Réunion inter-migrant.e.s samedi 18 mars, paris / « Marche pour la Justice et la Dignité », 19 mars, Paris

Une coordination inter-migrant.e.s ainsi que des collectifs de soutien parisiens organisent une journée de discussion samedi 18 mars à l’E.N.S (Ecole Normale Supérieur, rue d’Ulm, Paris V).

Cette journée à pour but de créer un espace de discussion et de coordination de lutte entre personnes migrant.e.s, réfugié.e.s, en situation régulière ou non sur le territoire français et ce quelque soit leur situation administrative, pour faire face à certaines problématiques que ces personnes rencontre dans leur parcours en (f)Rance.

Les thématiques qui seront abordées seront : la situation des personnes sans papiers officiels, les problèmes de logement ainsi que les problèmes du travail. D’autres groupes de discussion pourront être mis en place en fonction des envies.

Un des objectifs de cette rencontre est aussi de définir un ou plusieurs messages politiques à revendiquer et exprimer le 19 mars, jours de la « Marche pour la Justice et la Dignité », marche qui s’inscrit dans la lutte contre le racisme d’état, les violences policières, la Hogra (humiliations), la traque des migrant.e.s etc…

Un soutien des organisations, collectifs et associations pour faciliter la rencontre du 18 mars est implicitement demandée, bien que celle-ci ait pour objectif de se dérouler en non mixité migrant.e.s, réfugié.e.s, etc.

Ce soutien pourrait être, dans un premier temps, de diffuser cet appel auprès des exilé.e.s (cf INVITATION EnglishINVITATION Persanدعوة لحضور الاجتماعINVITATION Francais), et ensuite de coorganiser des convoyages pour que les personnes en situations irrégulières puissent s’y rendre et revenir sans craintes des contrôles et arrestations dans les gares, mais aussi de trouver des espaces de couchages à paris et alentours pour celleux qui souhaiteraient s’y rendre pour les deux journées…

 

La volonté de distanciation dans les processus de revendication et d’organisation entre « personnes concernées » et « soutiens », émane directement des différentes organisateurices de ces deux journées qui sont pourtant deux entités différentes .

Pour elleux, et pour une partie du champ politique dit « soutien », il est extrêmement important, dans le contexte actuel, de soutenir les processus de lutte auto-deterministe des personnes qui font face au racisme d’état ou racisme institutionnel, et ce pour en finir avec les dynamiques patriarcales et racistes de certaines organisations politiques et humanitaires (ou au moins les combattre…).

Depuis trop longtemps en effet, nombres d’entre elles se positionnent en interlocutrices et actrices exclusives vis à vis des pouvoir politiques (par exemple en assistant/soutenant directement l’état dans la mise en place de ses dispositifs) et maintiennent les premières concernées dans une positions de subalterne.

Ces processus minimisent les revendications politiques des personnes ciblées, facilitent la mise en place de politiques gestionnaires de la soit disant « crise migratoire » ou « crise humanitaire », et éloignent du débat l’idée d’une « crise politique ».

(page de la marche du 19 mars) https://www.facebook.com/events/229799817462539

 

affiche19m

 

 

Mardi 14 mars : squat du “moulin blanc”, procès en appel à Douai ! // Squat of “Moulin Blanc,” appeal trial in Douai!

Tardivement mais pas trop tard pour autant, organisons-nous pour le procès en appel à Douai, mardi 14 mars à 9h, des 8 personnes qui avaient été relaxées à Boulogne le 1er avril 2016, après avoir été arrêtées au squat du “moulin blanc”.

Cet ancien accueille de jour, abandonné depuis des années, avait été ouverte un peu plus tôt puis occupée par des personnes du collectif « Salut ô toit » et avait pour but d’accueillir les personnes à la rue à calais (dans le contexte de l’évacuation de la zone sud du bidonville).

Une forte mobilisation et de nombreux soutien s’étaient manifestés à l’occasion du procès en première instance à Boulogne.

Il serait bienvenu que celle-ci soit suivie pour ce procès en appel, compte tenu de la sévérité légendaire de la cour d’appel de Douai et du contexte dans lequel ce procès va se dérouler :
traque des personnes exilées jusque dans leurs lieux de vie et les espaces de solidarité (notamment aux douches du secours catholique), destructions systématiques des micro-campements qui se réorganisent aux périphéries de la ville, brigade anti-squat de la gendarmerie qui circule jours et nuits, calaisiens en colère à l’appui…

Le résultat de ce procès – si les accusées étaient reconnues coupables serait un nouveau signe de la volonté de criminaliser certaines formes de soutien aux personnes exilées et une volonté affichée de maintenir le combat contre l’apparition de nouveaux lieux de vie et de solidarité dans le calaisis.

Soyons nombreuses à réclamer une nouvelle relaxe, mais aussi des espaces ouverts pour toutes les personnes quel que soit leur statut, à soutenir toutes les ouvertures, à faire face à la ségrégation spatiale et raciale à calais et ses alentours, à ses conséquences sur les exilé-es et dans une certaine
mesure sur celleux qui les soutiennent.

Pour en savoir plus sur l’ajournement du procès d’appel, sur le procès en première instance (et ici), sur l’information et sur un communiqué sur l’ouverture du squat (ici aussi).

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<EN>

Late notice, but not too late, let’s organize ourselves for the appeal trial in Douai, Tuesday, March 14th at 9 o’clock. The eight people who were freed at the initial trial in Boulogne-sur-Mer in April 2016, after being arrested in the squat of “Moulin Blanc.”

This former housing shelter, abandoned for years, was opened a little earlier, then occupied by people from the collective «Salut ô toit» and was intended to welcome people from the streets of Calais (in the context of the eviction of the southern half of the “jungle”).

A strong mobilization gathered and numerous support was expressed at the time of the trial last April.

It would be welcomed that the same would happen for the appeal trial, considering the well-known severity of the Court of Appeals of Douai, and the context in which the trial will take place: the hunting down of migrants in their living spaces and spaces of solidarity (notably the showers of Secours Catholique), systematic destruction of micro-camps on the outskirts of the city, anti-squat brigade of the gendarmes which circles the city all day long, and Calasiens en Colere in their support…

The results of the trial – if the accused were to be found guilty – will be another sign of the will to criminalize certain forms of support for migrants and of a demonstrated will to keep up the fight against the emergence of new living spaces and spaces of solidarity in the Calais region.

Let’s be many in demanding a new dismissal of the charges, but let’s also demand open spaces to all people regardless of their status, support all openings of spaces, and confront the segregation of spaces and racial segregation in Calais and surround areas, and it’s consequences on migrants and to a certain extent on those who support them.

Read more information about the postponement of the appeal trial, of the initial trial (and here), and information and a communique about the opening of the squat (also here).

Another deportation to Sudan // Encore une déportation vers le Soudan

Malheureusement, la personne érythréenne pour laquelle nous vous alertions la semaine dernière a été déportée vers le Soudan mardi soir. Alors que les représentants du consulat qui l’ont reconnu comme soudanais avaient menti en se présentant comme une “ONG américaine” et ce avant le délai de 48h, aucun tribunal français n’a invalidé cette décision.

Quand la justice aide l’État à bafouer ses propres lois, ce n’est plus seulement leurs prisons pour étrangers qu’il faut brûler mais les tribunaux avec.

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Unfortunately, the eritrean person we already warned you for last week, got deported to Sudan tuesday night. Even if the ambassy representatives who identified him as sudanese lied by presenting themselves as a “american NGO” and this has happened before the statutory time limit, no french court invalidated this decision.

When the justice help the State to flout its own laws, it is not only their prisons for foreigners that we should burn, but all the courts with them.

 

URGENT!! Un homme érythréen risque une expulsion au Soudan // URGENT!! ERITREAN MAN RISKS EXPULSION TO SUDAN!

La personne en question a été arrêtée à Calais et, dans un contexte légalement très douteux, a été présentée au consulat soudanais qui a choisi de l’identifier comme soudanais bien qu’il soit erythréen. L’ayant “reconnu” comme soudanais, l’ambassade du Soudan a publié un laisser-passer vers le Soudan. Il a été ensuite transféré au CRA de Oissel, près de Rouen.

Du fait de ce laisser-passer, l’appel de la décision de déportation a été rejeté autant par le tribunal administratif que la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Aujourd’hui, les autorités françaises, par l’OFPRA, ont rejeté sa demande d’asile. Les chances d’obtenir l’asile en centre de rétention sont bien plus petites qu’à l’extérieur (indépendemment des histoires personnelles et des circonstances qui montrent le danger qu’ils courrent dans leur pays).

Alors que sa demande d’asile en suspens suspendait la décision de déportation, cet homme est désormais en danger. Il aura une audience devant le Juge des Libertés et de la Détention demain, mercredi mais à moins qu’il soit libéré, elle ne suspend pas la décision de déportation.

Vous trouverez ici plus d’informations sur son arrestation et la déportation de l’homme arrêté avec lui.

RESTEZ VIGILANTS ! En attendant plus de nouvelles, nous pouvons déjà saturer les lignes téléphoniques et les boîtes mail des autorités impliquées dans cette tentative de déportation et exiger la libération et la régularisation de Mr H.

Le ministre de l’intérieur, responsable de la decision : écrire à sec.immigration@interieur.gouv.fr
Le gouvernement et ceux en charge des bureaux ministériels: Jean-pierre.jouyet@elysee.fr, sylvie.hubac@elysee.fr, premier-ministre@pm.gouv.fr, bernard.cazeneuve@pm.gouv.fr, bruno.leroux@interieur.gouv.fr, thierry.Lataste@interieur.gouv.fr, eric.morvan@interieur.gouv.fr, pierre-antoine.molina@interieur.gouv.fr, gabriel.kunde@interieur.gouv.fr, sec.chefcab@interieur.gouv.fr, Raphael.sodini@interieur.gouv.fr, muriel.nguyen@interieur.gouv.fr, luc.derepas@interieur.gouv.fr
Le préfet du Pas-de-Calais, auteur de la décision et qui a le pouvoir de l’annuler : par téléphone: 03.21.21.20.00, par fax: 03.21.55.30.30, sur le formulaire de contact de la préfecture.

non-expulsions

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The man in question was arrested in Calais and under very legally suspicious circumstances presented to representatives of the Sudanese government. Despite him being Eritrean, the Sudanese representatives chose to identify him as Sudanese. Having “recognized” him, the Sudanese embassy issued a “laisser-passer” or the authorization for someone to be admitted to Sudan. He was then transferred to the CRA of Oissel(near Rouen).

Due to this “laisser-passer,” the legal appeal to the deportation has been denied in the first instance, and the case was not even accepted for review by the European Court of Human Rights (ECHR). Now, the French government, vis a vis OFPRA has denied the man’s request for asylum. The chances for asylum cases submitted by people in detention are much lower than those out of detention (regardless whether people’s personal stories and circumstances show them to be in danger in their countries).

While a pending request for asylum suspended an attempt of deportation, now, the man is at risk. He will have a hearing tomorrow, Wednesday, with the Judge of Liberty and Detention – but unless his is released after the hearing, it does not suspend the deportation decision.

Look here for more information on his arrest and the deportation of the Sudanese man arrested with him.

STAY VIGILANT! While waiting for further news, we can already contact and saturate the telephone lines and mail boxes of the authorities involved in this deportation attempt and ask them to cancel it and free Mr H.

The Minister of the Interior, responsible for a decision of such severity: write to sec.immigration@interieur.gouv.fr
The government and those in charge of ministerial offices: Jean-pierre.jouyet@elysee.fr, sylvie.hubac@elysee.fr, premier-ministre@pm.gouv.fr, bernard.cazeneuve@pm.gouv.fr, bruno.leroux@interieur.gouv.fr, thierry.Lataste@interieur.gouv.fr, eric.morvan@interieur.gouv.fr, pierre-antoine.molina@interieur.gouv.fr, gabriel.kunde@interieur.gouv.fr, sec.chefcab@interieur.gouv.fr, Raphael.sodini@interieur.gouv.fr, muriel.nguyen@interieur.gouv.fr, luc.derepas@interieur.gouv.fr
The prefect of Pas-de-Calais, author of the decision and who can annul it: By phone: 03.21.21.20.00, By fax: 03.21.55.30.30, On the prefecture contact form.

 

Two hours watching police racism at Calais train station

A witness account of a small sample of the ongoing police racism that is playing out all over Calais every day, since the eviction of the ‘Jungle’. Two hours. Seventeen people of colour detained. Nine arrested.
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I haven’t been to Calais since before the brutal state eviction of the ‘Jungle’ in 2016, but in 24 hours here, it became clear that all that had changed was the particular manifestations of police racism. The violent near-daily attacks on the ten thousand strong migrant village allowed most of the repression to be kept out of the public eye, whereas now the violence and harassment has been distributed across the region, along with the thousands of migrants that have been forced to scatter since the eviction.

Where once the presence in an ‘illegal’ camp provided the pretext for police attacks, now skin colour alone is used to single-out, round-up and at times physically brutalise those passing through town. Racism has of course always been the lynchpin of policing in Calais, but the lack of a shared living space as a focus for state violence has forced the police to show their true colours, stripped away of any other pretexts.

When two of us arrived at the main Calais train station at 6:30pm, four Arab teenagers were getting grilled by French police with machine guns at the ready. One was arrested, three were sent off, papers deemed to be insufficiently out of order as to justify their formal arrests.

Moments later, six young Africans were pulled aside, in three groups of two, as they disembarked from a Dunkirk train. My friend took a photo of the police and was told doing so inside the station was against French law.

The six boys were pulled aside, just as the last ones had been, as their papers were checked, stood against a wall in the cold. At the assembly time, we were approached and asked for identification. They took our ID and lined us up against the wall with the six others, telling us we were ‘under police control’ until further notice.

Of the six, four were arrested this time, the other two let go. Shortly after threatening my friend with arrest if she didn’t erase her photos (which she reluctantly did), we were released.

As we continued to hang around, two more trains arrived. On both, as with the previous ones, every white passenger (the vast majority) walked freely out the front doors of the station, while the vast majority, if not all, people of colour were detained.

In two hours of watching cops, we witnessed 17 controlled by the police (not including ourselves), all men and boys of African and Middle Eastern descent, which resulted in nine arrests. And while it would be harder to say with as much certainty, I don’t think a single black or brown man got off a train in that two hours that didn’t face police detention.

The French courts have ruled this practice racially discriminatory and illegal, but it remains the norm according to the migrants, volunteers and activists I have spoken with in the last twenty-four hours. What we saw in two hours one evening is playing out all day, every day in various locations around Calais.

Perhaps this is why the French gendarmerie were so touchy about being filmed? It would be impossible to watch the pattern we watched play out in those two hours, without coming to the conclusion that these arrests were the result of racial profiling and systemic discrimination. The courts know this, but the gap between a judge’s diktat and police implementation is at times an unbridgeable divide. For now, it is up to those of us with relative privilege to continue to stand with those facing – and resisting – the brutality of this racism system, and shine a light on the reality of the police’s post-Jungle policing strategy.
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NOTE: The practice of racial profiling at the train stations and throughout the city of Calais has been happening systematically for many years in the city – and was a strategy employed during the time of the “jungle” as well.
There is also a French-language account of racial profiling at the Calais Ville train station, since the eviction of the large “jungle.”

Against all deportations! // Contre toutes les expulsions!

When there are news about scheduled flights to Sudan or Eritrea, there are calls for mobilizations against these deportations. In the last two months, there have been these threats of  and deportations carried out from France to these countries.

But these are not isolated incidents. Everyday, people are deported from France, from Europe, and from other countries either on the route there or where people seek refuge (e.g. Jordan deporting to Sudan, Sudan deporting to Eritrea). For example, the deportation planes and boats leaving France are filled with people from all former French colonies (Mali, Tunisia, Vietnam, etc.), Albania, Romania, and others- people who are not eligible for asylum, whose countries are considered “safe.”  Many of these people have put their lives at risk to come to Europe – their reasons should not be subject to the divisions of good refugees/bad migrants.

There are people who routinely are deported “legally” under the Dublin agreement to other European countries – from which they are pushed out into further obscurity and danger. There are no humane deportations – deportations go against freedom of movement and settlement.
Where are the public outcries over these daily deportations? Through staying silent, we stay complicit.

Many things can work against the deportee, ranging from the person not receiving necessary information, the inability of overworked or unknowledgeable people from associations in deportation centres, careless translators, or bad timing. However, it is not these things that deport the person – it the governments which issue the orders, the police which carries them out, the system which enforces them.

If the system which creates borders and enforces them through violence — whether controls, arrests, deportations, routine beatings on the streets, wars — continues to be in place, we will always be reacting to individual (or group) deportations. This may at best prevent several individuals from being deported to countries where refoulment has been shown to endanger lives. This does not stop the deportation machine.

We denounce illegal deportations, deportations to countries at war, but not because of these conditions, but because we denounce ALL deportations!

Fight the companies profiting from this violence: airlines, security companies, detention centres, police, states. Fight the borders!
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Here are some groups that are fighting against detention and deportations (certainly there are more):

Detained Voices: https://detainedvoices.com/
Getting the Voice Out: http://www.gettingthevoiceout.org/
Global Detention Project? https://www.globaldetentionproject.org/
Unity Centre: http://unitycentreglasgow.org/

contre-deports-edited

FR:

Lorsqu’il y a des annonces de vols pour le Soudan ou l’Érythrée, il y a des appels à mobilistaions contre ces expulsions. Au cours des deux derniers mois, ont été mises à exécution plusieurs de ces menaces d’expulsions depuis la France vers ces pays.

Mais ce ne sont que des cas particuliers. Chaque jour, des personnes sont expulsées de France, d’Europe, et d’autres pays, que ce soit sur le chemin pour y venir ou là où elles cherchent refuge (par exemple, la Jordanie expulse vers le Soudan et le Soudan expulse vers l’Érythrée). Les avions et les bateaux utilisés pour les expulsions quittent la France pleins de personnes issues d’anciennes colonies françaises (Mali, Tunisie, Vietnam, etc.), et aussi de pays comme l’Albanie et la Roumanie. Ces personnes ne sont pas éligibles au droit d’asile, ces pays étant considérés comme “sûrs”. Beaucoup de ces personnes ont mis leur vie en danger pour venir en Europe. Leurs raisons ne devraient pas être soumises au tri entre bon-nes et mauvais-es migrant-es. Ces personnes sont expulsées quotidiennement et de manière routinière  – “légalement” selon les accords de Dublin, vers d’autres pays européens – d’où elles sont ensuite poussées vers davantage d’invisibilité et de danger.

Il n’y a pas d’expulsions humaines – les expulsions sont en contradiction avec la liberté de mouvement et d’installation. Mais où sont les protestations publiques contre ces expulsions quotidiennes ? En restant silencieux-es, nous restons complices.

Beaucoup de choses peuvent jouer contre les expulsé-es, allant du manque de l’information nécessaire, de l’incapacité des membres d’associations, débordé-es ou insuffisament formées, qui travaillent dans les centre de rétention, en passant par les traductions bâclées ou des délais inadaptés. Cependant, ce ne sont pas ces choses qui expulsent – ce sont le gouvernement qui donne les ordres, la police qui les met en œuvre, et le système qui les justifie et les rend possible.

Si le système qui crée les frontières et les fait respecter par la violence – que ce soient les contrôles, les arrestations, les expulsions, les brutalités quotidiennes dans la rue, les guerres – continue à exister, nous devrons toujours réagir à des expulsions individuelles ou collectives. Nous pourrons au mieux empêcher que quelques individu-es soient expulsé-es dans des pays où il a été montré qu’ils et elles risquaient leurs vies. Mais ça ne stoppera pas la machine à expulser.

Nous dénonçons les expulsions illégales, les expulsions dans les pays en guerre, mais pas parce qu’elles sont illégales ou que les pays sont en guerre, mais parce que nous dénonçons TOUTES les expulsions !

Luttons contre les entreprises qui profitent de cette violence : compagnies d’aviation, entreprises de sécurité, centres de rétention et d’expulsion, police, États. Luttons contre les frontières !


Voici quelques groupes qui luttent contre les centres de rétention et d’expulsion (il y en a davantage bien sûr) :

Detained Voices: https://detainedvoices.com/
Getting the Voice Out: http://www.gettingthevoiceout.org/
Global Detention Project? https://www.globaldetentionproject.org/
Unity Centre: http://unitycentreglasgow.org/

A new year, another death in Calais// Une nouvelle année, un autre mort à Calais

On Saturday, 21 January, shortly after 8 a.m., a 20-year old Ethiopian man was killed on the A16 motorway, struck by lorries.

Although it may be a new year, the border continues to kill in Calais – much as it does at all frontiers.
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FR:

Le samedi 21 janvier, peu après 8 heures du matin, un homme éthiopien âgé de 20 ans a été tué sur l’autoroute A16, écrasé par des camions.

Bien que ce soit une nouvelle année, la frontière continue de tuer à Calais – comme il le fait à toutes les frontières.