Des détenu.e.s en grève de la faim dans de nombreux CRA en France // Detainees in hunger strike in several CRA in France

(english bellow)
De Calais à Paris à Rouen, solidarité avec les prisonniers et prisonnières!! STOP les déportations, les CRA, les prisons, le racisme et les violences!

Pour plus d’infos récentes sur les grèves de la faim en cours,  https://abaslescra.noblogs.org/ ou https://lenvolee.net/ ou bien plein d’autres sites web

Dans les dernières semaines, derniers jours, une centaine de personnes détenu.e.s dans les CRA de Vincennes, Oissel et Mesnil-Amelot ont décidé d’entamer une grève de la faim pour exiger de meilleures conditions de vie, de vrais soins de santé, la dignité humaine, la libération de tou.te.s les prisonnier.ère.s, la fin des CRA, des déportations, des violences policières et du racisme.

Le 3 janvier, dans le bâtiment 2A et 2B du CRA de Vincennes, les prisonniers ont décidé de réagir face à une série de déportations violentes et cachées, face à la violence physique et psychologique quotidienne des policiers. Déjà en mi-décembre, des détenus avaient entamé une grève de la faim, leur communiqué est ici. La grève tient bon malgré la répression, les déportations et les transferts, et un rassemblement de solidarité qui a eu lieu lundi soir le 7 janvier devant le CRA de Vincennes a même amené d’autres détenus à rejoindre la grève!

Ici leur communiqué du 3 janvier et leurs appels à soutien:

Nous sommes des retenus du centre de rétention administrative de Vincennes en banlieue Parisienne.
Nous demandons la libération de tous les prisonniers, l’application de l’égalité entre tous le monde: On est comme tous le monde.

Aujourd’hui 3 janvier 2019, nous, 27 retenus du centre de rétention (du batiment 2A) se sont mis en grève de la faim pour demander la libération tout de suite de tout le monde.
Nous savons que d’autres enfermés dans au moins un autre batiment sont eux aussi en grève de la faim (il parait au moins une quinzaine).

On a tous une histoire différente, qu’on soit travailleur, étudiant depuis peu en france ou vivant ici depuis presque 20 ans.. Et on a tous le droit de vivre ici, où on a nos attaches. Mais nous sommes enfermés dans ce centre de rétention.

Si on s’est mis aujourd’hui en grève de la faim c’est aussi pour dénoncer tout ce qui se passe dans cette prison.
Ces derniers jours il y a eu beaucoup de vols cachés et violents. Des anciens d’ici nous on raconté qu’il y a plusieurs années la police, ici, était déjà violente.
Il y a eu des copains tabassés puis déportés en étant casqué, bailloné et scotché. Il y a eu des copains drogués qui se sont reveillés de retour dans un pays où ils ne connaissaient plus grand monde.
Les policiers ne respectent la loi que quand c’est contre nous, même quand légalement on devrait être libéré souvent le juge n’en a rien a foutre et la police te déporte quand même.

La police comme toujours elle s’en fout, et l’état français aide. Si l’état n’était pas d’accord et si les biznesman faisaient pas d’argent tout ça ne marcherait pas.
Ce centre de rétention, il est sale, les toilettes et les douches elles sont dégueulasse. La bouffe, elle est immonde.

Nous revendiquons:

– La libération de tous les prisonniers
– Etre respecte et traiter dignement, on est pas des chiens.
– La fermeture de ce CRA, qui a des gros problèmes d’hygiènes.
– Le respect de l’égalité entre tous le monde
– La fin des violences policières
– La fin des vols cachés et violents
– De la bonne nourriture
– Un véritable accès au soin

Si on s’est mis en grève de la faim, c’est parce que quand on est allé voir les assos pour se plaindre on nous a dit qu’y avait rien a faire.

Nous allons continuer notre grève demain et les prochains jours nous appelons un maximum de monde a nous soutenir dehors. On en a marre d’être traiter comme des chiens !

Les retenus du batiment 2 A
03/01/2019

Le 8 janvier, presque l’ensemble des détenu.e.s du CRA 2 du Mesnil-Amelot sont mis en grève de la faim à leur tour. Un rassemblement de soutien a eu lieu ce lundi soir. Voici leur communiqué du 8 janvier:

Nous, retenus du centre de rétention administratif n°2 de Mesnil Amelot (près de l’aéroport Charles de Gaulles en ile de france), avons décidé avant le repas du soir du 08 janvier de nous mettre en grève de la faim pour au moins deux jours.

Nous avons appelé le CRA 3 et le bâtiment des femmes à faire pareil dès demain matin.

Ici les conditions d’enfermements sont désastreuses, la nourriture est immonde. Ici pour aller à l’infirmerie il faut faire la queue alors qu’il fait très froid à cause de l’hiver. Ici les infirmiers sont arrogants et généralement ils donnent que du doliprane, même quand t’as quelque chose de cassés ils te font pas de bandage… Ils te donnent juste de la crème.

Ici les policiers font la loi. Si tu te plains tu vas direct à l’isolement. Ici y a plein de gens qui ont subit ce qu’on appelle la double peine: condamnés à  de la prison et à leur sortie directement ramenés en centre de rétention.

En centre de rétention si tu refuses de donner tes empreintes ou d’aller voir le consul tu peux prendre 135 jours de centre presque d’affilés ou faire plusieurs mois de prison entre deux placements en CRA.

Au bâtiment des femmes une prisonnière a été violée par un policier avant les fêtes de fin d’années. Rien n’a été fait pour elle.

A Mesnil-Amelot, il y a souvent des vols cachés, tôt le matin. Il y a l’isolement où tu peux être enfermé avant le vol. Y a tous ces anciens retenus qui ont été renvoyés de forces, casqués et scotchés.

Récemment 4 guinéens ont été ramenés de force par une grosse escorte dans un charter a l’aéroport du Bourget. Ils sont partis cherché 5 autres guinéens à Bordeaux, et les ont déportés tous en Guinée.

On exige la fin des vols cachés, la fin des déportations violentes et l’interdiction d’utiliser des charter pour déporter.

Pendant toute ta durée de rétention on te change pas ta couverture. Même en prison c’est plus propre…c’est dire. Ici on peut pas cantiner ou attendre en espérant avoir une activité: y en a pas.

Ici le droit n’existe pas, encore moins qu’en taule et pourtant on parle bien de la prison.. Avant d’arriver ici tu peux pas savoir ce que c’est.

On en a marre du racisme quotidien de la police. Toutes ces pressions et humiliations sont là pour briser notre moral: celui des retenus.

On appelle les autres retenus de France à lutter avec nous contre l’enfermement pour 3 mois juste parce qu’on est sans papier ! On appelle à de la solidarité à l’extérieur !

Liberté pour tous !

Les retenus du centre de rétention n°2 de Mesnil-Amelot le 08 janvier au soir.

Le 11 janvier, c’est au tour des prisonniers du CRA d’Oissel à se mettre en grève de la faim. Les keufs ont bien compris le danger d’une grève de la faim qui s’étend de CRA en CRA. Aujourd’hui celui qu’ils considéraient être un leader a été plusieurs fois convoqué par le chef du CRA pour lui mettre des coups de pression : interdiction de visites si les gars ne se remettent pas à manger, transfert punitif à Marseille loin de sa famille… Deux autres retenus ont été placés à l’isolement au CRA après avoir refusé le repas. Pour le moment on n’a pas de nouvelles d’eux.

Un des prisonniers de Oissel a aussi raconté une violence qu’on passe souvent sous silence : les agressions sexuelles des policiers. Dans le communiqué de Mesnil aussi, les prisonniers témoignent pour une victime d’un viol policier qui depuis s’est fait déporter.

La parole des copains est écoutable pendant presqu’une heure dans cette émission : http://actualitedesluttes.info/?p=4012

Voici leur communiqué du 11 janvier:

Aujourd’hui 11 janvier, nous rejoignons nous aussi la lutte dans les centres de rétention contre les conditions d’enfermement et les violences policières quotidiennes. Nous sommes déjà presque 40 en grève de la faim.

Sur les conditions d’enfermement ici y a beaucoup à dire. Déjà la bouffe n’est pas bonne, rien n’est propre. Quand on mange, les policiers ils nous regardent et utilisent leurs smartphones. On a l’impression qu’ils nous snap, ce qui est sûr c’est qu’ils se moquent de nous.
Hier à un vieux gars d’ici qui mangeait lentement, les policiers lui ont mis la pression pour qu’il finisse plus vite : «Hé India! Hé India! Dégage! Il te reste plus qu’une minute!»
Ici on nous respecte pas.
Pour boire de l’eau c’est aux toilettes. Si tu tombes malade, c’est qui qui te soigne? Pas la police en tout cas!
On nous traite comme des animaux, et pendant les visites la porte continue d’être ouverte et les policiers continuent de nous écouter. Ils continuent de nous empêcher tout contact avec nos proches, même de faire la bise à ta femme.
Ici il y a eu des histoires de viols pendant la fouille.
On a décidé de pas tout casser. Parce qu’on veut pas se faire accuser «d’ancien taulard vener», pourtant y a de quoi ici. Ici tu peux même pas cantiner et la bouffe est vraiment dégueulasse.
Ici il y a plein de profils différents : travailleurs, ceux avec un titre de séjour d’un autre pays [européen] mais que l’État veut quand même déporter au pays. Puis y a plein de nationalité enfermées!
Chez les femmes aussi, là-bas c’est la galère.
Même quand t’as ton passeport et que tu veux rentrer… Bah il se passe rien et on te laisse a galérer. Nous ici on comprend rien.
Hier on a parlé avec Mesnil Amelot. La bas aussi c’est le système du bon et mauvais flic. Nous aussi on va lutter avec eux!
Ici, a Oissel, on nous a déjà gazé dans le bâtiment. Hier ils ont voulu prendre des contacts dans des smartphones en fouille… pour voir de quel pays on pouvait venir. C’est totalement illégal!
Ici il y a beaucoup de gens, ils se coupent les veines, on doit appeler nous-mêmes l’ambulance. Et quand elle arrive, la police, la seule chose qu’elle veut savoir c’est qui a appelé. Et les flics nous engueulent.
Y a un gars ici, il a des problèmes aux reins et il pisse du sang. Elle a fait quoi la police? Elle lui a donné un doliprane. De toute façon a l’infirmerie c’est soit doliprane soit drogue.
Pour la justice… Même quand y a des vices de procédure on nous libère pas. On nous donne des numéros pour connaître nos droits. Personne n’a jamais répondu.
Après le premier communiqué, on avait vu le chef du centre. On avait décidé d’être gentils mais ça sert à rien.
Ce qu’on vit c’est le néo-colonialisme. La France a colonisé nos pays avant et maintenant ça…
Nous on a toutes nos attaches ici : parents, copines, poto, famille.
On nous dit que si on nous libère on va s’enfuir. Mais on va s’enfuir où? Y en a ici ils sont venus pour demander la protection a l’État français… Et là c’est la protection qui t’enferme!
Y en a marre de tout ça!
Nous les enfermés on voit plus nos proches, les allers retours CRA-Prison-CRA empirent encore tout ça.
On va pas passer notre vie a être enfermés!
On appelle les autres centres de rétention a rentrer en grève de la faim avec nous et ceux de Vincennes et Mesnil en banlieue parisienne!
Les retenus du CRA de Oissel le 11/01/2019

Pour rappel il y a quelques semaines un communiqué était déjà sorti de ce même centre de rétention (disponible ici :http://abaslescra.noblogs.org/post/2018/12/28/communique-des-prisonniers-du-centre-de-oissel/).

Il est aussi important de se rappeler que ce n’est ni la première grève de la faim de détenu.e.s dans des centres de détentions, ni la dernière, mais que chacune d’elle est importante.

Solidarité avec tou.te.s les enfermé.e.s!

——————————————– EN ————————————————————-

From Calais to Paris to Rouen, solidarity with ALL prisonners! STOP all deportations, CRA, prisons, racism and violences!

Communiques of hunger strikers only in french, if you have a translation please contact us and we’ll add it.
For latest news on the hunger strikes, follow https://abaslescra.noblogs.org/ or https://lenvolee.net/ or even many others…

In the last weeks, last days, a hundred people detained in CRA of Vincennes, Oissel and Mesnil-Amelot have decided to start a hunger strike to reclaim better life conditions, real healthcare, dignity, liberation of all prisonners, the end of detention centers, deportations, police violence and racism.

On January 3rd, in the 2A and 2B buildings of Vincennes CRA (detention center), prisonners have decided to react to a serie of violent and hidden deportations, to constant physical and psychological violence from police. Already in mid-december, some detainees had started a hunger strike, their communique is here (in french). The strike continues despite repression, deportations and transfers, and a rally in solidarity that happened monday January 7th in front of the CRA bringed even more detainees to join the strike!

On January 8th, almost all people detained at the CRA 2 of Mesnil-Amelot have joined the hunger strike. A support rally did happen tonight monday 14th.

On January 11th, prisonners of Oissel detention center have joined the hunger strike. Police understood well the danger of a hunger strike that spread all over CRAs in France. Today, someone police considered the leader was mutiple times convoqued by the chief of CRA to put pressure on him: ban on visits if guys don’t start eating again, punitive transfer to Marseille far from this family … Two other detainees were placed in isolation after refusing to eat. For the moment we do not have news from them.

One of the Oissel prisonners also told a violence that is too often passed on silence: sexual assaults from cops. In the communique of Mesnil-Amelot too, prisonners testify of a survivor of police sexual assault that have then been deported.

You can hear their words during almost an hour in that program: http://actualitedesluttes.info/?p=4012

It’s important to remind ourselves, it’s not the first hunger strike detainees in detention centers are doing, nor the last, but that each of them is important.

Solidarity with all detainees!!

Déportations : Soudan, Irak, Afghanistan // Deportation updates : Sudan, Iraq, Afghanistan

La France continue d’expulser !

 

Vers le Soudan

Deux personnes soudanaises ont été déportées vers le Soudan en toute discrétion il y a une dizaine de jours. II semblerait que les autorités françaises de plus en plus déterminées à obtenir les laisser-passer nécessaires à ces expulsions.

 

Vers l’Irak

Le 5 décembre, 6 personnes Irakiennes retenues à Lille ont été conduites jusqu’à l’aéroport de Roissy dans le but de leur faire prendre de force un vol vers Bagdad. La déportation a échoué à la dernière minute faute de laisser passer.

Fin novembre, une délégation du consulat irakien s’est aussi présentée au CRA de Coquelles.

 

Vers l’Afghanistan

Six afghans ont été discrètement déportés de France vers l’Afghanistan cette année.

Les déportations vers l’Afghanistan “par ricochet” sont beaucoup plus régulières. Les personnes ayant leurs empreintes enregistrées dans d’autres pays européens sont expulsé-e-s vers ces pays selon la réglementation Dublin.

Or, de nombreux pays européens expulsent vers l’Afghanistan, à la connaissance de tou-te-s, souvent des dizaines de personnes par vol : Allemagne et Suède en tête, mais aussi Autriche, Finlande, Norvège, etc.

Ainsi, J., enfermé à Coquelles en juin dernier, après avoir resisté à une expulsion a finalement été déporté en Suède. Après 4 mois enfermé dans un centre de rétention, il a été déporté avec des dizaines d’autres vers l’Afghanistan fin Novembre. Dix jours à peine après son arrivée, il a de nouveau reçu les menaces de mort qui l’avaient conduit à quitter l’Afghanistan.

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France continues deportations, endangering lives!

 

To Sudan:

Two men were quietly deported to Sudan about ten days ago. The French authorities have been increasingly determined to obtained the necessary permissions and travel documents from the Sudanese authorities to achieve these deportations.

 

To Iraq:

On December 5th, 6 persons from Iraq, detained in the CRA of Lille, were taken to Roissy airport to be forcibly removed on a flight to Baghdad. The deportation finally failed at the last minute for the lack of the necessary permissions from the Iraqi authorities.

In the end of November a delegation from the Iraqi consulate was at the CRA in Coquelles to interrogate the Iraqi detainees held there.

 

To Afghanistan:

Six Afghans have been discreetly deported from France to Afghanistan this year.

Indirect deportations to Afghanistan are much more common. People who have fingerprints taken in an other European states are deported back to these countries first, according Dublin rules, then onward to Afghanistan.

Countries such as Germany and Sweden, but increasingly others like Austria, Finland, and Norway, deport regularly to Afghanistan, often with groups of dozens of people on one flight.

In one case, J., locked up in Coquelles last June was finally deported to Sweden after successfully resisting the first attempt. After four months locked in a Swedish detention center, he was deported back to Afghanistan with dozens of other Afghans late november. Hardly ten days after arriving, he once again received the death threats that forced him to leave his country before.

DAY OF ACTION: Stand with the #Stansted15 on Tuesday 18th December

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For International Migrants Day, on Tuesday 18th December, protestors around the UK will mobilise in solidarity with the Stansted 15. In an effort to prevent the involuntary deportation of 60 people from Stansted airport in March 2017, the group blockaded a Home Office charter flight as it was leaving. After a lengthy trial, earlier this week the group were found guilty of the terrorism-related offence of “endangering an airport”. The Stansted 15 face a maximum sentence of life imprisonment for preventing the plane from taking off. A Day of Action has been called to raise awareness of the Stansted 15 case and to rally support for local migrant struggles in cities around Britain.

The ruling against the Stansted 15 is designed to thwart protest and direct action against the UK government’s brutal and violent treatment of migrants. The arrival of migrants in the UK is often rooted in the country’s colonial history and the government’s response involves the institutional mistreatment and exploitation of migrants held in detention, which has resulted in over 43 deaths inside ten immigration removal centres since 2000. When not in detention the ‘hostile environment’, created by Theresa May when she was Home Secretary, crosses the everyday lives of all migrants to the UK and in particular those seeking asylum. Reinforced by the news media who whip up hatred and scapegoat migrants to sell a few newspapers, state hostility is further embedded in schools, universities, the NHS, homelessness charities, and housing authorities where employees are forced to act as makeshift border guards. The brutality of the hostile environment is now well documented and it is particularly apparent in Calais, where controlling the UK’s border has been successfully outsourced. Yet, this is a struggle that only begins at the border and across the UK there are people struggling against hostility and in solidarity with migrants.

We demand an end to the hostile environment in the UK, the closure of all immigration detention centres, and the termination of all deportations! Solidarity with all migrants!

On Tuesday 18th December, we will use our collective voice to show our solidarity with the Stansted 15 and with all migrants to the UK. The following cities have local actions planned. People have been asked to wear pink and make signs to show our collective rage. Please follow the links to find out more information:

Brighton: https://www.facebook.com/events/1032809280238739/

Bristol: https://www.facebook.com/events/1796614357115511/

Glasgow: https://www.facebook.com/events/1036916286509529/

Lancaster: https://www.facebook.com/events/308318683356062/

Leeds: https://www.facebook.com/events/339051770208796/

Liverpool: https://www.facebook.com/events/1466939670116682/

London: https://www.facebook.com/events/205700513668343/

Manchester: https://www.facebook.com/events/2009470015807743/

Nottingham: TBC

Sheffield: https://www.facebook.com/events/520124241827247/

Délibéré du procès du 4 // Result of court case

Sept personnes ont été jugées mardi pour des accusations de dégradations et de refus de signalétique, à la suite des expulsions illégales de deux squats en janvier dernier.

Sur un total de 15 accusations, deux ont fait l’objet de condamnations.

Deux personnes, accusées d’avoir refusé de donner leur signalétique lors de la garde à vue suivant la première expulsion, ont été condamnées à 150 euros d’amende avec sursis. Elles vont faire appel de ces décisions.

Toutes les personnes accusées de dégradation ont été acquittées.

Le plus remarquable dans ce procès fut le peu d’efforts fournis par la police et la procureure pour fournir les preuves des dégradations soi-disant commises, alors que les expulsions ont eu lieu au prétexte même d’enquêter sur ces dégradations.

Ce procès montre très clairement comment, à Calais, la mairie et la police jouent avec le droit pénal afin de contourner les procédures légales requises pour expulser des squats. La police rentre dans les bâtiments de force, arrête toutes les personnes présentes, les inculpant de dégradation, mais sans intention réelle d’étayer ou de poursuivre ces accusations.

Pendant que les occupant-e-s sont retenu-e-s au poste de police, les bâtiments sont condamnés, ainsi, même s’il ne s’agit pas légalement d’une expulsion, les occupant-e-s n’ont plus accès à leur domicile, et ont donc été matériellement expulsé-e-s.

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Seven people were tried on Tuesday for charges of degradation and refusing to provide DNA and fingerprints following the illegal evictions of two squats almost one year ago.

There were only two convictions out of the total fifteen charges. They were for two people refusing to give DNA and fingerprints in the first case, and the sentence was a suspended fine of €150. All were acquitted of the charges of property damage.

What was most notable in the trial was the complete lack of effort by the police and prosecutor to present any evidence of property damage, although the evictions were carried out under the pretense of investigating that damage.

The trial showed very clearly how the city hall and police abuse the criminal law to circumvent the legal procedures required to evict squatted buildings in Calais. They enter the properties by force and arrest everyone on charges of criminal damage that they have no intention of substantiating or actually prosecuting. While the occupants are in the police station they send workers to barricade the building; materially, if not legally, evicting them.

 

 

Procès ce mardi 4 décembre // Trial on Tuesday, 4th December

Ce mardi 4 décembre à 13h, au TGI de Boulogne, aura lieu le procès de 7
personnes, qui ont occupé ou soutenu les occupant-e-s de deux maisons
vides à Calais en janvier dernier. (Plus d’infos sur les expulsions ici.)

Les accusations vont du simple refus de signalétique
(ADN/photos/empreintes) à la dégradation d’une maison en réunion et/ou
d’une serrure en réunion (!).

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On Tuesday 4th December, at the tribunal TGI in Boulogne sur Mer, there
will be the trial of 7 persons concerning last January squats. (More infos about these evictions here.)

2 empty houses in Calais were occupied and illegaly evicted.

Starting at 1pm, the trial sees some accused of degradation (those who
occupied) and some of refusing to give DNA+fingerprints+photos (those
who supported the occupiers outside).

Le régime frontalier de Calais : extrait en français du livre “UK Border Regime” de Corporate Watch

La version française du chapitre “Calais : l’environnement hostile ultime” du livre “UK Border Regime”, écrit par Corporate Watch, est maintenant disponible en version PDF.

Ce chapitre est une version réduite des informations compilées dans le site web Calais Research, un travail collectif accompli par Corporate Watch, Calais Migrant Solidarity ainsi que par d’autres ami-e-s.

Cliquez ici pour le document PDF

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The french version of the chapter “Calais” of the new book “UK Border Regime”, written by Corporate Watch, is now available in PDF.

This chapter is a shortened version of information compiled on the Calais Research website, which is a collaboration between Corporate Watch, Calais Migrant Solidarity and other friends.

Click here to get the PDF in french

Alerte expulsion vers l’Afghanistan aujourd’hui // Deportation to Afghanistan today

(english below)

Nous relayons un appel de Getting the Voice Out. L’article a été initialement publié sur leur site ici.

Empêchons l’ expulsion criminelle vers l’Afghanistan ce 26/11/2018

M, 21 ans, un Hazara, peuple persécuté en Afghanistan est arrivé en Belgique en 2015 . Son père, sa mère et son frère sont décédé en Afghanistan. Il a fait une demande d’asile à son arrivée en Belgique qui lui a été refusé. L’Office des Étrangers va essayer de l’expulser ce lundi 26/11/2018 vers Kaboul via Istamboul par la compagnie Turkish Airline.
Même si c’est sa première tentative d’expulsion il y a une grand probabilité que cette expulsion sera sous escorte. M a fait une tentative de suicide  et l’office préfère s’en débarasser le plus rapidement possible. Son avocat a réintroduit une demande d’asile ce vendredi 23/11/2018, dont il n’apprendra sans doute la recevabilité qu’à l’aéroport.
M ne veut et ne peut retourner en Afghanistan ou il n’a plus personne. Son réseau social est en Belgique et il parle déjà parfaitement le Néerlandais
Il demande de l’aide pour empêcher cette expulsion.

Rendez vous à l’aéroport ce lundi 26/11/2018 à 13h 15 pour expliquer aux passagers la situation de M et leur expliquer qu’ils peuvent refuser cette expulsion sur leur vol!

Vol Turkish airline TK1939 Istanbul 15 h 15

D’autres Afghans sont dans la même situation que M dans nos centres fermés et risquent l’expulsion.

——————————–
Lettre ouverte à Charles Michel, Premier ministre, et à Theo Francken,Secrétaire d’État à l’asile et à la migration : Cessez l’expulsion de M, le retour demandeurs d’asile afghans, même indirectement vers l’Afghanistan

Comme tant de mères, tutrices, militantes et accompagnatrices belges des demandeurs d’asile afghans en Belgique, je suis très préoccupée par le rapatriement prévu de 2 jeunes Afghans les prochains jours.
Je souhaite par la présente partager mes raisons d’inquiétude avec vous étant donné les dangers que courent ces garçons vulnérables à leur retour.

Monsieur Michel, Monsieur Francken, je sais qu’il vous a été communiqué des  informations concernant l’état de sécurité en Afghanistan et, fréquemment, un avis indiquant qu’un retour en Afghanistan serait sûr.
La réalité malheureusement est différente. Le gouvernement afghan n’est pas en mesure d’assurer la sécurité des millions d’habitants de son pays, et il ne lui est pas possible de garantir la sécurité des personnes qui seraient renvoyées dans ce pays. En effet, ce gouvernement perd chaque jour du terrain face aux Talibans et à ISIS, voir le récent rapport de “l’Inspecteur général spécial pour la reconstruction de l’Afghanistan (SIGAR)” “Le gouvernement afghan ne contrôle ou n’influence actuellement que 55,5% des districts du pays, ceci représente le niveau le plus bas enregistré depuis le début de le début du contrôle des districts par SIGAR en novembre 2015 “.
Un exemple récent de la dégradation de la situation sécuritaire était l’attaque des talibans du district de Ghazni, dans une région peuplée de Hazara, qui était en sécurité depuis la chute du régime des Talibans en 2001.
L’ouest de Kaboul, partie de la capitale dans laquelle vivent les Hazara, est maintenant la première cible d’attaques, généralement revendiquées par ISIS. Vu le nombre récent d’attaques meurtrières, il est irréaliste d’imaginer Kaboul destination de retour sécurisé.

M. Abdul Ghafoor de l’organisation A.M.A.S.O (Afghanistan Migrants Advice & Support Organization) a suivi ces 5 dernières années des centaines de personnes demandeuses d’asile ayant subi un retour forcé.
Il a constaté que la peur qui habite la population afghane est plus grande que jamais auparavant. Celui qui est renvoyé se heurte à une montagne insurmontable. Outre la peur de devenir une victime d’une des nombreuses attaques il y a aussi le fait de l’inaccessibilité d’une d’une situation sociale satisfaisante et le manque de réseau économique dans un état sur lequel on ne peut pas compter.
Quelle que soit leur volonté de s’intégrer, la situation dans le pays est telle qu’elle/ils ne voient aucune chance de survie. Leur seule option est de ré-émigrer, ré-entreprendre ce voyage dangereux. Qui n’a pas la chance de le faire finit, toxicomane, contraint de rejoindre les milices ou abandonner la vie. Les garçons qui contemplent actuellement leur expulsion sont des Hazaras, sans aucun réseau social ou économique.
(les Hazaras sont un groupe ethnique minoritaire de 9% en Afghanistan,qui subissent beaucoup de souffrances et sont poursuivis, notamment parce qu’ils sont Chiites contrairement au reste de la population quiest Sunnite)

Notre pays est un pays respectueux des valeurs et des règles dans lequel un grand nombre placent haut les valeurs de solidarité, les droits de l’homme et l’assistance aux autres. Les Afghans sont les réfugiés les plus marginalisés dans le monde, leurs dirigeants échouent, ne parviennent pas à les protéger et ne défendent pas leurs droits. Il est temps pour notre gouvernement, et pour l’Europe, de reconnaître la réalité de terrain et déclarer que l’Afghanistan n’est pas un pays sûr.
Il est temps désormais que la Belgique cesse de renvoyer les Afghans au danger. Plus tard on ne manquera pas de se souvenir de ce que nous avons fait avec un groupe de jeunes qui n’étaient venus que dans l’espoir de trouver sécurité et protection.

A envoyer tel quel ou modifier aux responsables de ces expulsions criminelles:

Directeur de l’Office des Etrangers
Bur_Presse@dofi.fgov.be T02 793 80 31 (NL ¨C EN) ¨C 02 79380 30 (FR), Fax
02 274 66 40

Charles Michel
Premier Ministre
Tél: 02 501 02 11 Fax: 02512 69 52 e-mail:charles.michel@premier.fed.be

Jan Jambon
Vice Premier Ministre et Ministre de l’Intérieur
tél: 02 504 85 13 Fax:02 504 85 00 email:kabinet.jambon@ibz.fgov.be

Theo Francken
Secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration
Tél: 02 206 14 21¨C theo.francken@n-va.be kab.francken@ibz.fgov.be

Didier Reynders
Téléphone : 02 501 85 91 E-mailcontact.reynders@diplobel.fed.be

 

Ou appelez/écrivez/submergez de commentaires la compagnie aérienne:
Turkish Airlines
+32 2 620 08 49
+32 2 720 34 68
+32 2 753 26 75
bru.airport@thy.com
bru.sales@thy.com
Page Facebook: https://www.facebook.com/turkishairlines/?brand_redir=405541409459785
Twitter: https://twitter.com/TurkishAirlines

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We pass on a call out from Getting The Voice Out. This article was initially published on their website here.

Action against a deportationattempt to Afghanistan on 26/11/1018

M, 21, a Hazara, repressed people in Afghanistan arrived in Belgium in 2015. His father, mother and brother died in Afghanistan. He applied for asylum at his arrival in Belgium but it was refused by Belgian authorities. The Office des étrangers (office for foreigners) is on its way to try and deport him on Monday 26/11/2018 to Kabul via Istanbul by the Turkish company Airline.

Even though this is his first deportation attempt it is very likely that this deportation will be done with an escort. M has done suicide attempt at the closed center in Merksplas (near Antwerpen) and it seems the Office des étrangers wishes to get rid of him. His lawyer has reintroduced an asylum application this Friday, 23/11/2018, it will probably only at the ariport that he will be informed whether it is admitted or not.

M does not want and cannot return to Afghanistan where he has no one left.

His social network is in Belgium and he already speaks perfectly Dutch
He is asking for help to prevent this deportation.

Meeting at the airport on Monday 26/11/2018 at 13:35 to explain to passengers the situation of M and explain to them that they can refuse this deportation on their flight!
Turkish Airlines flight TK1939 Istanbul 3 pm

Other Afghans are in the same situation as M in our closed centres and risk deportation.

 

Open letter to Charles Michel, Prime Minister, and Theo Francken, Secretary of State for Asylum and Migration: Stop the deportation of the Afghan asylum seekers to Afghanistan

Like so many Belgian mothers, mentors and accompanying people of Afghan asylum seekers in Belgium, I am very concerned about planned deportation of 2 young Afghans in the next few days.

I hereby wish to share my concerns with you considering the dangers these vulnerable boys face upon their return.

Mr Michel, Mr Francken, I know you have been given information about the security situation in Afghanistan and, frequently, a that a return to Afghanistan would be safe.

The reality unfortunately is different. The Afghan government is not able to ensure the safety of the millions of its people, and it is not possible for it to guarantee the safety of those who are returned to that country. Indeed, this government is losing ground every day to the Talibans and ISIS, see the recent report of the “Special Inspector General for Reconstruction of Afghanistan (SIGAR) “” The Afghan government currently controls or influences only 55.5% of the country’s districts, this is the lowest level since SIGAR began monitoring districts in November. 2015 “.

A recent example of the deteriorating security situation was the Taliban attack in Ghazni district, in a region inhabited by Hazaras, that was safe since the fall of the Taliban regime in 2001.

West of Kabul, part of the capital where the Hazaras live, is now the first target of attacks, usually claimed by ISIS. Given the recent number of deadly attacks, it is unrealistic to imagine Kabul as a safe return destination.

Mr Abdul Ghafoor of the Afghanistan Migrants Advice & Support Organization (A.M.A.S.O) has followed the last 5 years hundreds of asylum seekers who have been forced back.
He found that the fear in the Afghan population is greater than ever before. The one who is sent back encounters a impossible mountain. Besides the fear of becoming a victim of one of the many attacks there is also the fact of the inaccessibility of a satisfactory social situation and the lack of economic network in a state on which they cannot rely.
Whatever their desire to integrate, the situation in the country is such that they do not see any chance of survival. Their only option is to re-emigrate, re-undertake this dangerous journey. Whoever does not have the chance to do it ends, drug addict, forced to join the militias or give up life. The boys who are currently contemplating their deportation are Hazaras, without any social or economic network. (Hazaras are a 9% minority ethnic group in Afghanistan that are suffering a great deal because they are Shiites unlike the rest of the people who are Sunni)

Our country is a country respectful of values ​​and rules in which many give high values ​​of solidarity, human rights and the assistance to others. Afghans are the most marginalized refugees in the world, their leaders fail, to protect them and do not defend their rights. It is time for our government, and for Europe, to recognize the reality and declare that Afghanistan is not a safe country.

It is now time for Belgium to stop sending Afghans back to danger. The future will not forget what we have done to a group of young people who had come only hoping to find security and protection.

Send this open lettre to the responsable persons

Eerste minister
Charles Michel
Tél: 02 501 02 11 Fax: 02512 69 52 e-mail:charles.michel@premier.fed.be
Jan Jambon
Vice Premier  en Minister van Binnenlandse zaken
tél: 02 504 85 13 Fax:02 504 85 00 email:kabinet.jambon@ibz.fgov.be
Staatsssecretaris van Asiel en Migratie
Theo Francken
Tél: 02 206 14 21– theo.francken@n-va.be kab.francken@ibz.fgov.be
Didier Reynders
Téléphone : 02 501 85 91 E-mailcontact.reynders@diplobel.fed.be
232345 /027232362

And Email to the airline that collaborates with these deportations

Turkish Airlines
+32 2 620 08 49
+32 2 720 34 68
+32 2 753 26 75
bru.airport@thy.com
bru.sales@thy.com
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