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EXPULSION SOUDAN 17 AVRIL // DEPORTATION TO SUDAN 17 APRIL

L’image contient peut-être : une personne ou plus, personnes debout, ciel et plein air

collectif asuad

MISE A JOUR 16h:

Husman, aussi connu sous le nom de Hisham, a finalement decide de ne pas resister contre sa deportation, et il est en route pour le Soudan.

Voici un texte avec des mots d’une des personnes solidaires en Belgique:
Hisham s’est envolé.Epuisé. Il n’a plus eu la force de protester.
Cassé. Il n’a plus eu la volonté de faire valoir ses droits.
Il est monté dans cet avion. En silence.
Il est parti comme il a survécu ici pendant ces quelques mois. En silence. Dans l’indifférence.
Pourtant, quand il est arrivé ici, il débordait de cette force vitale qu’il faut pour tout quitter, dans l’espoir de réussir à survivre, à vivre ailleurs. Il est arrivé ici avec dans la tête cette idée d’une Europe meilleure, d’une Europe de libertés et de droits. D’une Europe où chaque voix compte. Ou chaque voix à le droit de se faire entendre. Il rêvait de trouver une place où vivre. Etre lui-même. Donner la chance à ses enfants peut-être de grandir. D’être meilleurs que lui-même. D’être un citoyen comme un autre.
Il s’est battu. Comme un lion. Mais peu à peu, il a perdu le feu. Perdu la force. Derrière les barreaux, ses espoirs se sont envolés. En ce moment, il est dans l’avion. Menotté.
Je ne le connais pas. Mais je connais ceux et celles qui, en Belgique et en France se sont battues pour lui. Battues contre un système qui écrase, qui broie, qui déshumanise. L’une d’elle m’a dit : “Je n’ai pas la force de poster l’info. Je ne trouve pas les mots juste pour expliquer que nos gouvernements l’ont épuisé.”
C’est à sa demande que j’écris ceci. Pour lui, pour elle, pour toutes les bénévoles qui ont pris le relais de ce combat qui le tenait en vie. Et pour tous ceux et celles qui font leur la révolte des plus malmenés.
Un homme épuisé s’est envolé aujourd’hui.
Vas, Hisham, vnotre coeur vole avec toi.”

UPDATE 4pm:

Husman – also known as Hisham- has finally decided not to resist against his own deportation and is now on its way to Sudan. Tired, after more than 2 months in retention center in France and the racist politics that make life so difficult for some of us.
Here some words from a friend in solidarity from Belgium:
“Hisham flew away.
Exhausted. He no longer had the strength to protest.
Broken. He no longer had the strength to fight for his rights.
He got on this plane. In silence.
He left as he survived here during these few months. In silence. In the indifference of people.
However, when he arrived here, he was overflowing with this vital force that it takes to leave everything, in the hope of succeeding in surviving, living elsewhere. He came here with the idea of ​​a better Europe, of a Europe of freedoms and rights. Of a Europe where every voice counts. And every voice has the right to be heard. He dreamed of finding a place to live. To be himself. Give his children the chance to grow up. To be better than himself. To be a citizen like any other.
He fought. Like a lion. But little by little, he lost fire. Lost strength. Behind bars, his hopes are gone. Right now he is on the plane. Handcuffed.
I do not know him. But I know who in Belgium and France fought for him. Beaten against a system that crushes, crushes, dehumanizes. One of them said, “I do not have the strength to post the news, I can not find the words just to explain that our governments have exhausted it.”
It is at her request that I write this. For him, for her, for all the volunteers who took over the fight that kept him alive. And for all those who are in solidarity with the fight of the oppressed.
An exhausted man flew away today.
Go, Hisham, our heart is flying with you. “
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Après la déportation le 20 mars de Jebril, Mr. Abdallah avait déjà été emmené une première fois à l’aéroport où l’attendait un vol vers le Soudan. Il est parvenu à resister a cette expulsion forcée.
Aujourd’hui, la police tente une nouvelle fois de le déporter.

LA FRANCE NE DOIT RENVOYER PERSONNE VERS LE SOUDAN.

STOP AUX DEPORTATIONS.

VOICI DES CHOSES QUE VOUS POUVEZ FAIRE:
Allez à l’aéroport: si vous n’êtes pas loin, vous pouvez vous rendre à l’aéroport Paris Charles de Gaulle et distribuer des tracts aux passagers du vol pour le Soudan et leur expliquer la situation (attention: il n’y a pas de vol direct, regardez les départs Qatar Airlines/ Turkish Airlines).
Exemple de message à partager:

LA FRANCE RENVOIE DES PERSONNES À LA MORT!
En ces jours de de solidarité et de rage
au Souda après la mobilisation du peuple qui a déchu le dictateur aLbAachir, la France, pays des droits de l’homme, renvoie des personnes au Soudan.
Monsieur
Abdalla Husman va être sur votre vol, déporté de force dans une dictature où il craint pour sa vie, car si meme aL-bAchir n’est plus au pouvoir, rien n’est certain pour la suite pour le futur politique du pays.
Husman est profondément affecté par les traumatismes liés à la torture dans son pays d’origine, ainsi que par les semaines passés dans un centre de rétention en France.
Il ne veut pas
être déporte au Soudan, VOUS POUVEZ L’AIDER.

Si vous le voyez, essayez de lui parler directement!
ALERTEZ LES AUTRES PASSAGERS ET L’ÉQUIPE DE CABINES SUR LA SITUATION, TEMOIGNEZ SUR CE QUI SE PASSE.
EN TANT QUE PASSAGER, VOUS POUVEZ INFORMER LE PILOTE QUE VOUS NE VOULEZ PAS VOYAGER DANS DE TELLES CIRCONSTANCES: SI IL EST À BORD.
ESSAYEZ DE CONVAINCRE LE PILOTE. SEUL LUI OU ELLE PEUT REFUSER D’EMBARQUER HUSMAN.

Pour en savoir plus sur la situation au Soudan: https://www.amnesty.fr/pays/soudan et https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/04/16/soudan-les-manifestants-toujours-mobilises-pour-reclamer-un-pouvoir-civil_5450960_3212.html


Ce que vous pouvez faire – et cela a déjà marché par le passé (voir ici et ici) :

Faire pression sur le gouvernement
sec.immigration@interieur.gouv.fr, 01 49 27 49 27
premier-ministre@pm.gouv.fr
Interpeller par mail Fabien Sudry, le préfet du Pas-de-Calais pour lui demander d’annuler toutes les OQTF pour le Soudan, ainsi que sa décision d’expulser monsieur A. , ou encore
Par téléphone : (+33) (0) 3.21.21.20.00
Par fax : (+33) (0)3.21.55.30.30
D’autres contacts utiles :
Ministre de l’Interieur Christophe Castaner

Ou via ce formulaire.

Écrire aux compagnies aériennes Air France, ou Turkish Airlines auprès desquelles sont généralement réservés les vols pour les expulsions vers des pays comme le Soudan. Vous pouvez téléphoner à leur agence de Paris ou vous y rendre pour expliquer courtoisement votre point de vue sur leur participation à ces expulsions.
Vous pouvez aussi les interpeller sur https://www.facebook.com/pg/turkishairlines/
https://twitter.com/turkishairlines
https://www.instagram.com/turkishairlines/
https://www.linkedin.com/company/turkish-airlines/
https://plus.google.com/+TurkishAirlines
https://www.youtube.com/user/TURKISHAIRLINES

 

Lettre type:

Monsieur le Préfet, A qui de droit,

Je vous alerte concernant le risque d’expulsion de M. Husman A., ressortissant soudanais enfermé au centre de rétention de Coquelles depuis le mois de février.
Le risque d’expulsion vers le Soudan est imminent, celle-ci étant prévue pour le 2 avril.
S’il est expulsé vers ce pays, il y risque la détention arbitraire, des traitements inhumains et dégradants, la torture ou une exécution extrajudiciaire.

Deux arrêts de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, datés du 15 janvier 2015 – A.A. c. France (n o 18039/11), A.F. c. France (n o 80086/13) – ont jugé que l’éloignement des requérants soudanais emporte violation de l’article 3 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme, eu égard aux risques avérés de traitements inhumains ou dégradants en cas de renvoi au Soudan. La Cour Européenne des Droits de l’Homme a jugé que les mesures d’éloignement prises à l’encontre des requérants soudanais étaient contraires à cet article.

Je souhaite également attirer votre attention quant à la détérioration actuelle de la situation sécuritaire au Soudan, telle que documentée par les rapports et articles d’Amnesty International et Human Rights Watch les mois derniers. En effet, ces instances mettent en avant les violations des droits de l’homme commises dans le cadre de la violente répression contre la population et les manifestants depuis décembre 2018. Cette répression a fait une soixantaine de morts, plus d’un millier d’arrestations et environ 2000 blessés. Les enlèvements et la torture sont pratiqués à grande échelle par les Services de Sécurité (NISS). Les soudanais expulsés sont interceptés et interrogés par les Services de Sécurité à leur arrivée au Soudan ; de nombreux témoignages confirment que, pour plusieurs ressortissants expulsés, leurs proches sont sans nouvelles d’eux depuis leur expulsion. Ils sont arrêtés, disparaissent, et à ce jour ont possiblement été tués. Omar Al-Bachir est toujours recherché pour crimes pour l’humanité, génocide et crimes de guerre, condamné par la Cour Pénale Internationale.

M. Husman A. s’est exprimé sur ses craintes en cas de retour, et son état physique et psychologique est extrêmement fragile. La mise en rétention l’a beaucoup affaibli et son état actuel le met en grand danger en cas d’expulsion.

Dans ces conditions et pour toutes ces raisons, l’expulsion vers le Soudan constitue une atteinte grave à la vie de cette personne. Le danger en cas d’expulsion est avéré.

Je vous demande de bien vouloir prendre en compte ces craintes, ainsi que les risques avérés d’emprisonnement, de torture et d’exactions sur les ressortissants soudanais en cas de retour.

Je vous demande donc de procéder à l’annulation de la décision d’expulsion et à la libération de monsieur Husman A.
Veuillez agréer, Monsieur le préfet, l’expression de mes salutations citoyennes.
XX

ÇA A MARCHÉ PAR LE PASSÉ ; PARTAGEZ!

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ENGLISH
Today, another attempt to deport people back to their homecountry!
After Jebril was deported on the 20 March, France had also tried to deport Mr. Abdallah. That time, Husman managed to resist his deportation and was brought back to Coquelles detention center.
This morning, the police came to drive him to Charles de Gaulle airport near Paris, in a second attempt to deport him.
STOP DEPORTATION!
HERE SOME YOU CAN DO TO SUPPORT HIM, that has already worked in the past:Go to the airport: if you are nearby, you can go to the airport and distribute flyers to people on the check in for flights going to Sudan (warning: there is no direct flights so check for Quatar Airlines for Doha), and talk to them to explain there may be a person on their flight that is in danger and that they can stand up and ask the pilot not to take off with the person who is in danger on board.
Example of message to give out:

FRANCE SENDS PEOPLE BACK TO DEATH!
In these days of
solidarity and rage after a protests of the people that removed from its office dictator aL-bAshir, France, the country of human rights, deports people back to Sudan.
Mr
Abdalla Husman will be on your flight, being forcibly deported to a dictatorship where he fears for his life, because even if the dictator is not anymore in power nothing is clear yet about the future of the country.
Husman is deeply affected by trauma from torture back in his home country, as well as the weeks spent in detention center in France.
He does not want to be deported to Sudan, and YOU CAN HELP HIM.

IF YOU SEE HIM, TRY TO TALK TO HIM DIRECTLY!
ALERT THE OTHER PASSENGERS AND THE CABIN CREW ABOUT THE SITUATION, WITNESS AND DOCUMENT WHAT’S HAPPENING.
AS A CLIENT, YOU CAN INFORM THE PILOT THAT YOU DO NOT WISH TO TRAVEL IN SUCH CIRCUMSTANCES: IF HE IS ON BOARD.
TRY TO CONVINCE THE PILOT, ONLY HIM OR HER CAN REFUSE TO EMBARK HUSMAN.

To know more about the situation in Soudan: https://www.amnesty.org/en/countries/africa/sudan/ and https://www.hrw.org/africa/sudan

 and https://www.theguardian.com/world/sudan 

If you are not nearby the airport, who you can write to:

Call on the Minister of the Interior to call for an end to the expulsion: sec.immigration@interieur.gouv.fr

Write a message or telephone the prefect of Pas-de-Calais, Fabien Sudry, responsible for the order to leave France that creates the ground for the deportation to happen, to ask him to cancel it:
Contact form: http://pas-de-calais.gouv.fr/Contactez-nous
Phone: 03.21.21.20.00

Contact the company Air France, or Turkish Airlines, that commonly lets deportation happen on their flights to countries such as Sudan. You can call its Paris office or go there to explain your point of view on their participation in these expulsions.
You can also contact them on https://www.facebook.com/pg/turkishairlines/
https://twitter.com/turkishairlines
https://www.instagram.com/turkishairlines/
https://www.linkedin.com/company/turkish-airlines/
https://plus.google.com/+TurkishAirlines
https://www.youtube.com/user/TURKISHAIRLINES

Example of message you can send – in French- to the authorities:

Monsieur le Préfet, A qui de droit,

Je vous alerte concernant le risque d’expulsion de M. Husman A., ressortissant soudanais enfermé au centre de rétention de Coquelles depuis le mois de février.
Le risque d’expulsion vers le Soudan est imminent, celle-ci étant prévue pour le 2 avril.
S’il est expulsé vers ce pays, il y risque la détention arbitraire, des traitements inhumains et dégradants, la torture ou une exécution extrajudiciaire.

Deux arrêts de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, datés du 15 janvier 2015 – A.A. c. France (n o 18039/11), A.F. c. France (n o 80086/13) – ont jugé que l’éloignement des requérants soudanais emporte violation de l’article 3 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme, eu égard aux risques avérés de traitements inhumains ou dégradants en cas de renvoi au Soudan. La Cour Européenne des Droits de l’Homme a jugé que les mesures d’éloignement prises à l’encontre des requérants soudanais étaient contraires à cet article.

Je souhaite également attirer votre attention quant à la détérioration actuelle de la situation sécuritaire au Soudan, telle que documentée par les rapports et articles d’Amnesty International et Human Rights Watch les mois derniers. En effet, ces instances mettent en avant les violations des droits de l’homme commises dans le cadre de la violente répression contre la population et les manifestants depuis décembre 2018. Cette répression a fait une soixantaine de morts, plus d’un millier d’arrestations et environ 2000 blessés. Les enlèvements et la torture sont pratiqués à grande échelle par les Services de Sécurité (NISS). Les soudanais expulsés sont interceptés et interrogés par les Services de Sécurité à leur arrivée au Soudan ; de nombreux témoignages confirment que, pour plusieurs ressortissants expulsés, leurs proches sont sans nouvelles d’eux depuis leur expulsion. Ils sont arrêtés, disparaissent, et à ce jour ont possiblement été tués. Omar Al-Bachir est toujours recherché pour crimes pour l’humanité, génocide et crimes de guerre, condamné par la Cour Pénale Internationale.

M. Husman A. s’est exprimé sur ses craintes en cas de retour, et son état physique et psychologique est extrêmement fragile. La mise en rétention l’a beaucoup affaibli et son état actuel le met en grand danger en cas d’expulsion.

Dans ces conditions et pour toutes ces raisons, l’expulsion vers le Soudan constitue une atteinte grave à la vie de cette personne. Le danger en cas d’expulsion est avéré.

Je vous demande de bien vouloir prendre en compte ces craintes, ainsi que les risques avérés d’emprisonnement, de torture et d’exactions sur les ressortissants soudanais en cas de retour.

Je vous demande donc de procéder à l’annulation de la décision d’expulsion et à la libération de monsieur Husman A.
Veuillez agréer, Monsieur le préfet, l’expression de mes salutations citoyennes.
XX

Appel à rassemblement / gathering in Calais

ENGLISH BELOW
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Nous relayons ici le communiqué du collectif Appel d’Air, déjà organizateur du rassemblement contre les violences policières le 31 mars dernier. Pour rappel, vous trouverez ici une liste non exhaustive des morts à la frontière Franco-Britannique, et pour en savoir plus il y a cette liste chronologique de victimes, cette cartographie interactive ou encore ce papier paru dans la revue du Gisti.

Ni oubli, ni pardon pour les victimes des frontières

Rassemblement en mémoire des morts aux frontières à l’initiative de personnes exilé.e.s, rescapé.e.s de traversées périlleuses, et d’habitants et de bénévoles.
Vendredi 12.04.19, à 18H, digue Gaston Berthe, plage de Calais.

À Calais, la politique envers les personnes exilées s’est durcie depuis un mois et demie, avec un harcèlement soutenu et des violences policières accrues, ainsi que des expulsions quotidiennes des campements de toute la ville de Calais.
 Le collectif Appel d’air est un mouvement spontané des personnes exilées de Calais, qui veulent se réapproprier le droit à la parole, à la participation social et politique avec le soutien de bénévoles associatifs.
Le collectif s’est organisé et mobilisé autour de plusieurs revendications. Après un rassemblement le 31 Mars dernier place d’armes, les membres du collectif souhaitent organiser un moment de commémoration et d’hommage à leurs proches, morts sur le chemin de l’exil.
« Nous avons traversé la méditerranée, nous avons survécu, et maintenant nous sommes face à la manche, dans la même situation. Aujourd’hui nous sommes contraint.e.s de reprendre les mêmes risques et de remettre à nouveaux nos vies en danger, alors que nous sommes déjà survivant.e.s. L’Europe et son règlement Dublin III nous oblige à nous mettre toujours plus en péril, en tout impunité et dans la plus grande indifférence.
Il y a toujours des personnes qui tentent et qui tenteront leur chance à Calais, même si elles risquent la mort. Kiar, notre frère de 19 ans, est décédé le 8 mars dans un camion de marchandise. Chaque réfugié.e survivant à Calais a perdu des proches sur le chemin, en Libye, en Méditerranée, en France … Pour autant la situation ne change pas. »
Nous dénonçons la responsabilité de l’Etat face aux décès qui adviennent à la frontière. C’est aux vues de toutes ces revendications que nous vous proposons de vous joindre à nous, le Vendredi 12 Avril de 18h à 20H , sur la plage de Calais, au niveau de la digue Gaston Berthe.
La mobilisation sera consacrée à des prises de paroles de personnes exilées, et d’un jeté de fleurs symbolique dans l’eau.
Le collectif Appel d’air.
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ENGLISH

Never forgive, never forget: for all the victims of borders


Gathering in memory of those who died at the borders on the initiative of exiled people, survivors of perilous crossings, inhabitants and volunteers.
Friday 12.04.19, at 6pm, digue Gaston Berthe, Calais beach.

In Calais, the policy towards the exiled has hardened since a month and a half, with continued harassment and increased police violence, as well as daily evictions of the camps throughout the city of Calais.
The Appel d’air collective is a spontaneous movement of migrant people in Calais, who want to reclaim the right to speak, to take part in social and political life with the support of associative volunteers.
The collective gathers and organizes around several points. After a gathering last March, 31 in Place d’Armes, members of the collective want to give a tribute to their loved ones, a commemoration for those dead on the road to exile.

“We crossed the Mediterranean, we survived, and now we are in Calais, in the same situation. Today we are forced to take the same risks and put our lives in danger again, when we are already survivors. Europe and its Dublin III regulations force us to put ourselves at greater risk, with complete impunity and indifference.
There are always people who try and try again their chance to cross, in Calais, even if they risk death. Kiar, our 19-year-old brother, died on March 8 in a freight truck. Every refugee who survives in Calais has lost relatives on the way to Libya, the Mediterranean, France … So far the situation does not change. ”

We denounce the responsibility of the state for the deaths that happen at the border. It is with this in mind that we propose you to join us on Friday, April 12 from 6pm to 8pm for a gathering on the beach of Calais, at the digue Gaston Berthe.
The mobilization will be for migrant people to speak out, and flowers will be thrown in the water in a symbolic action.

The Appel d’air collective.

UPDATE deportation Soudan

La déportation vers le Soudan prévue Mardi dernier, le 2 avril, a échoué.

Très éprouvé par les conditions de rétention, et choqué par la violence exercée par la police sur certains de ses co-détenus, Husman n’a pas refusé de monter dans le véhicule qui l’a conduit à l’aéroport.

Une fois arrivé et monté dans l’avion, il a fait part de son refus de retourner au Soudan.

Il a donc été reconduit au CRA de Coquelles.

Nous restons extrêmement vigilant-e-s, d’autres vols risquent d’être prévus pour lui s’il n’est pas libéré rapidement.

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M. Abdalla Husman was not deported to Sudan as planned, last Tuesday, 2nd April.

Much affected by life conditions inside the retention center, and shocked by the behaviour of the police on some of his co-detainees, Husman didn’t refuse to get in the car driving him to the airport.

Once in the plane, he let people know that he didn’t want to be deported back to Sudan, and was let go.

Police drove him back to Coquelle retention centre, where he is again currently detained.

We stay vigilant, as other flights may be planned for him in following days if he is remains in detention.

ALERTE EXPULSION SOUDAN 2 AVRIL // DEPORTATION TO SUDAN 2 APRIL

soudan
collectif ASUAD
crédit photo: Jacob Khrist

/!\ MAJ 31/03 : Husman est passé en appel hier, le juge a une nouvelle fois décidé de prolonger sa rétention et donc de l’expulser malgré les risques qu’Husman encoure. Il reste moins de 2jours pour tenter d’empêcher son expulsion en interpellant le préfet et les compagnies aériennes!

Une pétition contre l’expulsion d’Husman et contre toutes les autres expulsions a été lancée, vous pouvez signer ici.

 

/!\ Update 31/03 : Husman faced the Court of Appeal in Douai yesterday. The judge decided to keep him in retention, by doing so to deport him to a country where he is in danger. There is less than 2 days left to try to cancel his deportation, please keep sending emails and calls to the prefect and the flight companies.

A petition against Husman deportation and against any other deportations was launched, please sign here! 

ENGLISH BELOW


Après l’expulsion de Jebril S. le 20 mars, l’autre personne soudanaise pour laquelle nous avions également lancé une alerte est grandement menacée d’expulsion : un vol est prevu pour lui le 2 avril, mardi prochain!
Mr. Abdalla est passé une nouvelle fois devant le JLD le jeudi 28 mars pour décider de sa libération ou du prolongement de sa rétention de 30 jours supplémentaires. Malgré que cette personne, monsieur Abdalla Husman, se déclare victime de tortures et en présente les signes, elle n’avait à ce jour pas encore été visitée par un médecin légiste.
Hors, cette consultation devrait se faire systématiquement dès le début de la rétention quand il y a le moindre doute que la personne ai pu avoir été victime de torture, afin de s’assurer que le trauma qu’elle a vécu ne soit pas incompatible avec la rétention.
Le délibéré a été rendu vendredi: négatif, rétention prolongée.
Un recours a été lancé, Mr Abdalla devrait passer devant la Court d’appel de Douai avant mardi. Celle ci peut encore décider de le libérer. D’ici là il reste enfermé et en grande détresse.

LA FRANCE NE DOIT RENVOYER PERSONNE VERS LE SOUDAN.

STOP AUX DEPORTATIONS.

 

VOICI DES CHOSES QUE VOUS POUVEZ FAIRE:
Allez à l’aéroport: si vous n’êtes pas loin, vous pouvez vous rendre à l’aéroport Paris Charles de Gaulle et distribuer des tracts aux passagers du vol pour le Soudan et leur expliquer la situation (attention: il n’y a pas de vol direct, regardez les départs Qatar Airlines/ Turkish Airlines).
Exemple de message à partager:
LA FRANCE RENVOIE DES PERSONNES À LA MORT!
En ces jours de manifestations, de solidarité et de rage dans de nombreuses villes d’Europe pour dénoncer la répression du dictateur Al-Bachir, la France, pays des droits de l’homme, renvoie des personnes au Soudan.
Monsieur
Abdalla Husman va être sur votre vol, déporté de force dans une dictature où il craint pour sa vie.
Il est profondément affecté par les traumatismes liés à la torture dans son pays d’origine, ainsi que par les semaines passés dans un centre de retention en France.
Il ne veut pas
être deporté au Soudan, VOUS POUVEZ L’AIDER.
Si vous le voyez, essayez de lui parler directement!
ALERTEZ LES AUTRES PASSAGERS ET L’ÉQUIPE DE CABINES SUR LA SITUATION, TEMOIGNEZ SUR CE QUI SE PASSE.
EN TANT QUE PASSAGER, VOUS POUVEZ INFORMER LE PILOTE QUE VOUS NE VOULEZ PAS VOYAGER DANS DE TELLES CIRCONSTANCES: SI IL EST À BORD.
ESSAYEZ DE CONVAINCRE LE PILOTE. SEUL LUI OU ELLE PEUT REFUSER D’EMBARQUER HUSMAN.
Pour en savoir plus sur la situation au Soudan: https://www.amnesty.fr/pays/soudan

Ce que vous pouvez faire – et cela a déjà marché par le passé (voir ici et ici) :

Faire pression sur le gouvernement
sec.immigration@interieur.gouv.fr, 01 49 27 49 27
premier-ministre@pm.gouv.fr
Interpeller par mail Fabien Sudry, le préfet du Pas-de-Calais pour lui demander d’annuler toutes les OQTF pour le Soudan, ainsi que sa décision d’expulser Gibril S. et monsieur A. , ou encore
Par téléphone : (+33) (0) 3.21.21.20.00
Par fax : (+33) (0)3.21.55.30.30
D’autres contacts utiles :
Ministre de l’Interieur Christophe Castaner

Ou via ce formulaire.

Écrire aux compagnies aériennes Qatar Airways, ou Turkish Airlines auprès desquelles sont généralement réservés les vols pour les expulsions vers des pays comme le Soudan. Vous pouvez téléphoner à leur agence de Paris ou vous y rendre pour expliquer courtoisement votre point de vue sur leur participation à ces expulsions.
Vous pouvez aussi les interpeller sur facebook.

 

Lettre type:

Monsieur le Préfet, A qui de droit,

Je vous alerte concernant le risque d’expulsion de M. Husman A., ressortissant soudanais enfermé au centre de rétention de Coquelles depuis le mois de février.
Le risque d’expulsion vers le Soudan est imminent, celle-ci étant prévue pour le 2 avril.
S’il est expulsé vers ce pays, il y risque la détention arbitraire, des traitements inhumains et dégradants, la torture ou une exécution extrajudiciaire.

Deux arrêts de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, datés du 15 janvier 2015 – A.A. c. France (n o 18039/11), A.F. c. France (n o 80086/13) – ont jugé que l’éloignement des requérants soudanais emporte violation de l’article 3 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme, eu égard aux risques avérés de traitements inhumains ou dégradants en cas de renvoi au Soudan. La Cour Européenne des Droits de l’Homme a jugé que les mesures d’éloignement prises à l’encontre des requérants soudanais étaient contraires à cet article.

Je souhaite également attirer votre attention quant à la détérioration actuelle de la situation sécuritaire au Soudan, telle que documentée par les rapports et articles d’Amnesty International et Human Rights Watch les mois derniers. En effet, ces instances mettent en avant les violations des droits de l’homme commises dans le cadre de la violente répression contre la population et les manifestants depuis décembre 2018. Cette répression a fait une soixantaine de morts, plus d’un millier d’arrestations et environ 2000 blessés. Les enlèvements et la torture sont pratiqués à grande échelle par les Services de Sécurité (NISS). Les soudanais expulsés sont interceptés et interrogés par les Services de Sécurité à leur arrivée au Soudan ; de nombreux témoignages confirment que, pour plusieurs ressortissants expulsés, leurs proches sont sans nouvelles d’eux depuis leur expulsion. Ils sont arrêtés, disparaissent, et à ce jour ont possiblement été tués. Omar Al-Bachir est toujours recherché pour crimes pour l’humanité, génocide et crimes de guerre, condamné par la Cour Pénale Internationale.

M. Husman A. s’est exprimé sur ses craintes en cas de retour, et son état physique et psychologique est extrêmement fragile. La mise en rétention l’a beaucoup affaibli et son état actuel le met en grand danger en cas d’expulsion.

Dans ces conditions et pour toutes ces raisons, l’expulsion vers le Soudan constitue une atteinte grave à la vie de cette personne. Le danger en cas d’expulsion est avéré.

Je vous demande de bien vouloir prendre en compte ces craintes, ainsi que les risques avérés d’emprisonnement, de torture et d’exactions sur les ressortissants soudanais en cas de retour.

Je vous demande donc de procéder à l’annulation de la décision d’expulsion et à la libération de monsieur Husman A.
Veuillez agréer, Monsieur le préfet, l’expression de mes salutations citoyennes.
XX

ÇA A MARCHÉ PAR LE PASSÉ ; PARTAGEZ!

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ENGLISH
After the expulsion of Jebril S. on March 20, the other Sudanese national locked up in Coquelles detention center is threatened with deportation, and a plane is scheduled for April 2, next Tuesday!
He has seen the Judge of Freedom and Detention on Thursday, March 28: despite the person, Mr. Abdalla Husman, claims to be a victim of torture and presents scars, he had not been visited by a medical eximiner yet.
This visit should be systematic when there is a possibility that the person was tortured, and take place in the very moment the person is brought to the detention center, to check whether the trauma experienced by the person is incompatible with the retention.
Rendered on Friday: no freedom, prolonged retention.
An appeal was made and he will pass before the Court of Appeal in Douai before the day of the flight. This court one can decide to release him.
In the meantime he remains locked up and in huge distress.HERE SOME YOU CAN DO TO SUPPORT HIM, that has already worked in the past:Go to the airport: if you are nearby, you can go to the airport and distribute flyers to people on the check in for flights going to Sudan (warning: there is no direct flights so check for Quatar Airlines for Doha), and talk to them to explain there may be a person on their flight that is in danger and that they can stand up and ask the pilot not to take off with the person who is in danger on board.
Example of message to give out:FRANCE SENDS PEOPLE BACK TO DEATH!
In these days of protests and demonstration of solidarity and rage from many cities in Europe to highlight the repression of dictator aL-bAshir, France, the country of human rights, deports people back to Sudan.
Mr Abdalla Husman will be on your flight, being forcibly deported to a dictatorship where he fears for his life.
He is deeply affected by trauma from torture back in his home country, as well as the weeks spent in detention center in France.
He does not want to be deported to Sudan, and YOU CAN HELP HIM.
IF YOU SEE HIM, TRY TO TALK TO HIM DIRECTLY!
ALERT THE OTHER PASSENGERS AND THE CABIN CREW ABOUT THE SITUATION, WITNESS AND DOCUMENT WHAT’S HAPPENING.
AS A CLIENT, YOU CAN INFORM THE PILOT THAT YOU DO NOT WISH TO TRAVEL IN SUCH CIRCUMSTANCES: IF HE IS ON BOARD.
TRY TO CONVINCE THE PILOT, ONLY HIM OR HER CAN REFUSE TO EMBARK HUSMAN.
To know more about the situation in Soudan: https://www.amnesty.org/en/countries/africa/sudan/ and https://www.hrw.org/africa/sudan 

If you are not nearby the airport, who you can write to:

Call on the Minister of the Interior to call for an end to the expulsion: sec.immigration@interieur.gouv.fr

Write a message or telephone the prefect of Pas-de-Calais, Fabien Sudry, responsible for the order to leave France that creates the ground for the deportation to happen, to ask him to cancel it:
Contact form: http://pas-de-calais.gouv.fr/Contactez-nous
Phone: 03.21.21.20.00

Contact the company Qatar Airways, or Turkish Airlines, that commonly lets deportation happen on their flights to countries such as Sudan. You can call its Paris office or go there to explain your point of view on their participation in these expulsions.
You can also contact them on facebook.

Example of message you can send – in French- to the authorities:

Monsieur le Préfet, A qui de droit,

Je vous alerte concernant le risque d’expulsion de M. Husman A., ressortissant soudanais enfermé au centre de rétention de Coquelles depuis le mois de février.
Le risque d’expulsion vers le Soudan est imminent, celle-ci étant prévue pour le 2 avril.
S’il est expulsé vers ce pays, il y risque la détention arbitraire, des traitements inhumains et dégradants, la torture ou une exécution extrajudiciaire.

Deux arrêts de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, datés du 15 janvier 2015 – A.A. c. France (n o 18039/11), A.F. c. France (n o 80086/13) – ont jugé que l’éloignement des requérants soudanais emporte violation de l’article 3 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme, eu égard aux risques avérés de traitements inhumains ou dégradants en cas de renvoi au Soudan. La Cour Européenne des Droits de l’Homme a jugé que les mesures d’éloignement prises à l’encontre des requérants soudanais étaient contraires à cet article.

Je souhaite également attirer votre attention quant à la détérioration actuelle de la situation sécuritaire au Soudan, telle que documentée par les rapports et articles d’Amnesty International et Human Rights Watch les mois derniers. En effet, ces instances mettent en avant les violations des droits de l’homme commises dans le cadre de la violente répression contre la population et les manifestants depuis décembre 2018. Cette répression a fait une soixantaine de morts, plus d’un millier d’arrestations et environ 2000 blessés. Les enlèvements et la torture sont pratiqués à grande échelle par les Services de Sécurité (NISS). Les soudanais expulsés sont interceptés et interrogés par les Services de Sécurité à leur arrivée au Soudan ; de nombreux témoignages confirment que, pour plusieurs ressortissants expulsés, leurs proches sont sans nouvelles d’eux depuis leur expulsion. Ils sont arrêtés, disparaissent, et à ce jour ont possiblement été tués. Omar Al-Bachir est toujours recherché pour crimes pour l’humanité, génocide et crimes de guerre, condamné par la Cour Pénale Internationale.

M. Husman A. s’est exprimé sur ses craintes en cas de retour, et son état physique et psychologique est extrêmement fragile. La mise en rétention l’a beaucoup affaibli et son état actuel le met en grand danger en cas d’expulsion.

Dans ces conditions et pour toutes ces raisons, l’expulsion vers le Soudan constitue une atteinte grave à la vie de cette personne. Le danger en cas d’expulsion est avéré.

Je vous demande de bien vouloir prendre en compte ces craintes, ainsi que les risques avérés d’emprisonnement, de torture et d’exactions sur les ressortissants soudanais en cas de retour.

Je vous demande donc de procéder à l’annulation de la décision d’expulsion et à la libération de monsieur Husman A.
Veuillez agréer, Monsieur le préfet, l’expression de mes salutations citoyennes.
XX

ONE PERSON DEPORTED TO SUDAN // UNE PERSONNE DEPORTEE AU SOUDAN

soudan

 

ENGLISH BELOW

Suite a nos articles d’alerte, nous relayons ici le communique du collectif ASUAD (Activists Sudanese United Against Dictatorships) que vous pouvez lire aussi sur leur page Facebook.

 

// WE DESERVE TO LIVE FREE AND EQUAL IN DIGNITY AND RIGHTS//

Nous avons appris il y a quelques jours l’expulsion de Gibril, escorté par la police française jusqu’au Soudan. Par mesure de sécurité, il aura probablement été attaché pour ne pas s’enfuir, baillonné pour ne pas crier, puis recouvert d’un casque pour rester anonyme. Probablement aussi drogué pour ne rester qu’un simple colis à livrer, car c’est ainsi que se déroulent les expulsions. Une mise en scène semblable au traitement des détenus dans le couloir de la mort.
En livrant des ressortissants soudanais à leur bourreau, la France devient complice de la dictature soudanaise!

Nous accusons la France du non respect de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme:
« Nul ne peut être exposé à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ».

Nous accusons la France du non respect de la Déclaration universelle des droits de l’homme pour certains demandeurs d’asile soudanais:

-Article 1: « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »
-Article 14 : « Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l’asile en d’autres pays. Ce droit ne peut être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations unies. »

Nous condamnons cette complicité, nous demandons à la France de cesser immédiatement toute expulsion vers le Soudan!

Nous exigeons la libérations des soudanais en attente d’expulsion!

Nous appelons le peuple français à se révolter avec nous et interpeller les autorités!

Nous ne sommes pas de dangereux criminels, nous voulons juste la liberté, la paix et la justice!

Faire pression sur le gouvernement
sec.immigration@interieur.gouv.fr, 01 49 27 49 27
premier-ministre@pm.gouv.fr

Interpeller par mail Fabien Sudry, le préfet du Pas-de-Calais pour lui demander d’annuler toutes les OQTF pour le Soudan , ou encore
Par téléphone : (+33) (0) 3.21.21.20.00
Par fax : (+33) (0)3.21.55.30.30
Via le formulaire de contact de la préfecture.

D’autres contacts utiles :
Ministre de l’Interieur Christophe Castaner
– c.castaner@senat.fr
– c.castaner@interieur.gouv.fr
Ou via ce formulaire: https://www.interieur.gouv.fr/…/Ecrire-au-ministre-de-l-Int…

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ENGLISH

After writing about the two people held in Coquelles detention center, we share here an open letter from ASUAD Collective (Activists Sudanese United Against Dictatorships) that you can also read on their Facebook page.

 

//// WE DESERVE TO LIVE FREE AND EQUAL IN DIGNITY AND RIGHTS! //

Few days ago, we learned about the deportation of Jibril, escorted by the French police to Sudan. For safety measure, he has probably been tied up , to not to run away, gagged to not scream, then covered with a helmet to stay anonymous. Probably also drugged to become a simple package to deliver, because this is how the deportations happen. Similar to the treatment of criminals on death row.
By delivering Sudanese nationals to their executioner, France becomes an accomplice of the Sudanese dictatorship!

We accuse France of the non respect of the European Convention of Human Rights Article 3 :
“No one shall be exposed to torture or to inhuman or degrading treatment or punishment”.

We accuse France of the non respect of the Universal Declaration of Human Rights for some Sudanese asylum seekers:

-Article 1: “All human beings are born free and equal in dignity and rights”
-Article 14: “In the face of persecution, everyone has the right to seek asylum and to benefit from asylum in other countries. This right can not be invoked in the case of actual prosecution based on a crime of common law or on acts contrary to the purposes and principles of the United Nations. ”

We condemn this complicity, we ask France to stop immediately any expulsion to Sudan!

We demand the release of Sudanese awaiting deportation!

We call on the French people to rise up with us and challenge the authorities!

ALERTE: RISQUE DEPORTATION VERS LE SOUDAN AUJOURD’HUI // ALERT: RISK OF DEPORTATION TO SUDAN TODAY !!

FRANÇAIS plus bas

soudan

collectif ASUAD
crédit photo: Jacob Khrist
/// URGENT!! DEPORTATION PLANNED TODAY!! ///

Jebril Seleman, one of the two Sudanese locked up in Coquelles detention center, was transferred this morning to Paris airport Charles De Gaulle to be deported TODAY to Sudan.
To deport Jebril Seleman to Sudan is to put his life in danger, in spite of the European Convention on Human Rights and recent reports from international NGOs.
We think he’ll be on a 15:05 Quatar Airlines flight to Doha, but we’re not sure. We were able to talk to him and he wants to resist deportation and asks for support.

 

HERE SOME YOU CAN DO TO SUPPORT HIM, that has already worked in the past:

Go to the airport: if you are nearby, you can go to the airport and distribute flyers to people on the check in for flights going to Sudan (warning: there is no direct flights so check for Quatar Airlines for Doha), and talk to them to explain there may be a person on their flight that is in danger and that they can stand up and ask the pilot not to take off with the person who is in danger on board.
Example of message to give out:
FRANCE SENDS PEOPLE BACK TO DEATH! 
In these days of protests and demonstration of solidarity and rage from many cities in Europe to highlight the repression of dictator aL-bAshir, France, the country of human rights, attempts to deport people back to Sudan.
Jebril Seleman may be on your flight, being forcibly deported to a dictatorship where he fears for his life.
YOU CAN HELP HIM. 
IF YOU SEE HIM, TRY TO TALK TO HIM DIRECTLY!
ALERT THE OTHER PASSENGERS AND THE CABIN CREW ABOUT THE SITUATION, WITNESS AND DOCUMENT WHAT’S HAPPENING.
AS A CLIENT, YOU CAN INFORM THE PILOT THAT YOU DO NOT WISH TO TRAVEL IN SUCH CIRCUMSTANCES: IF HE IS ON BOARD.
TRY TO CONVINCE THE PILOT, ONLY HIM OR HER CAN REFUSE TO EMBARK JEBRIL.

 

If you are not nearby the airport, who you can write to:

Call on the Minister of the Interior to call for an end to the expulsion: sec.immigration@interieur.gouv.fr

Write a message or telephone the prefect of Pas-de-Calais, Fabien Sudry, responsible for the order to leave France that creates the ground for the deportation to happen, to ask him to cancel it:
Contact form: http://pas-de-calais.gouv.fr/Contactez-nous
Phone: 03.21.21.20.00

Contact the company Qatar Airways, that commonly lets deportation happen on their flights to countries such as Sudan. You can call its Paris office or go there to explain your point of view on their participation in these expulsions.
You can also contact them on facebook.

Example of message you can send – in French- to the authorities:

Monsieur le Préfet, A qui de droit,

Je vous alerte concernant deux soudanais enfermés au centre de rétention de Coquelles, en vue de leur expulsion vers le Soudan, où ils risquent la détention arbitraire, des traitements inhumains et dégradants, la torture ou une exécution extrajudiciaire.

 

Jebril Seleman vient d’être transféré ce matin 20 mars à l’aéroport Charles de Gaulle, pour un renvoi imminent vers le Soudan.
Monsieur Abdalla Husman est encore au CRA, et risque le meme sort a tout moment.

Deux arrêts de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, datés du 15 janvier 2015 – A.A. c. France (n o 18039/11), A.F. c. France (n o 80086/13) – ont jugé que l’éloignement des requérants soudanais emporte violation de l’article 3 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme, eu égard aux risques avérés de traitements inhumains ou dégradants en cas de renvoi au Soudan. La Cour Européenne des Droits de l’Homme a jugé que les mesures d’éloignement prises à l’encontre des requérants soudanais étaient contraires à cet article.
Je souhaite également attirer votre attention quant à la détérioration actuelle de la situation sécuritaire au Soudan, telle que documentée par les rapports et articles d’Amnesty International et Human Rights Watch les mois derniers. En effet, ces instances mettent en avant les violations des droits de l’homme commises dans le cadre de la violente répression contre la population et les manifestants depuis décembre 2018. Cette répression a fait une cinquantaine de morts, plus d’un millier d’arrestations et environ 2000 blessés. Les enlèvements et la torture sont pratiqués à grande échelle par les Services de Sécurité (NISS). 
Dans ces conditions, tout renvoi vers le Soudan constitue une atteinte grave à la vie des personnes concernées, dont le danger en cas d’expulsion vers le Soudan – du fait même d’être expulsé – est avéré.
Ces deux personnes se sont déjà exprimées sur leurs craintes en cas de retour. Je vous demande de bien vouloir prendre en compte ces craintes, ainsi que les risques avérés d’emprisonnement, de torture et d’exactions sur les ressortissants soudanais en cas de retour.  Je vous demande donc de procéder à l’annulation de la décision d’expulsion et à la libération de monsieur Jebril Seleman et monsieur Abdalla Husman.
Veuillez agréer, Monsieur le préfet, l’expression de mes salutations citoyennes.

XX

FRANÇAIS
Jebril Seleman, l’un des resortissants soudanais enferme au CRA de Coquelles, a ete transfere ce matin a l’aeroport de Paris Charles De Gaulle pour etre deporte aujourd’hui dans un avion vers le Soudan.
Renvoyer Jebril Seleman au Soudan, c’est mettre sa vie en danger, au mépris de la Convention Européenne des Droits de l’Homme et des rapports récents des instances internationales.
On pense qu’il va etre sur l’avion Quatar Airlines 15:05 vers Doha, mais on n’en a pas la certitude. On a pu lui parler et il veut resister a la deportation et demande du soutien.
VOICI DES CHOSES QUE VOUS POUVEZ FAIRE:
Allez à l’aéroport: si vous êtes pas loin, vous pouvez aller à l’aéroport Paris Charles de Gaulles et distribuer des tracts aux passagers du vol pour le Soudan et leur expliquer la situation (attention: il n’y a pas de vol direct, regardez les departs Quatar Airlines par example pour Doha).
Exemple de message à partager:
LA FRANCE RENVOIE DES PERSONNES À LA MORT!
En ces jours de manifestations, de solidarité et de rage dans de nombreuses villes d’Europe pour dénoncer la répression du dictateur Al-Bachir, la France, pays des droits de l’homme, tente de renvoyer des personnes au Soudan.
Jebril Seleman est peut-être sur votre vol, déporté de force dans une dictature où il craint pour sa vie.
VOUS POUVEZ L’AIDER. Si vous le voyez, essayez de lui parler directement!
ALERTEZ LES AUTRES PASSAGERS ET L’ÉQUIPE DE CABINES SUR LA SITUATION, TEMOIGNEZ SUR CE QUI SE PASSE.
EN TANT QUE CLIENT, VOUS POUVEZ INFORMER LE PILOTE QUE VOUS NE VOULEZ PAS VOYAGER DANS DE TELLES CIRCONSTANCES: SI IL EST À BORD.
ESSAYEZ DE CONVAINCRE LE PILOTE. SEUL LUI OU ELLE PEUT REFUSER D’EMBARQUER JEBRIL.

 


Ce que vous pouvez faire – et cela a déjà marché par le passé (voir ici et ici) :

Faire pression sur le gouvernement
sec.immigration@interieur.gouv.fr, 01 49 27 49 27
premier-ministre@pm.gouv.fr
Interpeller par mail Fabien Sudry, le préfet du Pas-de-Calais pour lui demander d’annuler toutes les OQTF pour le Soudan, ainsi que sa décision d’expulser Gibril S. et monsieur A. , ou encore
Par téléphone : (+33) (0) 3.21.21.20.00
Par fax : (+33) (0)3.21.55.30.30
D’autres contacts utiles :
Ministre de l’Interieur Christophe Castaner

Ou via ce formulaire.

Écrire à la compagnie Qatar Airways, auprès de laquelle sont généralement réservés les vols pour les expulsion vers des pays comme le Soudan. Vous pouvez téléphoner à son agence de Paris ou vous y rendre pour expliquer courtoisement votre point de vue sur leur participation à ces expulsions.
Vous pouvez aussi l’interpeller sur facebook.

Lettre type pour les autorités:

Monsieur le Préfet, A qui de droit,Je vous alerte concernant deux soudanais enfermés au centre de rétention de Coquelles, en vue de leur expulsion vers le Soudan, où ils risquent la détention arbitraire, des traitements inhumains et dégradants, la torture ou une exécution extrajudiciaire.

 

Jebril Seleman vient d’être transféré ce matin 20 mars à l’aéroport Charles de Gaulle, pour un renvoi imminent vers le Soudan.
Monsieur Abdalla Husman est encore au CRA, et risque le meme sort a tout moment.

Deux arrêts de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, datés du 15 janvier 2015 – A.A. c. France (n o 18039/11), A.F. c. France (n o 80086/13) – ont jugé que l’éloignement des requérants soudanais emporte violation de l’article 3 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme, eu égard aux risques avérés de traitements inhumains ou dégradants en cas de renvoi au Soudan. La Cour Européenne des Droits de l’Homme a jugé que les mesures d’éloignement prises à l’encontre des requérants soudanais étaient contraires à cet article.
Je souhaite également attirer votre attention quant à la détérioration actuelle de la situation sécuritaire au Soudan, telle que documentée par les rapports et articles d’Amnesty International et Human Rights Watch les mois derniers. En effet, ces instances mettent en avant les violations des droits de l’homme commises dans le cadre de la violente répression contre la population et les manifestants depuis décembre 2018. Cette répression a fait une cinquantaine de morts, plus d’un millier d’arrestations et environ 2000 blessés. Les enlèvements et la torture sont pratiqués à grande échelle par les Services de Sécurité (NISS).
Dans ces conditions, tout renvoi vers le Soudan constitue une atteinte grave à la vie des personnes concernées, dont le danger en cas d’expulsion vers le Soudan – du fait même d’être expulsé – est avéré.
Ces deux personnes se sont déjà exprimées sur leurs craintes en cas de retour. Je vous demande de bien vouloir prendre en compte ces craintes, ainsi que les risques avérés d’emprisonnement, de torture et d’exactions sur les ressortissants soudanais en cas de retour.  Je vous demande donc de procéder à l’annulation de la décision d’expulsion et à la libération de monsieur Jebril Seleman et monsieur Abdalla Husman.
Veuillez agréer, Monsieur le préfet, l’expression de mes salutations citoyennes.
XX

 


///URGENCE. ON DIFFUSE ET ON ENVOIE POUR TENTER D’EMPECHER L’EXPULSION///

RISK OF DEPORTATION TO SUDAN / ALERTE, RISQUE DEPORTATION VERS LE SOUDAN

FRANÇAIS plus bas

Gibril is a person from Sudan detained since February, 26th, in the administrative detention center (CRA) of Coquelles (near Calais, just across the street of the EuroTunnel terminal). He was transferred there after having been arrested for a minor offence roughly a month before, and was made to see the embassy of Sudan in order to be deported to his home country, country that he fled to find freedom and safety.
As often happens for foreigners, especially but not only those without papers, regardless of the sentence given at the trial for the crime they are accused of, France delivers them an interdiction of territory justified by risks of public disorder.
Leave France, destination: Sudan.

A., older man from Sudan, was arrested during an attempt to cross to the UK and is also detained in Coquelles CRA as we write. Like Gibril, he has already been presented to the embassy, embassy that once recognized the person as from the country they represent, can deliver a document that allows the deportation to take place.

In these days of protests and demonstration of solidarity and rage from many cities in Europe to highlight the repression of dictator aL-bAshir, France, the country of human rights, attempts to deport two people back to Sudan. And that’s the ones we know about.
Despite the many reports on the situation in Sudan along the past years, it is not an isolated case, and several people have been deported also to other countries considered “not safe” such as Iraq and Afghanistan.

Thanks to the new Asylum Law, since January the amount of time that people can be detained has doubled from 45 to 90 days, which is to say 3 months.
Down with detention centers, prison-like places for people without “the right” documents. Support Gibril and A. and all other folks in detention.

a testimony from Gibril, published with his permission:
“Anything but not going back to Sudan. I am in danger there, for me is not safe.
I want to be free, I came here (in Europe) for this. I wanted to go to the UK but they arrested me in Calais because they said I committed a crime. I found it unjust, but it all went really fast. They put me in jail for around one month. Then they told me I was gonna be deported. But the punishment of that crime, I am sure still is not death sentence, because that is it if they deport me to Sudan.

 

What you can do:

Call on the Minister of the Interior to call for an end to the expulsion: sec.immigration@interieur.gouv.fr

Write a message or telephone the prefect of Pas-de-Calais, Fabien Sudry, responsible for the order to leave France that creates the ground for the deportation to happen, to ask him to cancel it:
Contact form: http://pas-de-calais.gouv.fr/Contactez-nous
Phone: 03.21.21.20.00

Contact the company Qatar Airways, that commonly lets deportation happen on their flights to countries such as Sudan. You can call its Paris office or go there to explain your point of view on their participation in these expulsions.
You can also contact them on facebook.

FRANÇAIS

Gibril est une personne soudanaise détenue depuis le 26 février dans le centre de rétention administrative (CRA) de Coquelles (près de Calais, juste en face du terminal EuroTunnel). Il y a été transféré après avoir été arrêté pour un délit mineur il y a environ un mois et a été contraint de se rendre à l’ambassade du Soudan pour être déporté dans son pays d’origine, pays qu’il a fuit pour chercher la liberté et la sécurité.
Comme cela arrive souvent aux étrangers, en particulier (mais pas uniquement) à ceux qui sont sans papiers, quelle que soit la peine prononcée au procès pour le crime dont ils sont accusés, la France leur impose une interdiction de territoire justifiée par des risques à l’ordre public.
Quitter la France, destination: Soudan.

A., un homme âgé du Soudan, a été arrêté alors qu’il tentait le passage pour rejoindre le Royaume-Uni. Il est également détenu au CRA de Coquelles au moment où nous écrivons. Comme Gibril, il a déjà été présenté à l’ambassade, qui, une fois qu’elle a reconnue la personne comme étant originaire du pays qu’elle représente, peut délivrer un laisser-passer permettant la déportation.

En ces jours de manifestations , de solidarité et de rage dans de nombreuses villes d’Europe pour dénoncer la répression du dictateur Al-Bachir, la France, pays des droits de l’homme, tente de renvoyer ces deux personnes au Soudan.
Malgré les nombreuses enquêtes publiées au cours des dernières années, il ne s’agit pas de cas isolés, et de nombreuses personnes ont été déportées vers le Soudan, ainsi que vers d’autres pays considérés “à risque”, tels que l’Irak et l’Afghanistan.

La nouvelle loi Asile a doublé la durée maximale de rétention administrative, passant de 45 à 90 jours, soit trois mois, au 1er janvier 2019.

A bas les centres de rétention, qui sont des prisons pour les personnes qui n’ont pas les “bons” documents. Soutenez Gibril, A. et tou-te-s les autres retenu-e-s.

Un témoignage de Gibril, que l’on publie avec son accord

“N’importe quoi mais pas retourner au Soudan. Je suis en danger là-bas,  je n’y suis pas en sécurité.
Je veux être libre, je suis venu ici (en Europe) pour ça. Je voulais aller au Royaume-Uni mais ils m’ont arrêté à Calais parce qu’ils disaient que j’avais commis un crime. J’ai trouvé cela injuste, mais tout s’est passé très vite. Ils m’ont mis en prison pendant environ un mois. Puis ils m’ont dit que j’allais être déporté. Mais la punition de ce crime, je suis sûr que ce ne doit pas être une condamnation à mort, alors que c’est le cas si on me déporte au Soudan
. “

 

Ce que vous pouvez faire – et cela a déjà marché par le passé:

Faire pression sur le gouvernement
sec.immigration@interieur.gouv.fr, 01 49 27 49 27
premier-ministre@pm.gouv.fr
Interpeller par mail Fabien Sudry, le préfet du Pas-de-Calais pour lui demander d’annuler toutes les OQTF pour le Soudan, ainsi que sa décision d’expulser Gibril S. et monsieur A. , ou encore
Par téléphone : (+33) (0) 3.21.21.20.00
Par fax : (+33) (0)3.21.55.30.30
D’autres contacts utiles :
Ministre de l’Interieur Christophe Castaner

Ou via ce formulaire.

Écrire à la compagnie Qatar Airways, auprès de laquelle sont généralement réservés les vols pour les expulsion vers de pays comme le Soudan. Vous pouvez téléphoner à son agence de Paris ou vous y rendre pour expliquer courtoisement votre point de vue sur leur participation à ces expulsions.
Vous pouvez aussi l’interpeller sur facebook.