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Jusqu’au bout ils essaieront de tuer la vie.

ENGLISH BELOW. Calais. La Jungle. Dimanche 07 Août 2016.

On pourrait faire une encyclopédie des idées de notre gouvernement pour anéantir toute forme de vie sociale dans cette enclave française. À croire qu’après avoir traversé terres et mers, et perdu déjà une bonne partie de sa vie à fuir à peu près tout ce que beaucoup fuiraient aussi, on serait voué à toujours se noyer, mourir, souffrir parce que l’Europe (et la France dans notre cas) en a décidé ainsi. Jusque là rien de neuf.

Leur dernière trouvaille en date – j’ai l’impression d’avoir déjà entendu et dit ça mille fois – c’est le harcèlement policier des nombreux shops et restaurants du camp. Tous les jours, ou presque, ils sont là. Armes au poing, pointées à seulement un ou deux mètres de ceux qui sont là et qui regardent complètement désabusés, ils font leur petite promenade quotidienne.

Deux hommes prenant tranquillement le soleil, comme si de rien n'était le lance-grenade lacrymogène à la main.

Deux hommes prennent tranquillement le soleil le lance-grenade lacrymogène à la main, comme si de rien n’était. Il fait beau non ? C’est parti pour une tournée des bars ! Ah, non, des restos, pardon…

 

Un CRS probablement mis en danger par le photographe, Cow-boy de notre gouvernement. C'est vrai que là on se sent en sécurité.

Un CRS, ou plutôt un cow-boy (il y a un petit air de Lucky Luke, vous trouvez aussi ?), probablement mis en danger par le photographe. C’est vrai que là on se sent en sécurité. Et les usagers des restaurants du camp juste de l’autre côté de la route doivent aussi se sentir super bien !

Ils sourient. Ils se parlent et rient bruyamment, méprisant tous ceux qui vivent ici, bien loin de leurs vies et leurs priorités de bon petit CRS ou policier obéissant qui me donnent envie de vomir rien que d’y penser.

Des policiers, ainsi qu'un homme, probablement des services de contrôles sanitaires (il ne s'est pas présenté), qui ont franchement l'air de bien s'amuser.  Faut bien vous reconnaître le droit à la détente, pauvres policiers de mon pays, toujours armés mais victimes ! M'enfin là vous êtes quand même un peu désobligeants,, moqueurs, insultants, blessants et violents !

Des policiers, ainsi qu’un homme, probablement des services de contrôles sanitaires (il ne s’est pas présenté), qui ont franchement l’air de bien s’amuser.
Faut bien vous reconnaître le droit à la détente, pauvres policiers de mon pays, toujours armés mais victimes ! M’enfin là vous êtes quand même un peu désobligeants, moqueurs, insultants, blessants et VIOLENTS (comme toujours) !

C’est vrai qu’avoir une arme à la main c’est marrant.

C’est vrai que l’exil c’est marrant.

C’est vrai que la faim c’est marrant.

Et la promiscuité.

Et la saleté.

Etcetera, tout le monde a compris de quoi on parle.

Mais ce qu’il y a de plus poilant c’est quand même, après tout ça, de réussir encore à leur rendre la vie toujours plus dure, et à les enfoncer plus bas que terre. Ça met clairement du fun dans leur existence autant que dans celle des individus malsains composant notre gouvernement et nos « autorités » (autorité qu’ils ont d’ailleurs perdue depuis bien longtemps, bien qu’ils essayent de nous faire croire le contraire en employant systématiquement la violence, quelle que soit sa forme).

La violence à l'état pur : quand on vient d'Afghanistan, du Soudan, d'Erythrée, d'Ethiopie, de Syrie ou du Pakistan, déjà traumatisé par les morts, les combats, les traversées maritimes et les frontières, avec des forces de sécurité très accueillantes dans les Etats traversés, ça doit rappeler des bons souvenirs une intrusion quasi militaire à sa porte !

La violence à l’état pur : quand on vient d’Afghanistan, du Soudan, d’Erythrée, d’Ethiopie, de Syrie ou du Pakistan, déjà traumatisé par les morts, les combats, les traversées maritimes et les frontières, avec des forces de sécurité très accueillantes dans les Etats traversés, ça doit rappeler des bons souvenirs une intrusion quasi militaire à sa porte (et pour fermer des restaurants, attention c’était nécessaire) ! Ils sont vraiment méchants ces migrants, là, les bras croisés, ils font si peur qu’on leur braque dessus une arme qui n’est pas si agréable que ça, et encore moins à bout portant. Mais bon, pour beaucoup ils connaissent déjà ce que ça fait, alors si c’est banal pour eux, c’est pas grave. Et tant mieux, pas de surprise…

Donc, si vous n’êtes pas perdus après cette bonne tranche de rigolade, on ferme la parenthèse.

Depuis deux semaines, la préfecture envoie ses troupes visiter les shops et restaurants du camp. Au programme, au choix ou tout à la fois, on trouve : fermetures, arrestations (de n’importe qui puisqu’il n’y a ni propriétaire, ni responsable, ni vendeur à l’arrivée du contingent armé), vols et/ou destructions de biens (y compris de ce qui n’a aucun rapport avec l’activité de commerce « illégale », comme la destruction de toutes les ampoules visibles), saisies, convocations et autres cadeaux en tous genres.

Ils sont là, les CRS pleins de professionnalime qui représentent si bien notre gouvernement ! Mission accomplie parfaitement ! Le téléphone personnel pour prendre des photos, ça leur est pas aussi interdit par la loi ? Si, mais eux ils sont au dessus des lois. Et les migrants en dessous. Invisibles. Beau pays, belle mentalité.

Ils sont là, les CRS pleins de professionnalime qui représentent si bien notre gouvernement ! Mission accomplie parfaitement ! Le téléphone personnel pour prendre des photos, ça ne leur est pas interdit par la loi ? Si, mais eux ils sont au dessus des lois. Et les migrants en dessous. Invisibles. Beau pays, belle mentalité. En tout cas faut pas s’étonner qu’ils s’investissent en tant que casseurs à leur tour, pas en manif, certes, dans les restaurants des étrangers. C’est mieux et plus acceptable…

Les raisons, puisqu’il fallait qu’ils en trouvent, sont la concurrence déloyale aux commerces calaisiens, l’insécurité sanitaire des aliments servis et l’illégalité fiscale de ces lieux.

D’accord, on n’a rien à redire. Ah, si !

Une voix me dit que, en fait : d’abord, le Lidl et d’autres commerces du coin (légaux, ceux-là) doivent se frotter les mains depuis la création et l’augmentation de la population du camp, puisque beaucoup d’habitants de la Jungle ainsi que de commerces s’y approvisionnent. Et si les commerçants de Calais acceptaient les ennemis publics que sont les exilés, la question se poserait aussi moins. Du coup on aimerait savoir à qui ils font de la concurrence.

Ensuite, une interrogation se pose : est-ce que tous les Quick de France – ainsi que les autres « restaurants » aux conditions d’hygiène et de production horriblement similaires – ont été fermés après qu’un enfant y ayant mangé ait de ce fait et malheureusement trouvé la mort ? Vous connaissez la réponse. Ici ils évoquent des hospitalisations, dont personne n’a d’ailleurs jamais entendu parlé, pour pouvoir utiliser la santé des migrants et des bénévoles comme raison sanitaire à tout cela. Bon, on ne va pas se mentir, c’est bien la première fois qu’ils se soucient de la santé des migrants ! S’agissant d’un accident vasculaire cérébral, le médecin hospitalier répondra que sans demande d’asile en France il ne peut rien faire à part donner de l’aspirine, pour la pire de toutes les histoires de ce type. Bref, tout le monde ici vous le dira, on a vraiment peur des rats et des toilettes, dont le nombre diminue alors que la population augmente (logique gouvernementale), dont le nettoyage se fait rarissime et qui sont, à l’heure où ces lignes sont écrites, toutes affreusement sales et débordantes (pour rester poli). Mais sûrement pas de la cuisine des restaurants ! Leurs cuisines sont pour la plupart plus propres et présentables que celles du dernier Flunch que vous avez visité. D’ailleurs ceux qui ont fait l’expérience d’une hospitalisation en France vous le diront, ils préfèrent qu’on leur propose des plats des restaurants du camp plutôt que de perdre plusieurs kilos en quelques semaines car la nourriture de l’hôpital est immangeable. Et la même chose vous sera dite concernant les plats servis au centre d’accueil Jules Ferry : combien de fois au cours de discussions on a pu entendre que même un chien n’en voudrait pas, et que s’ils n’avaient pas aussi faim ils n’oseraient même pas y toucher… Et si on les laissait s’équiper, il ne fait aucun doute qu’ils feraient de belles cuisines qui brillent pour que les français ne se sentent pas trop dépaysés. Si ce n’est pas blanc et que ça ne brille pas la cuisine d’un resto, c’est que c’est sale ! On apprend ça à l’école de la République, non ?

Quand à l’irrégularité des restaurants, voilà un argument infaillible de la préfecture ! Des commerces illégaux avec des usagers indésirables dans un endroit qui n’a rien de légal du point de vue de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, de la loi française et européenne, des accords, conventions et traités internationaux. Ça fait sens ! Il faudrait que des personnes jugées indésirables et qu’ils veulent illégales, qu’ils essayent par tous les moyens possibles de dissuader de rester en France en leur faisant subir toute la violence républicaine, physique et psychologique, fassent les démarches administratives pour pouvoir ouvrir un commerce qui servirait à d’autres indésirables. Cherchez bien, là encore il doit y avoir une logique. Si nos élus pouvaient nous aider à la trouver, elle doit être cachée en dessous de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme qu’ils n’ont jamais lue !

Quand j’entends leurs arguments de légalité, et fiscale qui plus est, je n’arrive pas à enlever cette petite voix qui finalement crie très très fort dans ma tête : « Les Droits de l’Homme, la Constitution française, la loi française, la loi européenne, la Convention de Genève et le reste, quelqu’un de chez vous s’est préoccupé de l’appliquer ici avant d’essayer d’appliquer le droit fiscal ? ». « Vous » c’est elle, la gauche qui continue à faire perdre tout leur sens aux mots « socialisme », « démocratie » et « liberté ». On n’avait vraiment pas besoin de ça.

Depuis quand les droits à appliquer sont ils sélectifs ? Depuis quand peut-on imposer des devoirs à ceux à qui on ne donne aucun droit ? Des droits et des devoirs, elle est là la plus grande blague qu’on nous enseigne depuis la maternelle.

Les Etats, la France et l’Angleterre, par leurs erreurs volontaires sont les premiers responsables de la création de ce lieu. L’arrivée de commerces était inéluctable et ils sont nécessaires à la survie des quelques 7000 (8000, 9000 aujourd’hui ? Qui sait le chiffre que nous donnera le prochain recensement…) personnes qui (sur)vivent ici. Les distributions alimentaires et de repas ne suffisent plus depuis longtemps au ridicule chiffre d’un repas par jour par personne. Les portions sont diminuées semaine après semaine, y compris pour les familles et donc pour les enfants (dont le plus jeune a, aux dernières nouvelles, 4 mois).

Les restaurants et magasins, en plus de combler ce manque alimentaire, permettent de charger les téléphones et donc aux habitants de communiquer avec leurs familles, de prendre des nouvelles régulièrement dans les zones de conflits ou après des événements particuliers (si, si, à Kaboul aussi il y a des attentats).

Et puis, dans la survie, ils apportent aussi un peu de vie. De l’humain, du social, du lien et de la mixité entre communautés. Ça change des « lines » de distribution qui ne sont sources que de tensions. Bien des valeurs que nos gouvernements ont passées aux oubliettes depuis bien longtemps. C’est la même chose que pour la liberté de circulation des personnes ou le droit d’asile, on ne veut plus en connaître la définition, c’est bien trop contraignant ! Alors que ça règlerait les problèmes de tout le monde, du gouvernement qui les crée jusqu’à nos amis qui en subissent les dramatiques conséquences, physiquement et psychologiquement violentes et traumatisantes.

La réponse du juge des référés du tribunal administratif de Lille à propos du référé de l’Etat français pour la destruction des commerces (et donc de la vie) du camp sera connue mercredi.

La vérité c’est qu’ils essayent de tuer le peu de vitalité qu’il reste dans les yeux de ceux qui ne cherchent que protection, mais qu’ils n’y arrivent pas. Ils ne savent plus rien faire d’autre que détruire, enfermer et déporter. Et pourtant tout le monde ici continue de sourire parfois, quand il ne pense pas aux morts, aux tortures et aux violences qu’ils continuent de subir ici.

Des vraies solutions, qui demanderaient certes une réflexion positive plutôt que sécuritaire et répressive, existent pourtant : l’hébergement inconditionnel et l’ouverture des frontières pour les personnes.

Mais leur liberté est vendue des millions à l’Angleterre, les rendant esclaves d’une Europe moderne en perdition.

Mais la liberté est en voix d’extinction, dans un pays qui l’avait pourtant choisie comme première valeur il y a plus de 225 ans. Vivement la piqûre de rappel… Horria !

ENGLISH
Until when they will try to kill life.
Calais. The jungle. Sunday, 7th August 2016.

We could make an encyclopedia out of our goverment’s ideas to wipe out all forms of social life in this part of France. To believe that after crossing land and sea, and already losing much of their lives running away from what we all would flee from, we would still be doomed to drown, die, suffer, because Europe (and France in our case) has decided so. So far nothing new.

Their latest brilliant idea- It seems to me I have already heard and heard it said a thousand times – is the police harassment of the camp’s shops and restaurants. They are there almost every day. They make their short patrol, weapons in their hands, just one or two metres from those who live there, who look at them lost for words.

Two men quietly bask in the sun holding their tear gas grenade launcher, as if it was normal. It looks cool, doesn’t it? And now we go for a bar crawl! Ah, no, restaurants, sorry…

A CRS, or maybe a cowboy (kind of reminds us of Lucky Luke), feels put in danger by the photographer. It is true that there we feel safe. And customers of the restaurants of the camp just on the other side of the road must feel super good too!

They smile. They talk and laugh loudly, not giving a shit about those who live here, so far removed from their lives and their priorities as good obedient CRS or policeman that just thinking about them makes me want to vomit.

Police officers and a man, probably from health checks services (he didn’t say where), who frankly seems to be having fun.

You must recognize the right to relax, poor police of my country, always the armed victims! but finally you are still a bit derogatory, mocking, insulting, hurtful and VIOLENT (as always)!

It’s true that having a gun in his hand is funny.

It’s true that being in exile is fun.

It is true that hunger is funny.

And promiscuity.

And the dirt.

Etc, everyone understands what we are talking about.

But what winds you up even more, is even after all that, they still manage to make their lives harder, and to push them lower than dirt. It clearly puts fun in their lives as much as the unhealthy individuals that compose our government and “authorities” (authority that they lost long ago, although they try to make us believe otherwise using systematic violence, whatever its form).

Violence: when it comes to Afghanistan, Sudan, Eritrea, Ethiopia, Syria or Pakistan, already traumatized by the deaths, fights, sea crossings and borders, with very welcoming security forces in the states crossed, the almost military intrusion must recall good memories (and closing the restaurants, that was really needed!). They are really nasty these migrants with arms crossed, they create such fear that training a weapon on them, a weapon that is not as pleasant as that, let alone at close range. Still, for many they already know how it feels, It so commonplace for them, it’s okay. And better than that, it is no surprise…

So if you are not out of your mind after this good slice of fun we’ll move on to the next thing.

For two weeks, the prefecture has sent his troops to visit the shops and restaurants of the camp. Their agenda: closures, arrests (this could be anyone since there it is not obvious who is the owner nor who is responsible nor who is the seller when the Police arrive), and/or destruction of property (including that which has no connection with the “illegal” trade activity such as the destruction of light bulbs and TVs), seizures, court summonses and other gifts of all kinds.

They are there, the riot police, full of professionalism, representing or government so well! Mission accomplished perfectly! Using a smart phone to take pictures, it is not to them prohibited by law? Yes, but they are above the law. And migrants below. Invisible. Beautiful country, beautiful mentality.

Anyway is is not surprising that they behave like thugs, never towards their own people in protests, of course, but towards foreigners restaurants. It’s better and more acceptable …

The reasons, as it was necessary that they found some, are unfair competition to businesses of Calais, poor hygiene of food served and tax illegality of these places.

Okay, we have nothing to complain about. Oh yes !

Someone told me that in fact: first, Lidl and other shops in the area (legal, these ones) have seen their profits soar since the inception and increase in population of the camp, since many inhabitants of the Jungle and the shops buy their stock from them. And if Calais shops end the colour bar and start allowing in the public enemies that are the refugees, the question would be posed even less. So we would like to know who is losing out.

Then another question arises: were any fast foot restaurants in France – as well as other “restaurants” with similar conditions of hygiene and horribly similar production – closed after a child who ate there unfortunately died as a consquence? you know the answer.
Here they talk of hospitalizations, which nobody else has ever heard of, to use concern about migrant health as a reason for all this. Well, this is the first time that they have cared about the health of immigrants! In the case of a stroke, the hospital doctor will answer that without asylum in France he can not do nothing except give aspirin to the worst diseases. In short, what everyone here will tell you is that what they are really afraid of are rats and the toilets, of which the number decreases as the population increases (government logic), cleaning is extremely rare and are, at the time we are writing these lines, dirty and overflowing (to be polite). But surely no it is the restaurant kitchens! Their kitchens are mostly more cleaner than the last Flunch you’ve been in. Those who have experienced a hospitalization in France will tell you, they prefer the food they find in camp’s restaurants rather than lose several kilos in a few weeks because of the inedible hospital food. And the same will be told to you about the dishes served at the Jules Ferry Center: how often we hear that not even a dog would want it, and if they were not starving they wouldn’t touch it… And if we just let them equip themselves, there is no doubt they would have nice kitchens that will shine so the French won’t feel too disoriented. If the kitchen of a restaurant it is not white and it is not shining it means that it’s dirty! We learn this at school of the Republic, right?

Then, the informality of restaurants, this is a foolproof issue of the prefecture! Illegal businesses on with unwanted customers in a place which is squatted and not legal according to the Universal Declaration of Human Rights, the French and European law, agreements, conventions and treaties. That makes sense! Those undesirable persons -who government try by all means to dissuade to stay in France by subjecting them to any possible violence, physical and psychological- should do the paperwork to open a legally owned business that would serve other undesired people. Look around, again there must a logic. If our elected officials could please help us find it, because it must be hidden under the Universal Declaration of Human Rights that they have never read!

When I hear the reasoning of legality, which is more about taxes, I can not remove that little voice that screams loudly in my head: “The Rights of Man, the French Constitution, the French law , the European law, the Geneva Convention and the rest, has anyone been concerned to apply them here before trying to apply the tax law? “. “Anyone”, is it the Left that continues to spout out , devoid of all meaning the words “socialism,” “democracy” and “freedom.” We really don’t need that.

Since when were rights to be applied selectively? Since when can we impose duties on those who have no rights? Rights and duties, it’s the biggest joke we are taught since nursery.

Nations, France and England, through their voluntary errors hold the main responsibility for the creation of this place. The arrival of shops was inevitable and they are necessary for the survival of 7000 (8000, 9000 today? Who knows the number that the next census will state…) people living (surviving) here. Food distributions are not enough since a lot of time for it is only one meal per day per person. The portions are reduced week by week, including those for families and therefore children (the youngest of whom was, at last count, 4 months, but since then another girl has been born).

Restaurants and shops, in addition to filling this food shortage, allow migrants to charge phones and thus people to communicate with their families, having regular news from areas of conflict or after particular events (yes, also in Kabul there are terrorists attacks).

And in the struggle to survive they also bring a bit of life. They are a place for human, social relationships and are a melting pot between communities. It is a change from endless waiting in distribution lines that are the cause of so much tension. Although they are values ​​that our governments forgot long ago. This is the same as for the freedom of movement or the right to asylum, you don’t want to know the definition, is too restrictive! While it would solve the problems of everyone, from the government that created the situation up to our friends who are suffering its dramatic consequences, physical and psychological violence and trauma.

We will know on Wednesday the decision of the judge of the Administrative Court of Lille about the interim of the French State for the destruction of shops (and therefore life) of the camp.

The truth is that they are trying to kill the little vitality that remains in the eyes of those who seek only protection, but they don’t find it. They know nothing else to do than destroy, lock up and deport. Yet the people here still smile sometimes when they are not thinking about deaths, torture and violence that still exists here.

True solutions, which certainly would require a positive reflection rather than protecting safety and repression, already exist: the unconditional accommodation and the opening of borders for people.

But their freedom is sold by millions in England, making them slaves of a sinking modern Europe.

But freedom is on its way to extinction, in a country that had chosen it as the first value more than 225 years ago. A deeply felt wakeup call… Huriyeh!

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Pegida and Police fight in Calais!

01Well, maybe fight is too strong a word, but for the first time today French patriots will be happy to know that valuable French policing resources, including CS gas, have not been all used up on migrants! It was also refreshing, although a little odd, to watch the French police throw to the ground and arrest someone in a black hoodie without any CMS folks feeling the need to panic.

At around 1pm yesterday about 150 Pegida gathered at Calais Ville train station to deliver their hatemongering message, and were disappointed to find that, (though the prefecture had already told them the demonstration would not go ahead) the demonstration was not going ahead! Before the demo Pegida claimed that they were expecting 800 to 1,000 numpties to make it to Calais, so with these low numbers and a lack of visible local support the day seems to have been a bit of a wash out.03

As well as French flags there were masked men sporting the iron cross, showing that Pegida cannot deny their association with neo-nazis. Among the 20 reported arrests are Pegida leader Loïc Perdriel and figurehead General Piquemal – so Pegida will be unable to blame conflict with police on rogue members.

Despite the heavy policing of the Fascists, showing that the police are not their allies as they may have hoped, the ban on this demonstration seemed largely to focus on the percieved ‘threat to public order’ posed by a counter demo. Opposition to Pegida from locals, migrants, associations and humanitarian volunteers was intimidated both by the threat of attacks from fascists and the threat of heavy policing. Associations in the jungle warned volunteers to stay out of town ahead of the demo, hindering the possibility of a visible pro-migrant presence on the streets.

On this occasion police partially contained a dangerous fascist presence, and the rare sight of our enemies fighting each other warmed our hearts. However, this is limited cause for celebration when we know the new state of emergency ban on demonstrations will also be used against migrant and pro-migrant demonstrations, probably with more heavy handed tactics. Further, the police continue to do nothing about the continued attacks on migrants in Calais and there are concerning speculations that an attack by an ‘armed militia’ last Thursday may be associated with off-duty police.

 

 

 

 

 

Police brutality: daily life in Calais Jungle

Monday 31 August

Police brutalitysprayed man down

Late this evening over two hundred people ran out onto the motorway to create a blockade. Once traffic had been stopped, eight nearby police officers came onto the scene tear gassing people. As more people began to run in to block the motorway the police began to use their chemical spray more heavily. This created chaos, a dangerous situation as  the motorway is situated at the top of a steep slope. A police officer in confrontation with one man, made direct eye contact and sprayed him in the eyes from a distance of less than 50cm away. He fell to the ground instantly. People demanded an ambulance be called, but police refused to do anything. Bystanders helped the fallen man recover by blowing smoke into his eyes to allieviate the chemical sting. The police demanded no pictures be taken of the situation and threatened to use their pepper spray. The presence of white activists caused an obvious reduction in the physical aggression of the police. After 50 minutes, the fallen man began to regain consciousness and blink his eyes. The police tried to push people back at this stage, using pepper spray. This was extremely dangerous as the location on the cliff, with a 3m drop below. The spray forced the crowd down, but put everyone at risk of being trampled. A young boy of 12 nearly fell during the rush from this top. This recurring scene occured just a few hours after French prime minister Manuel Valls’ highly politicised visit to the Calais Jungle.

French PM to visit Calais Jungle

Tomorrow Manuel Valls will visit the day centre Jules Ferry, arriving at 10 AM.

http://www.gouvernement.fr/partage/5029-deplacement-a-calais

We invite the citizens and the whole of the press to a public reading of “authentic speech by Manuel Valls, the one we want to hear” and a festive time from 12:30 Place Foch, before the Richelieu Park. https://goo.gl/maps/n8S0b

https://passeursdhospitalites.wordpress.com/2015/08/30/31-aout-valls-a-calais/

VIDEO Violences policiere juste apres la visite de M. Cazeneuve a Calais (4 mai 2015)

Ces images ont été capturées le 5 mai 2015, dès 8h du matin et tout au long de la journée, sur la branche d’autoroute menant au port ferry de Calais (A216). Ce sont juste quelques exemples du quotidien : l’ordinaire de la brutalité policière à l’encontre des candidats au passage entre Calais et l’Angleterre, qui tentent de se dissimuler dans les camions. Calais Migrants Solidarity entend aussi rappeler les conditions difficiles dans lesquelles ce travail peut être réalisé.

1- à 0’12, Trois membres des Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) forcent une personne qui s’était cachée dans un camion à repasser de l’autre côté de la barrière. L’un d’entre eux pousse violemment une personne et la projete ainsi vers le bas-côté. A la fin de la séquence (0’22”) un second policier décharge une salve de gaz lacrymogène à l’aide d’un spray alors que les deux exilés étaient déjà en train de fuir.

2 – à 0’28”, Un CRS évacue une personne qui s’était cachée dans un camion, et le projette violemment de l’autre côté de la glissière de sécurité.

3 – A 00’42”, Sur la bretelle d’autoroute A16, en direction de l’Eurotunnel. Une voiture de police ralentit et décharge une salve de gaz lacrymogène en passant à proximité d’un groupe de migrants se trouvant de l’autre côté de la barrière, comme pour les dissuader d’essayer de la franchir.

4 – à 00’51”, Une personne est violemment projetée à terre, hors du camion. Un membre des CRS la poursuit, lui assène plusieurs coups de pieds au sol. L’homme parvient à se relever et tente de s’enfuir, mais reçoit alors de nouveau coups de pieds et coups de poing. à 1’09, nouvelle salve de gaz lacrymogène par son collègue, à gauche sur l’image.

5 – à 1’15”, Un CRS évacue une personne qui s’était cachée dans un camion, et le projette violemment de l’autre côté de la glissière de sécurité.

6 – à 1’24”, Un CRS menace de sa matraque et court en criant afin de faire fuir un groupe de migrants, comme par jeu.

7 – 1’40” : Scène filmée le 22 avril 2015 à proximité de la bretelle de l’A16 et de l’Eurotunnel. Un des cameramen du groupe filmant les violences policières est poursuivi par la police, immobilisé et encadré par plusieurs policiers, il est jeté à terre, un genou sur sa tête.

8 – 1’55” : Un CRS frappe la glissière de sécurité avec sa matraque, menaçant un groupe de migrants.

Rappelons qu’en janvier dernier, l’ONG Human Rights Watch avait publié un rapport dénonçant les violences policières, entraînant une réaction condescendante, dénégatrice du ministère de l’Intérieur (“le Gouvernement déploie des réponses globales et adaptées.”).

http://www.hrw.org/fr/news/2015/01/20/france-les-migrants-et-les-demandeurs-dasile-victimes-de-violence-et-demunis

http://www.interieur.gouv.fr/Actualites/Communiques/Accusations-publiques-contre-les-forces-de-l-ordre-formulees-par-l-association-Human-Rights-Watch

Plus d’information :

(EN/FR) https://calaismigrantsolidarity.wordpress.com/

(FR) https://passeursdhospitalites.wordpress.com/

 

VIDEO of police violence in Calais just after Interior Minister Cazeneuve visit (4th May 2015)

These images were captured on the 5th of May 2015, beginning at 8 am and continuing throughout the day on the motorway branch leading to the ferry port of Calais (A216). These are just some examples of the everyday police brutality against people who attempt to cross the channel from Calais to the UK by hiding inside trucks. Calais Migrant Solidarity also intends to recall the difficult conditions faced when documenting police violence.

1 – at 0’12, Three members of the French riot police (CRS) force a person who was hidden in a truck to the other side of the motorway guardrail. At the end of the sequence (0’22) a second police officer discharges a burst of tear gas while the two persons were fleeing.

2 – at 0’28 “,A CRS officer removes a person from a truck and pushes him violently over the guardrail.

3 – at 0’42 “On the motorway junction A16) towards the Eurotunnel the police spray pepperspray from a van against a group of migrants. (a policecar slows down and discharges a burst of tear gas passing near agroup of migrants on the the other side of the guardrail to deter them from trying to cross.)

4 – at 0’51 “, One person is violently thrown over the guardrail by the police. After that a CRS officer assaults another person, kicking him to the ground. The person assaulted gets up and tries to run away but then receives kicks and punches and is pushed violently over the guardrail. At 1’09 (left of the image) a CRS officer uses pepper spray against people who are walking away.

5 – at 1’15 “, A CRS officer removes a person from a truck and violently pushes him over the guardrail.

6 -at 1’24 “, A CRS officer threatens a group of people by running towards them with a baton screaming, as it if he was playing with them.

7 – at 1’40 “A scene shot 22th of April 2015 near the junction of the A16 and Eurotunnel where police chase a member of a group who were documenting

police violence, they stop him, floor him and push his head into the ground with a knee.

8 – at 1’55 “: A CRS officer hits the guardrail with his baton, threatening a group of people.

Recall that in January the NGO Human Rights Watch published a report denouncing police violence, resulting in a condescending reaction dénégatrice the Ministry of the Interior (“the Government deployscomprehensive and appropriate responses.”).

http://www.hrw.org/fr/news/2015/01/20/france-les-migrants-et-les-demandeurs-dasile-victimes-de-violence-et-demunis

http://www.interieur.gouv.fr/Actualites/Communiques/Accusations-publiques-contre-les-forces-de-l-ordre-formulees-par-l-association-Human-Rights-Watch

More info:

(EN/FR) https://calaismigrantsolidarity.wordpress.com/

(FR) https://passeursdhospitalites.wordpress.com/

#2B Black Is Not A Crime

Neighbours on the east side of the new migrant jungle located near the Jules Ferry Day Centre have paid a contracter to dump large amounts of earth along the encampment. The intention of the erected embankment seems to be to block the view of the jungle from the neighbours large county farmhouse and to stop black people walking near their house.

People living in the jungle came out to protest, sitting on the dirt as construction trucks dumped earth dangerously close to spectators. The police stood by to enforce this construction. Since when is it an issue for the police to enforce construction? Not even on the neighbours land ? Or with a building permit ?

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Some people told the police the only reason they are building the embankment is because they are black. That if they were white, it would not happen. Immeadiatly after the trucks and the police left, many people began working together to dig through the wall, to reopen an entrance into the camp.

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