos, pardon…

 

Un CRS probablement mis en danger par le photographe, Cow-boy de notre gouvernement. C'est vrai que là on se sent en sécurité.

Un CRS, ou plutôt un cow-boy (il y a un petit air de Lucky Luke, vous trouvez aussi ?), probablement mis en danger par le photographe. C’est vrai que là on se sent en sécurité. Et les usagers des restaurants du camp juste de l’autre côté de la route doivent aussi se sentir super bien !

Ils sourient. Ils se parlent et rient bruyamment, méprisant tous ceux qui vivent ici, bien loin de leurs vies et leurs priorités de bon petit CRS ou policier obéissant qui me donnent envie de vomir rien que d’y penser.

Des policiers, ainsi qu'un homme, probablement des services de contrôles sanitaires (il ne s'est pas présenté), qui ont franchement l'air de bien s'amuser.  Faut bien vous reconnaître le droit à la détente, pauvres policiers de mon pays, toujours armés mais victimes ! M'enfin là vous êtes quand même un peu désobligeants,, moqueurs, insultants, blessants et violents !

Des policiers, ainsi qu’un homme, probablement des services de contrôles sanitaires (il ne s’est pas présenté), qui ont franchement l’air de bien s’amuser.
Faut bien vous reconnaître le droit à la détente, pauvres policiers de mon pays, toujours armés mais victimes ! M’enfin là vous êtes quand même un peu désobligeants, moqueurs, insultants, blessants et VIOLENTS (comme toujours) !

C’est vrai qu’avoir une arme à la main c’est marrant.

C’est vrai que l’exil c’est marrant.

C’est vrai que la faim c’est marrant.

Et la promiscuité.

Et la saleté.

Etcetera, tout le monde a compris de quoi on parle.

Mais ce qu’il y a de plus poilant c’est quand même, après tout ça, de réussir encore à leur rendre la vie toujours plus dure, et à les enfoncer plus bas que terre. Ça met clairement du fun dans leur existence autant que dans celle des individus malsains composant notre gouvernement et nos « autorités » (autorité qu’ils ont d’ailleurs perdue depuis bien longtemps, bien qu’ils essayent de nous faire croire le contraire en employant systématiquement la violence, quelle que soit sa forme).

La violence à l'état pur : quand on vient d'Afghanistan, du Soudan, d'Erythrée, d'Ethiopie, de Syrie ou du Pakistan, déjà traumatisé par les morts, les combats, les traversées maritimes et les frontières, avec des forces de sécurité très accueillantes dans les Etats traversés, ça doit rappeler des bons souvenirs une intrusion quasi militaire à sa porte !

La violence à l’état pur : quand on vient d’Afghanistan, du Soudan, d’Erythrée, d’Ethiopie, de Syrie ou du Pakistan, déjà traumatisé par les morts, les combats, les traversées maritimes et les frontières, avec des forces de sécurité très accueillantes dans les Etats traversés, ça doit rappeler des bons souvenirs une intrusion quasi militaire à sa porte (et pour fermer des restaurants, attention c’était nécessaire) ! Ils sont vraiment méchants ces migrants, là, les bras croisés, ils font si peur qu’on leur braque dessus une arme qui n’est pas si agréable que ça, et encore moins à bout portant. Mais bon, pour beaucoup ils connaissent déjà ce que ça fait, alors si c’est banal pour eux, c’est pas grave. Et tant mieux, pas de surprise…

Donc, si vous n’êtes pas perdus après cette bonne tranche de rigolade, on ferme la parenthèse.

Depuis deux semaines, la préfecture envoie ses troupes visiter les shops et restaurants du camp. Au programme, au choix ou tout à la fois, on trouve : fermetures, arrestations (de n’importe qui puisqu’il n’y a ni propriétaire, ni responsable, ni vendeur à l’arrivée du contingent armé), vols et/ou destructions de biens (y compris de ce qui n’a aucun rapport avec l’activité de commerce « illégale », comme la destruction de toutes les ampoules visibles), saisies, convocations et autres cadeaux en tous genres.

Ils sont là, les CRS pleins de professionnalime qui représentent si bien notre gouvernement ! Mission accomplie parfaitement ! Le téléphone personnel pour prendre des photos, ça leur est pas aussi interdit par la loi ? Si, mais eux ils sont au dessus des lois. Et les migrants en dessous. Invisibles. Beau pays, belle mentalité.

Ils sont là, les CRS pleins de professionnalime qui représentent si bien notre gouvernement ! Mission accomplie parfaitement ! Le téléphone personnel pour prendre des photos, ça ne leur est pas interdit par la loi ? Si, mais eux ils sont au dessus des lois. Et les migrants en dessous. Invisibles. Beau pays, belle mentalité. En tout cas faut pas s’étonner qu’ils s’investissent en tant que casseurs à leur tour, pas en manif, certes, dans les restaurants des étrangers. C’est mieux et plus acceptable…

Les raisons, puisqu’il fallait qu’ils en trouvent, sont la concurrence déloyale aux commerces calaisiens, l’insécurité sanitaire des aliments servis et l’illégalité fiscale de ces lieux.

D’accord, on n’a rien à redire. Ah, si !

Une voix me dit que, en fait : d’abord, le Lidl et d’autres commerces du coin (légaux, ceux-là) doivent se frotter les mains depuis la création et l’augmentation de la population du camp, puisque beaucoup d’habitants de la Jungle ainsi que de commerces s’y approvisionnent. Et si les commerçants de Calais acceptaient les ennemis publics que sont les exilés, la question se poserait aussi moins. Du coup on aimerait savoir à qui ils font de la concurrence.

Ensuite, une interrogation se pose : est-ce que tous les Quick de France – ainsi que les autres « restaurants » aux conditions d’hygiène et de production horriblement similaires – ont été fermés après qu’un enfant y ayant mangé ait de ce fait et malheureusement trouvé la mort ? Vous connaissez la réponse. Ici ils évoquent des hospitalisations, dont personne n’a d’ailleurs jamais entendu parlé, pour pouvoir utiliser la santé des migrants et des bénévoles comme raison sanitaire à tout cela. Bon, on ne va pas se mentir, c’est bien la première fois qu’ils se soucient de la santé des migrants ! S’agissant d’un accident vasculaire cérébral, le médecin hospitalier répondra que sans demande d’asile en France il ne peut rien faire à part donner de l’aspirine, pour la pire de toutes les histoires de ce type. Bref, tout le monde ici vous le dira, on a vraiment peur des rats et des toilettes, dont le nombre diminue alors que la population augmente (logique gouvernementale), dont le nettoyage se fait rarissime et qui sont, à l’heure où ces lignes sont écrites, toutes affreusement sales et débordantes (pour rester poli). Mais sûrement pas de la cuisine des restaurants ! Leurs cuisines sont pour la plupart plus propres et présentables que celles du dernier Flunch que vous avez visité. D’ailleurs ceux qui ont fait l’expérience d’une hospitalisation en France vous le diront, ils préfèrent qu’on leur propose des plats des restaurants du camp plutôt que de perdre plusieurs kilos en quelques semaines car la nourriture de l’hôpital est immangeable. Et la même chose vous sera dite concernant les plats servis au centre d’accueil Jules Ferry : combien de fois au cours de discussions on a pu entendre que même un chien n’en voudrait pas, et que s’ils n’avaient pas aussi faim ils n’oseraient même pas y toucher… Et si on les laissait s’équiper, il ne fait aucun doute qu’ils feraient de belles cuisines qui brillent pour que les français ne se sentent pas trop dépaysés. Si ce n’est pas blanc et que ça ne brille pas la cuisine d’un resto, c’est que c’est sale ! On apprend ça à l’école de la République, non ?

Quand à l’irrégularité des restaurants, voilà un argument infaillible de la préfecture ! Des commerces illégaux avec des usagers indésirables dans un endroit qui n’a rien de légal du point de vue de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, de la loi française et européenne, des accords, conventions et traités internationaux. Ça fait sens ! Il faudrait que des personnes jugées indésirables et qu’ils veulent illégales, qu’ils essayent par tous les moyens possibles de dissuader de rester en France en leur faisant subir toute la violence républicaine, physique et psychologique, fassent les démarches administratives pour pouvoir ouvrir un commerce qui servirait à d’autres indésirables. Cherchez bien, là encore il doit y avoir une logique. Si nos élus pouvaient nous aider à la trouver, elle doit être cachée en dessous de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme qu’ils n’ont jamais lue !

Quand j’entends leurs arguments de légalité, et fiscale qui plus est, je n’arrive pas à enlever cette petite voix qui finalement crie très très fort dans ma tête : « Les Droits de l’Homme, la Constitution française, la loi française, la loi européenne, la Convention de Genève et le reste, quelqu’un de chez vous s’est préoccupé de l’appliquer ici avant d’essayer d’appliquer le droit fiscal ? ». « Vous » c’est elle, la gauche qui continue à faire perdre tout leur sens aux mots « socialisme », « démocratie » et « liberté ». On n’avait vraiment pas besoin de ça.

Depuis quand les droits à appliquer sont ils sélectifs ? Depuis quand peut-on imposer des devoirs à ceux à qui on ne donne aucun droit ? Des droits et des devoirs, elle est là la plus grande blague qu’on nous enseigne depuis la maternelle.

Les Etats, la France et l’Angleterre, par leurs erreurs volontaires sont les premiers responsables de la création de ce lieu. L’arrivée de commerces était inéluctable et ils sont nécessaires à la survie des quelques 7000 (8000, 9000 aujourd’hui ? Qui sait le chiffre que nous donnera le prochain recensement…) personnes qui (sur)vivent ici. Les distributions alimentaires et de repas ne suffisent plus depuis longtemps au ridicule chiffre d’un repas par jour par personne. Les portions sont diminuées semaine après semaine, y compris pour les familles et donc pour les enfants (dont le plus jeune a, aux dernières nouvelles, 4 mois).

Les restaurants et magasins, en plus de combler ce manque alimentaire, permettent de charger les téléphones et donc aux habitants de communiquer avec leurs familles, de prendre des nouvelles régulièrement dans les zones de conflits ou après des événements particuliers (si, si, à Kaboul aussi il y a des attentats).

Et puis, dans la survie, ils apportent aussi un peu de vie. De l’humain, du social, du lien et de la mixité entre communautés. Ça change des « lines » de distribution qui ne sont sources que de tensions. Bien des valeurs que nos gouvernements ont passées aux oubliettes depuis bien longtemps. C’est la même chose que pour la liberté de circulation des personnes ou le droit d’asile, on ne veut plus en connaître la définition, c’est bien trop contraignant ! Alors que ça règlerait les problèmes de tout le monde, du gouvernement qui les crée jusqu’à nos amis qui en subissent les dramatiques conséquences, physiquement et psychologiquement violentes et traumatisantes.

La réponse du juge des référés du tribunal administratif de Lille à propos du référé de l’Etat français pour la destruction des commerces (et donc de la vie) du camp sera connue mercredi.

La vérité c’est qu’ils essayent de tuer le peu de vitalité qu’il reste dans les yeux de ceux qui ne cherchent que protection, mais qu’ils n’y arrivent pas. Ils ne savent plus rien faire d’autre que détruire, enfermer et déporter. Et pourtant tout le monde ici continue de sourire parfois, quand il ne pense pas aux morts, aux tortures et aux violences qu’ils continuent de subir ici.

Des vraies solutions, qui demanderaient certes une réflexion positive plutôt que sécuritaire et répressive, existent pourtant : l’hébergement inconditionnel et l’ouverture des frontières pour les personnes.

Mais leur liberté est vendue des millions à l’Angleterre, les rendant esclaves d’une Europe moderne en perdition.

Mais la liberté est en voix d’extinction, dans un pays qui l’avait pourtant choisie comme première valeur il y a plus de 225 ans. Vivement la piqûre de rappel… Horria !

ENGLISH
Until when they will try to kill life.
Calais. The jungle. Sunday, 7th August 2016.

We could make an encyclopedia out of our goverment’s ideas to wipe out all forms of social life in this part of France. To believe that after crossing land and sea, and already losing much of their lives running away from what we all would flee from, we would still be doomed to drown, die, suffer, because Europe (and France in our case) has decided so. So far nothing new.

Their latest brilliant idea- It seems to me I have already heard and heard it said a thousand times – is the police harassment of the camp’s shops and restaurants. They are there almost every day. They make their short patrol, weapons in their hands, just one or two metres from those who live there, who look at them lost for words.

Two men quietly bask in the sun holding their tear gas grenade launcher, as if it was normal. It looks cool, doesn’t it? And now we go for a bar crawl! Ah, no, restaurants, sorry…

A CRS, or maybe a cowboy (kind of reminds us of Lucky Luke), feels put in danger by the photographer. It is true that there we feel safe. And customers of the restaurants of the camp just on the other side of the road must feel super good too!

They smile. They talk and laugh loudly, not giving a shit about those who live here, so far removed from their lives and their priorities as good obedient CRS or policeman that just thinking about them makes me want to vomit.

Police officers and a man, probably from health checks services (he didn’t say where), who frankly seems to be having fun.

You must recognize the right to relax, poor police of my country, always the armed victims! but finally you are still a bit derogatory, mocking, insulting, hurtful and VIOLENT (as always)!

It’s true that having a gun in his hand is funny.

It’s true that being in exile is fun.

It is true that hunger is funny.

And promiscuity.

And the dirt.

Etc, everyone understands what we are talking about.

But what winds you up even more, is even after all that, they still manage to make their lives harder, and to push them lower than dirt. It clearly puts fun in their lives as much as the unhealthy individuals that compose our government and “authorities” (authority that they lost long ago, although they try to make us believe otherwise using systematic violence, whatever its form).

Violence: when it comes to Afghanistan, Sudan, Eritrea, Ethiopia, Syria or Pakistan, already traumatized by the deaths, fights, sea crossings and borders, with very welcoming security forces in the states crossed, the almost military intrusion must recall good memories (and closing the restaurants, that was really needed!). They are really nasty these migrants with arms crossed, they create such fear that training a weapon on them, a weapon that is not as pleasant as that, let alone at close range. Still, for many they already know how it feels, It so commonplace for them, it’s okay. And better than that, it is no surprise…

So if you are not out of your mind after this good slice of fun we’ll move on to the next thing.

For two weeks, the prefecture has sent his troops to visit the shops and restaurants of the camp. Their agenda: closures, arrests (this could be anyone since there it is not obvious who is the owner nor who is responsible nor who is the seller when the Police arrive), and/or destruction of property (including that which has no connection with the “illegal” trade activity such as the destruction of light bulbs and TVs), seizures, court summonses and other gifts of all kinds.

They are there, the riot police, full of professionalism, representing or government so well! Mission accomplished perfectly! Using a smart phone to take pictures, it is not to them prohibited by law? Yes, but they are above the law. And migrants below. Invisible. Beautiful country, beautiful mentality.

Anyway is is not surprising that they behave like thugs, never towards their own people in protests, of course, but towards foreigners restaurants. It’s better and more acceptable …

The reasons, as it was necessary that they found some, are unfair competition to businesses of Calais, poor hygiene of food served and tax illegality of these places.

Okay, we have nothing to complain about. Oh yes !

Someone told me that in fact: first, Lidl and other shops in the area (legal, these ones) have seen their profits soar since the inception and increase in population of the camp, since many inhabitants of the Jungle and the shops buy their stock from them. And if Calais shops end the colour bar and start allowing in the public enemies that are the refugees, the question would be posed even less. So we would like to know who is losing out.

Then another question arises: were any fast foot restaurants in France – as well as other “restaurants” with similar conditions of hygiene and horribly similar production – closed after a child who ate there unfortunately died as a consquence? you know the answer.
Here they talk of hospitalizations, which nobody else has ever heard of, to use concern about migrant health as a reason for all this. Well, this is the first time that they have cared about the health of immigrants! In the case of a stroke, the hospital doctor will answer that without asylum in France he can not do nothing except give aspirin to the worst diseases. In short, what everyone here will tell you is that what they are really afraid of are rats and the toilets, of which the number decreases as the population increases (government logic), cleaning is extremely rare and are, at the time we are writing these lines, dirty and overflowing (to be polite). But surely no it is the restaurant kitchens! Their kitchens are mostly more cleaner than the last Flunch you’ve been in. Those who have experienced a hospitalization in France will tell you, they prefer the food they find in camp’s restaurants rather than lose several kilos in a few weeks because of the inedible hospital food. And the same will be told to you about the dishes served at the Jules Ferry Center: how often we hear that not even a dog would want it, and if they were not starving they wouldn’t touch it… And if we just let them equip themselves, there is no doubt they would have nice kitchens that will shine so the French won’t feel too disoriented. If the kitchen of a restaurant it is not white and it is not shining it means that it’s dirty! We learn this at school of the Republic, right?

Then, the informality of restaurants, this is a foolproof issue of the prefecture! Illegal businesses on with unwanted customers in a place which is squatted and not legal according to the Universal Declaration of Human Rights, the French and European law, agreements, conventions and treaties. That makes sense! Those undesirable persons -who government try by all means to dissuade to stay in France by subjecting them to any possible violence, physical and psychological- should do the paperwork to open a legally owned business that would serve other undesired people. Look around, again there must a logic. If our elected officials could please help us find it, because it must be hidden under the Universal Declaration of Human Rights that they have never read!

When I hear the reasoning of legality, which is more about taxes, I can not remove that little voice that screams loudly in my head: “The Rights of Man, the French Constitution, the French law , the European law, the Geneva Convention and the rest, has anyone been concerned to apply them here before trying to apply the tax law? “. “Anyone”, is it the Left that continues to spout out , devoid of all meaning the words “socialism,” “democracy” and “freedom.” We really don’t need that.

Since when were rights to be applied selectively? Since when can we impose duties on those who have no rights? Rights and duties, it’s the biggest joke we are taught since nursery.

Nations, France and England, through their voluntary errors hold the main responsibility for the creation of this place. The arrival of shops was inevitable and they are necessary for the survival of 7000 (8000, 9000 today? Who knows the number that the next census will state…) people living (surviving) here. Food distributions are not enough since a lot of time for it is only one meal per day per person. The portions are reduced week by week, including those for families and therefore children (the youngest of whom was, at last count, 4 months, but since then another girl has been born).

Restaurants and shops, in addition to filling this food shortage, allow migrants to charge phones and thus people to communicate with their families, having regular news from areas of conflict or after particular events (yes, also in Kabul there are terrorists attacks).

And in the struggle to survive they also bring a bit of life. They are a place for human, social relationships and are a melting pot between communities. It is a change from endless waiting in distribution lines that are the cause of so much tension. Although they are values ​​that our governments forgot long ago. This is the same as for the freedom of movement or the right to asylum, you don’t want to know the definition, is too restrictive! While it would solve the problems of everyone, from the government that created the situation up to our friends who are suffering its dramatic consequences, physical and psychological violence and trauma.

We will know on Wednesday the decision of the judge of the Administrative Court of Lille about the interim of the French State for the destruction of shops (and therefore life) of the camp.

The truth is that they are trying to kill the little vitality that remains in the eyes of those who seek only protection, but they don’t find it. They know nothing else to do than destroy, lock up and deport. Yet the people here still smile sometimes when they are not thinking about deaths, torture and violence that still exists here.

True solutions, which certainly would require a positive reflection rather than protecting safety and repression, already exist: the unconditional accommodation and the opening of borders for people.

But their freedom is sold by millions in England, making them slaves of a sinking modern Europe.

But freedom is on its way to extinction, in a country that had chosen it as the first value more than 225 years ago. A deeply felt wakeup call… Huriyeh!

“no injuries” — “pas de blessés”

Spectacle.SL1797

On Monday morning there was a large traffic jam on the A16 motorway, in front of the jungle. Many people were able to get on-board the lorries that were backed up, although there were lots of police present who were beating and tear-gassing people away.

The A16 was then closed off and remained this way for most of the day, with the ferry-bound traffic being diverted through the center of town. The CRS also completely sealed off the jungle allowing no one to leave (something which has become more common recently), and did not let people start to leave until Tuesday morning.

In the evening the A16 was re-opened and another traffic jam formed on the highway. People from the jungle then went out to try and again board the trucks. The police responded by shooting tear gas indiscriminately, covering the entire jungle, as well as rubber bullets and stun grenades along with their water cannon. The sheer amount of ammunition they used (some news outlets reported police shot over 600 tear-gas canisters) shows the level of violence that has been normalized against the residents of the jungle.

The prefecture stated that there were no injuries from Monday which is a blatant lie. A nurse working in the jungle reported seeing at least fourteen injuries from rubber bullets, including one underage boy being hit in the face. There were numerous hospitalizations, and the police also shot a tear gas canister directly at a person trying to give first aid.

There were also three arrests. One man from Kuwait was convicted for throwing stones and sentenced yesterday to three months in prison without suspension. There were also two British people who had been volunteering in the jungle arrested and accused of orchestrating the day’s events in addition to throwing stones and insulting police. One was given a two month suspended sentence while the other was found not-guilty.

With these events there has been a resurgence of the outside agitator rhetoric which blames “the No Borders” for everything that happens in Calais, and which has been getting recycled since 2009. This accusation is not only a complete fabrication, but a deeply racist one at that. It implies that, without white/european leadership, the people in the jungle would not think of, nor be able to, attack the border and the police responsible for their segregation. It also conceals the extreme state violence in this city (the segregation, the imprisonment, the beatings and gassings of the cops, the deportations, etc.) to which the only natural human reaction is to leave. If there is no way then people will continue make their own. Finally, it scapegoats “the No Borders”, while lumping together and criminalizing anyone showing solidarity or giving help in the jungle.

 

“Pas de blessés”

Spectacle.SL1797
Sur l’autoroute, le matin du lundi 20 juin 2016, en face de la Jungle s’est créé un large bouchon. De nombreuses personnes ont pu monter dans les semi-remorques alignés à l’arrêt, en dépit des nombreux policiers présents qui les faisaient fuir en les frappant et en les gazant.

L’autoroute A16 a ensuite été fermée une grande partie de la journée, le traffic lié aux ferries étant redirigé par le centre ville. Les CRS ont complètement fermé la Jungle, n’autorisant personne à en sortir (ce qui devient courant récemment), et ce jusqu’au lendemain matin.

Dans la soirée, l’A16 a été réouverte et un nouveau bouchon s’est formé sur l’autoroute. Les personnes de la Jungle ont tenté à nouveau de monter dans les camions. La police a répondu en tirant du gaz lacrymogène, sans faire de détails, jusqu’à couvrir la totalité de la Jungle. Elle a également tiré des balles “de défense”, des grenades assourdissantes, et utilisé les canons à eau. L’énorme quantité de munitions que la police a utilisées (la presse rapporte le tir de plus de 600 cartouches de gaz lacrymogène) indique à quel niveau la violence policière s’est normalisée contre les résident-es de la Jungle.

La préfecture a déclaré qu’il n’y avait pas eu de blessé-es lundi, ce qui est un mensonge évident. Un-e infirmièr-e travaillant dans la Jungle a déclaré avoir vu au moins 14 blessures dûes aux tirs de balles “de défense”, l’une sur le visage d’un garçon mineur. Il y a eu de nombreuses hospitalisations, et la police a également effectué un tir tendu de cartouche de gaz sur une personne qui tentait de donner des premiers soins.

Il y a également eu trois personnes arrêtées. Un Kowëtien qui a été reconnu coupable d’avoir jeté des pierres et condamné mercredi 22 juin 2016 à trois mois de prison ferme. Deux Britanniques, bénévoles dans la Jungle, arrêtés et accusés d’avoir organisé les événements de la journée, ainsi que d’avoir jeté des pierres sur la police et de l’avoir insultée. L’un a été condamné à deux mois de prison avec sursis, l’autre a été reconnu non-coupable.

Ces événements ont été l’occasion pour les autorités de réutiliser la réthorique de “l’agitateur externe” qui veut que “les No Borders” soient responsables de tout ce qui se passe à Calais, réthorique recyclée sans cesse depuis 2009. Non seulement cette réthorique relève de la propagande et de la désinformation mais en plus elle révèle la vision raciste du monde qui est celle des autorités. En effet elle implique que, sans des meneurs blancs/européens, les personnes de la Jungle ne penseraient pas à, ou ne seraient pas capables de, s’attaquer à la frontière et à la police, qui est responsable de leur ségrégation. Cette propagande tente également de faire oublier le niveau extrême de violence qui a cours contre ces personnes dans la ville – la ségrégation, l’emprisonnement, les tabassages et gazages par les forces de l’ordre, les déportations, etc – violence face à laquelle la seule réaction humaine “naturelle” est de tenter de la fuir. Et s’il n’y a pas moyen de faire autrement cette ville, les gens vont continuer à en inventer. Pour finir, cette réthorique fait des “No Borders” des boucs émissaires, et elle  amalgame et criminalise toute personne ou organisation faisant montre de solidarité ou apportant de l’aide dans la Jungle.

 

Death In Calais/ Mort à Calais

This morning, Thursday 31st March, a 22 year old man from Afghanistan was killed after being hit by a truck on the A16.

On Tuesday 29th March, an underage person from Syria was seriously injured after being run over by a truck in the port. He is still in the resuscitation unit, it is still unclear whether he will survive.

 

This border kills.


 

Ce Jeudi 31 mars au matin ;un Afghan de 21 ans est décédé après avoir était écrasé par un camion sur l’A16.

Mardi 29 mars ,un mineur syrien à été grièvement blessé après avoir couru près d’un camion vers le port.Il est encore en service de réanimation ,on ne sait toujours pas si il survivra,leur pronostique vital est engagé.

Les frontières tuent.

 

 

Traffic Gas

Yesterday, around 5 PM, a group of migrants from the jungle managed to
cross the fence towards the port of Calais. The French riot police tried
to stop them using tear gas. The police kept shooting tear gas grenades
against the migrants who tried to reach the fence which protects the
road leading to the port. Soon, the police started shooting at a longer
range, hitting indiscriminately the people in the streets of the jungle.
One person was wounded, probably because he was hit by one of the grenades.

The shooting kept going until well past 6 PM.

There were again traffic jams this morning and this afternoon in the jungle. Once again the police arrived with excessive force, using gas and the water-cannon.


Hier, autour de 17h, un groupe de migrants partis de la jungle ont
réussi à franchir le grillage en direction du port de Calais. Les CRS
ont essayé de les stopper en utilisant des grenades lacrymogènes. Les
policiers ont continué à lancer des lacrymogènes sur les migrants qui
cherchaient à atteindre le grillage qui protège la route qui conduit au
port. Peu après, les CRS ont commencé à lancer à plus grande distance,
en frappant sans distinction dans les rues de la jungle. Une personne a
été blessée, probablement touchée par l’une des grenades.

Le lancement a continué jusqu’à après 18h.

Il y as eu de nouveau des bouchons ce matin et cette après-midi près de la jungle. De nouveau la police est arrivée en faisant un usage excessif de la force en usant du gaz et le canon à eau.

 

Appel à solidarité avec les squateuse-eur.s de calais / Call out for solidarity with calais squatters

FR (EN Bellow)

Ce Lundi 28 Mars 2016, 8 ami-es qui squattaient un bâtiment à Calais sont toujours détenus pour avoir osé défier la « tolérance zéro envers les squats » dans cette ville ouvertement ségrégée (cf. leur communiqué).

Les chefs d’inculpation qui les visent : violation de domicile et dégradation. Or ce bâtiment était vide depuis de nombreuses années, et les dégradations ont été commises par les forces de police. En effet avec l’aide de l’adjoint au maire M Mignonnet ils ont procédé à l’expulsion illégale en défonçant une fenêtre et en enfonçant la porte pour pénétrer à l’intérieur du bâtiment sans avoir attendu la plainte du propriétaire.

Mardi 29 Mars à 14h aura lieu une audience publique pour les 8 ami-es au tribunal de Boulogne devant le juge des libertés et de la détention. Nous lançons un appel à soutien face à cette répression d’État contre ceux et celles qui agissent pour la solidarité et l’humanité, avec les sans voix.

En ces temps où la liberté est érodée par l’État pour faire place à la peur, au contrôle et à la violence, il est important de se tenir ensemble, contre l’injustice de ce qui se passe en France et en Europe, le racisme et le fascisme qui se déguise en démocratie et en liberté.

On appelle à soutien le Mardi 29 Mars à 14h pour l’audience devant le JLD et le Mercredi 30 Mars à 14h à Boulogne encore pour la comparution immédiate.

Nous vous tiendrons au courant.

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EN

Today Monday 28 March 2016, 8 friends who squatted a building in Calais are still under arrest and are in prison, their crime, daring to defy the ‘zero-tolerence of squats’ in this overtly segregated city.

Read their Statement

The charges against them are : violation of domicile and voluntary degradation. These are ridiculous charges because the building was empty since many years, and the degradation was made by the police when they proceeded to the illegal eviction. With the help of the deputy mayor they smashed up a window and battered down a door to get inside the building, not even waiting for a complaint filed by the owner.

Tuesday 29 March at 14h there will be a public hearing for the 8 friends at the court in Boulogne in front of the judge of liberty and detention. We call out for support and solidarity in the face of this repression of the state against those who act out of solidarity and humanity, with those who have no voice.

At this time when liberty is being eroded by the state and replaced with fear, control and violence, it is important to make a stand together against the injustice of what is taking place in France and Europe, rascim and fascism in the guise of democracy and freedom.

We call for support Tuesday 29th March 14h for the public hearing in front of the JLD and Wednesday 30th March at 14h also in Boulogne for the comparution immediate. We will keep you updated.

Un toit pour tout.e.s! A Roof For Everyone!

(In English below)

**Nous sommes un groupe de personnes de différents pays et horizons politiques qui luttons pour le droit au logement pour tous, peu importe son origine. Ce dimanche 27 mars 2016 nous occupons publiquement l´ancien foyer « Le moulin blanc » au 20 rue Eustache de Saint Pierre/ 7 rue des prêtres  à Calais. Nous vous invitons à venir soutenir cette occupation. Votre présence sur place serait fortement appréciée, voire recommandée pour le succès de cette action. Vous êtes les bienvenus autour d´une tasse de thé !**

Le logement est un droit, et non un privilège. Chacun mérite un endroit chaud, sec et sûr pour vivre,  quelque soit son âge, son origine, son genre, sa sexualité, sa classe sociale ou sa situation migratoire.

Squatter est une action qui fait sens dans le contexte de Calais, ville qui rassemble des milliers de personnes sans abris et un grand nombre d’habitations inoccupées. De nombreuses personnes avec et sans papiers, ont passé des hivers à la rue depuis la fermeture du centre de Sangatte. Aujourd’hui, la situation va de mal en pis.

La ségrégation sévit à Calais. En 2015, le gouvernement a évacué tous les squats .occupés par des sans abris et refoulé leurs habitants dans un ghetto à des kilomètres du centre ville.

Maintenant même ce ghetto de la périphérie est attaqué. Ces derniers mois, nous avons été témoins de la destruction de la moitié sud de la jungle où habitaient plus de 2000 individus. Certaines personnes ont quitté Calais. Beaucoup ont déménagé vers la zone nord de la « jungle » qui est désormais surpeuplée, situation engendrant une  proximité forcée qui augmente les risques d’incendies et les tensions entre les communautés. D’autres vivent désormais dans les rues de Calais. Pour toutes ces raisons, nous soutenons la création d’un espace d’accueil des sans abris à Calais, pour qu’ils puissent se reposer et récupérer de la vie éreintante de la jungle.

Pour toute personne qui ne ressemble pas à un européen, le message de la police est très clair : sa place  est dans la “jungle”. Ceux qui osent se rendre au centre-ville risquent désormais de sévères attaques fascistes. De nombreuses personnes se sont faites tabassées ou ont disparues.  Le 12 mars 2016, un groupe de 130 personnes a bloqué les trois ponts qui relient le centre-ville à la jungle empêchant les migrants de rentrer dans la ville.  Le message est évident : vous n’êtes pas les bienvenus.

Nous sommes réellement préoccupés par les faits suivants : la destruction systématique des abris et la ségrégation qui existe au sein de cette ville, nous rappellent un sombre épisode historique. En conséquent créer des lieux de vie dans la ville, pour les personnes qui ont été obligées de vivre dehors, est un acte peut être illégal mais légitime.

Nous avons porté notre choix sur un ancien refuge pour personnes sans abris qui est vide depuis plusieurs années! En rendant à cet espace sa fonction originelle, nous pointons du doigt l’échec du gouvernement quant à l’hébergement de personnes sans abris à Calais, et tentons de montrer que lorsque les personnes sans abris et ceux qui les soutiennent travaillent ensemble, nous parvenons à créer des initiatives réellement inspirantes.

Loi sur le logement :
Article L 345-2-2 : Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale à accès, à tout moment à un dispositif d’hébergement d’urgence.
Cet hébergement d’urgence doit lui permettre, dans des conditions d’accueil conforme à la dignité de la personne de bénéficier de prestations assurant le gîte, le couvert et l’hygiène, une première évaluation médicale, psychique et sociale, réalisée au sein de la structure d’hébergement ou, par convention, par des professionnels ou des organismes extérieurs et d’être orientée vers tout professionnel ou toute structure susceptibles de lui apporter l’aide justifiée par son état, notamment un centre d’hébergement ou de réinsertion sociale, un hébergement de stabilisation, une pension de famille, un logement-foyer, un établissement pour personnes âgées dépendantes, un lit halte soin santé, ou un service hospitalier.

S´il vous plaît, signez aussi cette pétition  et faites la circuler dans vos réseaux :

http://www.ipetitions.com/petition/support-squatters-rights-in-calais

Le collectif «Salut ô toit »

Email : un_toit@riseup.net

 


 

**We are a group of people from different countries and different political backgrounds who are fighting for the right to housing for everyone, whatever their origin. This Sunday, 27th March 2016 we publicly occupy the old Foyer (homeless shelter) « Le moulin blanc »  on 20 rue Eustache de Saint Pierre/ 7 rue des prêtres in Calais. We would like to invite you to come and support this occupation. Your presence would be strongly appreciated, even recommended to ensure the success of this action. You are welcome to come drink a cup of tea with us.**

Housing is a right, not a privilege. Everyone deserves a warm, dry, safe and secure places to live regardless of age, race, sexuality, gender, class or immigration status.

Squatting is a logical action in Calais, a city where there are many thousands of homeless people and a large quantity of empty homes. People with and without papers have spent winters on the streets since the closure of Sangatte, and still the situation in Calais gets worse.

Calais is a segregated city. The government closed all migrant squats during 2015 and banished the people living in them in to a ghetto kilometers outside the city center.

Now even the ghetto outside town is under attack. Over the past month we have witnessed the destruction of the southern half of the “jungle”, which was home to over 2,000 people in Calais. Some of these people have left Calais, many of them have moved to the overpopulated north (half of the “jungle”), with increased fire risks and tensions between communities living in close proximity. Some are now living in the streets around Calais. And, therefore, we support the creation of a space for those who are homeless in Calais, to rest and recuperate.

The police makes it very clear to anyone who doesn’t look European that the place they belong to is the “jungle”. People who dare to go back to the city risk very heavily physical fascist attacks. People get beaten up or disappear. On the 12.3.2016 a group of 130 people blocked three bridges that lead to the city center from the “jungle”, stopping migrants from entering the city.
The message is clear: You are not welcome!

We are very concerned about both these facts: the systematic destruction of shelter and the segregation of the city, that reminds us on dark history. Therefore the creation of living spaces in the city, for people who are forced to live on the street, is maybe by law, illegal, but in light of the situation, more then legitimate.

The building that was chosen for that was a homeless shelter which has been left empty for many years! By transforming this space into what it was originally intended for, we are both highlighting the governments moral failure to provide adequate accommodation for the homeless people in Calais and showing that when we as homeless people and supporters work together, we can create something truly inspirational.

The law on accommodation :
* ARTICLES L 345-2-2 345-2-3 AND CODE OF SOCIAL ACTION AND FAMILIES *
“Every homeless person in distress, with medical, psychological and social problems, at any time, must be given access to an emergency shelter

Please also sign and spread the petition amongst your networks in support of the occupation:
http://www.ipetitions.com/petition/support-squatters-rights-in-calais
The Collective «Salut ô toit »

Email : un_toit@riseup.net