A young girl died at the border // Une fillette meurt à la frontière

Cops and borders killed once again.

In the night from wednesday 16th to thursday 17th, a van driving on the E42 didn’t stop at a police control in the area around Namur (Belgium). The police started chasing them. In unclear circumstances the cops then shot the van. When the van was finally blocked, near Mons, 30 people (“migrants”, in the medias) were found inside, 4 of which were minors. Everybody was arrested, but a little kurdish girl, aged of 2 or 3, who died in the ambulance.

The autopsy gave as reason of the death a bullet found in the girl’s cheek (article in French).

The girl and her parents had been living in Grande Synthe (Dunkerque) and trying to cross to the UK for around a month. Many people that were close to the family and living in the same gym (opened by the town hall to shelter part of the migrant population of the area through winter) blocked spontaneously the A16 Thursday May 17 morning-midday in protestation (see in french here).

People are shocked and made angry by what happened.

We do not forgive, we do not forget.
We will remember you.

Open the borders, they kill and always will!

//////

Les flics et les frontières tuent une fois de plus.

Dans la nuit de mercredi à jeudi,une camionnette circulant sur la E42 a tenté d’éviter un contrôle de police dans la région de Namur (Belgique). S’en est suivi une course-poursuite, et, dans des circonstances troubles, la police a ouvert le feu sur le véhicule. Quand le van a finalement été arrêté dans la région de Mons, 30 personnes ont été trouvées à l’intérieur, parmi lesquelles 4 mineur-e-s.

Toutes ont été arrêtées, sauf une petite fille kurde, âgée de 2 ou 3 ans, décédée dans l’ambulance.

L’autopsie conclut que la fillette est décédée d’une balle trouvée dans sa joue.

L’enfant et ses parents habitaient à Grande Synthe, et tentaient le passage vers l’Angleterre depuis à peu près un mois. De nombreuses personnes proches de la famille et habitant le même gymnase (ouvert par la mairie pour abriter une partie des éxilé-e-s des environs pour l’hiver) ont bloqué spontanément l’A16 ce jeudi 17 mai toute la matinée, en signe de protestation (voir ici )

Les citoyen-ne-s, quelle que soit leur situation administrative, sont choqué-e-s et excédé-e-s par ce qui s’est passé.

Nous ne pardonnons pas, nous n’oublions pas.
Nous nous rappellerons de toi.

Ouvrez les frontières, elles tuent et tueront toujours!

Briançon. La frontière tue. La militarisation est son arme. / Chronique d’une mort annoncée.

Nous transmettons ces deux communiqués reçus du Refuge autogéré “Chez Jesus” – https://www.facebook.com/Chez-Jesus-Rifugio-Autogestito-362786637540072/

Autres sources d’information :

Version en italien ci-dessous.

Une femme est morte. Un cadavre sans nom a été retrouvé mercredi près du barrage de Prelles, dans la Durance, la rivière qui traverse Briançon.
Une femme noire, sans papiers, dont personne n’a déclaré la disparition. Un corps sans vie et sans nom, comme les milliers qui sont retrouvés dans le fond de la Méditerranée.
Cette mort n’est pas une disgrâce inattendue, ce n’est pas un hasard. La montagne, la neige et le froid n’ont rien à voir là-dedans.
Cette mort a été annoncée par l’hiver qui vient de passer, par la militarisation qui, ces derniers mois sévit dans ces montagnes et par les dizaines des personnes hospitalisées après les blessures causées par leur fuite vers la France. C’est une conséquence inévitable de la politique de fermeture de la frontière et de la militarisation.
Ce décès n’est pas une fatalité.  C’est un homicide, avec des mandataires et des complices bien faciles à identifier.
En premier lieu les gouvernements, leur politique de fermeture de la frontière, et chaque personne qui la soutient.
Gendarmes, police de l’air et des frontières, chasseurs alpins, et maintenant ces ridicules néofascistes de Génération Identitaire, qui patrouillent sur les chemins et les routes pour partir à la chasse aux migrants qui cherchent un passage par ces cols.  Ils traquent sur les sentiers et dans la neige avec des motoneiges ; les attendent dans la voiture, à l’affut, sur les routes qui amènent à Briançon et celles du centre-ville. Beaucoup des cas cet hiver de personnes blessées et conduites à l’hôpital font suite à des chutes dues aux fuites consécutives aux contrôles de police.
 Cette femme-là n’est qu’une des dizaines d’exilés qui, chaque jour, cherchent à aller en France pour continuer leur vie. Pour ce faire, elle a dû traverser à pied dans la neige, cette ligne imaginaire qu’ils appellent frontière. En effet, la possibilité de voyager par des moyens de transports sûrs lui a été refusée parce qu’elle ne disposait pas de papiers en règle et par la politique raciste de contrôle qui actent à la frontière. Après elle doit être descendue sur la route, parcourir les 17 kilomètres qui la séparaient de la ville. C’est pendant ce long trajet qu’elle doit être tombée sur un blocage de la police, comme les personnes refoulées le racontent souvent.  Le groupe avec lequel elle était, qui comme elle essayait de traverser la frontière s’est probablement dispersé à la vue de la Police ou de la Gendarmerie qui traquent les indésirables pour les attraper et les ramener en Italie : l’habituel jeu de l’oie cette fois a tué.
Cette femme sans nom doit avoir glissé alors qu’elle essayait de s’échapper et de se cacher, tuée par les contrôles policiers. L’autopsie qui aura lieu à Grenoble dans la journée de lundi nous permettra d’avoir des détails précis sur la cause de sa mort.

La frontière sépare et tue.
N’oublions pas qui sont les responsables.

11 mai, Refuge autogéré Chez Jesus

Chronique d’une mort annoncée

Une semaine est passée depuis la mort de B. Cinq jours depuis que le cadavre d’une jeune femme « peut-être migrante » a été retrouvé, dans le fleuve qui passe sous Briançon, la Durance.
Voici les faits.
Un groupe d’une petite dizaine de personnes part de Clavière pour rejoindre Briançon à pied. Nous sommes dimanche soir, et comme chaque nuit les exilé·e·s qui tentent d’arriver en France se trouvent obligé·e·s d’éviter la route autant que possible et de passer par la montagne pour éviter les contrôles d’identité.

Le groupe commence son chemin, et puis se sépare : la femme a des difficultés à marcher et a besoin d’aide et de soutien. Deux personnes restent avec elle, et les trois se détachent du groupe. Ils marchent sur la route, en se cachant dès qu’ils aperçoivent des lumières de phares ou entendent des bruits.

La police a mis en place une véritable chasse aux migrant·e·s, plus féroce que jamais ces derniers jours. Ils se cachent sur les sentiers, pour surprendre, torches en main, ceux qui tentent la traversée, et font des rondes en voiture sur les routes. Ils se postent aussi aux entrées de Briançon, et à côté des carrefours, mettant en place de réels postes de blocage.

Les trois personnes marchent pendant une quinzaine de kilomètres et se trouve à 4 ou 5 kilomètres de Briançon. A la hauteur de la Vachette, cinq agents de la police nationale les attendent. Ils surgissent de derrière les arbres à gauche de la route. Il est entre quatre et cinq heure du matin, Lundi 7 Mai. Les policiers se mettent à leur courir après. Le groupe se met en fuite, et entre dans le village de la Vachette. Un des trois réussit à se cacher, et les deux autres, un homme et une femme, courent sur la route. L’homme court plus vite, il cherche à attirer la police, qui parvient à l’attraper et le ramène directement en Italie.
La femme, elle, disparaît.
La police continue ses recherches dans le village de la Vachette pendant quatre heures. La rivière est en crue, et la police concentre ses recherches sur les rives de la Durance et autour du pont. Puis ils s’en vont. Cette façon de faire est tout à fait différents des pratiques habituelles de la police, pendant ces nuits de contrôle : en général, après avoir attrapé quelques personnes, ils ne recherchent les fugitifs et fugitives restant·e·s que pendant quelques dizaines de minutes.
Les recherches concentrées dans la zone du fleuve indiquent clairement que les policiers avaient compris que quelque chose de très grave avait eu lieu.
50 heures plus tard, Mercredi 9 Mai, un cadavre de femme est retrouvé bloqué à la digue de Prelles, à 10 km au Sud de Briançon. Il s’agit d’une femme d’1 mètre 60, aux longs cheveux noirs tressés. Des cicatrices sur le dos, un collier serti d’une pierre bleue.
Le Procureur de la République de Gap, Raphaël Balland, a annoncé la nouvelle le jour suivant, en précisant que « Cette découverte ne correspond à aucune disparition inquiétante. Pour le moment, nous n’avons aucun élément qui nous permette d’identifier la personne et donc de dire si il s’agit d’une personne migrante ».
Lourde déclaration du procureur. Les disparitions de personnes exilées ne sont donc pas inquiétantes, sous prétexte qu’on ne les signale pas ? Les soutiens de B. étaient au contraire très inquiets : mais comment se tourner vers la police pour déclarer des disparus, quand ils risquent d’être maltraités, et leurs soutiens réprimés ?
De plus, le procureur ment, car la police savait qu’une femme avait disparu après une poursuite.
Très peu de journaux ont relevé la nouvelle. Il semblerait que personne n’ait souhaité publier celle-ci. L’intérêt est d’ensevelir cette histoire, pour éviter un scandale face aux violences policières. Deux cas de femmes enceintes refoulées avaient déclenché des réactions publiques en mars dernier.
 Une enquête judiciaire a été ouverte et confiée à la gendarmerie afin de déterminer les circonstances du décès. Le magistrat a annoncé que « n’ayant pas d’éléments qui font penser à la nature criminelle du décès, une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de la mort ». Mais cela aussi est faux. La nature du décès est criminelle.
Ce n’est pas une mort accidentelle, ce n’est pas une erreur. Ceci est un homicide. Celui d’une jeune femme nigérianne de 21 ans.
Cinq policiers les ont poursuivis. Cette femme, B, est morte à cause d’eux et de la politique qui dirige, contrôle et légitime leurs actions.
B. est morte parce que la frontière ne peut pas être traversée en sécurité par les personnes sans papiers.
B. n’est pas morte à cause de la montagne, par erreur, elle n’est pas morte dans la neige cet hiver. Elle est morte parce qu’elle était en train d’essayer d’échapper à la police, qui s’adonne de façon toujours plus violente à la chasse aux migrant·e·s.
Elle a été tuée par ces cinq agents, comme le système de la frontière le leur ordonne.
Il s’agit d’un homicide avec des mandataires et des exécutants.  Le Procureur de Gap et la préfète sont autant responsables que les policiers qui l’ont tuée, compte tenu des directives assassines qu’ils donnent.
Les responsables sont aussi la magistrature et le tribunal, qui criminalisent les solidaires qui cherchent à éviter ces morts en rendant la traversée la plus sûre possible. Les responsables sont tous les politiciens qui fondent leur campagne électorale sur la différence de couleur de peau et de nationalité des personnes.
Si cela continue, les morts se multiplieront.

14 maggio, Rifugio Autogestito Chez Jesus

En italien

La frontiera uccide – La militarizzazione è la sua arma.

Una donna è morta. Un cadavere ancora senza nome è stato ritrovato mercoledì all’altezza della diga di Prelles, nella Durance, il fiume che scorre attraverso Briançon.

Una donna dalla pelle nera, nessun documento, nessun appello alla scomparsa, un corpo senza vita e senza nome, come le migliaia che si trovano sul fondo del Mediterraneo.

Questa morte non è una disgrazia inaspettata, non è un caso, non è “strana” per tanti e tante. Non c’ entra la montagna, né la neve o il freddo.

Questa morte è stata annunciata dall’inverno appena passato, dalla militarizzazione che in questi mesi si è vista su queste montagne e dalle decine di persone finite in ospedale per le ferite procuratesi nella loro fuga verso la Francia. È una conseguenza inevitabile della politica di chiusura della frontiera e della militarizzazione.

Questa morte non è una fatalità. È un omicidio, con mandanti e complici ben facili da individuare.

In primis i governi e le loro politiche di chiusura della frontiera, e ogni uomo e donna in divisa che le porta avanti. Gendarmi, polizia di frontiera, chasseurs alpins, e ora pure quei ridicoli neofascisti di Géneration Idéntitaire, pattugliano i sentieri e le strade a caccia dei migranti di passaggio da questi valichi alpini. Li inseguono sui sentieri e nella neve sulle motoslitte; li attendono in macchina in agguato lungo la strada che porta a Briançon e quelle del centro città. Molti i casi quest’inverno di persone ferite e finite all’ospedale in seguito alle cadute dovute alle fughe dalla polizia.

Quella donna era una delle decine di migranti che ogni giorno tentano di andare in Francia per continuare la propria vita. Per farlo, ha dovuto attraversare nella neve, a piedi, quella linea immaginaria che chiamano frontiera. Perché i mezzi di trasporto, sicuri, le erano preclusi data la mancanza di documenti e per la politica razziale di controllo che attuano al confine. Poi è scesa sulla strada, quei 17 chilometri che devono percorrere a piedi per raggiungere la città. È lungo quel tratto che deve essere inceppata in un blocco della polizia, come spesso viene raccontato dalle persone respinte. Probabilmente il gruppo di persone con cui era, che come lei tentava di attraversare il confine, si è disperso alla vista di Polizia o Gendarmerie alla ricerca di indesiderati da acchiappare e riportare in Italia, nel solito gioco dell’oca che questa volta ha ucciso.

Questa donna senza nome deve essere scivolata nel fiume mentre tentava di scappare e nascondersi, uccisa dai controlli poliziesci. L’ autopsia avverà a Grenoble nella giornata di lunedì, solo allora sarà possibile avere maggiori dettagli sulla causa della morte.

La frontiera separa e uccide.

Non dimentichiamo chi sono i responsabili.

11 maggio, Rifugio autogestito Chez Jesus

Cronache di una morte annunciata

È passata una settimana dalla morte di B. Cinque giorni dal ritrovamento del cadavere di una giovane donna, “forse una migrante”, nel fiume sotto Briançon, la Durance.
Questi i fatti.
Un gruppo di quasi una decina di persone parte da Claviere per raggiungere Briançon a piedi. È domenica sera, e come ogni notte i migranti che cercano di arrivare in Francia si ritrovano costretti a camminare per le montagne per evitare i controlli di documenti.
Il gruppo inizia il cammino e poi si divide, una donna fa fatica a camminare ed ha bisogno di supporto. Due persone stanno con lei, e i tre si staccano dal gruppo. Camminano sulla strada, nascondendosi alla luce dei fari di ogni macchina e a ogni rumore.  Infatti la polizia sta attuando una vera caccia al migrante, negli ultimi giorni più che mai. Oltre a nascondersi sui sentieri per sorprendere con le torce chi di passaggio e fare le ronde con le macchine sulla strada, hanno iniziato ad appostarsi sempre più spesso agli ingressi di Briançon e ai lati dei carrefour facendo dei veri posti di blocco.
Il gruppo di tre cammina per una quindicina di chilometri e si trova a 4-5 Km da Briançon. All’altezza della Vachette, cinque agenti della Police National sbucano fuori dagli alberi alla sinistra della strada. Sono le 4-5 del mattino di lunedì 7 maggio. I poliziotti iniziano a rincorrerli. Il gruppetto corre e entra nel paesino della Vachette. Uno dei tre si nasconde; gli altri due, un uomo e una donna, corrono sulla strada. L’uomo corre più veloce, cerca di attirare la polizia, che riesce a prenderlo e lo riporta in Italia diretto. La donna scompare.
La polizia prosegue per altre quattro ore le ricerche nel paesino della Vachette. Il fiume è in piena, e i poliziotti concentrano le ricerche sulle sponde della Durance e nella zona del ponte. Poi la Police se n’è andata. Questo operato si discosta totalmente dalle modalità abituali della Police Nationale, che nella prassi cerca i fuggitivi per non più di qualche decina di minuti. Le ricerche concentrate nella zona del fiume rendono chiaro che i poliziotti avessero compreso che qualcosa di molto grave era successo, a causa loro.
50 ore dopo, mercoledì, un cadavere di una donna viene ritrovato bloccato alla diga di Prelles, a 10 km a sud da Briançon. È una donna nigeriana, un metro e sessanta, capelli lunghi scuri con treccine. Cicatrici sulla schiena, una collana con una pietra blu.
Il Procureur della Repubblica di Gap, Raphael Balland, ha dato la notizia il giorno seguente, dicendo che “Questa scoperta non corrisponde a una scomparsa inquietante. Per il momento, non abbiamo nessun elemento che ci permette di identificare la persona e quindi di dire che si tratta di una persona migrante”. Pesanti le dichiarazioni del procuratore. Una scomparsa “non è inquietante” se non c’è una denuncia, e quindi se si tratta di una migrante? In più il procuratore mente, perché la polizia sapeva che una donna era sparita dopo un inseguimento. Ben pochi i giornali che hanno rilevato la notizia. Sembra che nessuno fosse molto interessato a far uscire la vicenda, anzi. L’interesse è quello di insabbiare questa storia, per evitare un ulteriore scandalo, dopo i due casi di respingimento di donne incinte, che possa scatenare una reazione pubblica davanti alle violenze della polizia.  Un’inchiesta giudiziaria è stata aperta e affidata alla gendarmeria al fine di determinare le circostanze del decesso. Il magistrato ha detto “non avendo elementi che fanno pensare alla natura criminale del decesso, un’inchiesta è stata aperta per determinare le cause della morte”.
Ma anche questo è falso. La natura del decesso è criminale.
Non è una morte casuale, non è un errore. Questo è omicidio. Erano cinque i poliziotti che li hanno inseguiti. Quella donna, B, è morta per causa loro e della politica di leggi che dirige, controlla e legittima le loro azioni. B. è morta perché la frontiera senza documenti non la passi in altro modo. Ma B. non è nemmeno morta a causa della montagna, per errore, e non è morta per la neve quest’inverno. È morta perché stava scappando dalla polizia che in modo sempre più violento si dà alla caccia al migrante. L’hanno uccisa quei cinque agenti, come il sistema di leggi che glielo ordina. Un omicidio con dei mandanti e degli esecutori. Il procuratore di Gap e la prefetto sono responsabili quanto i poliziotti che l’hanno uccisa, date le direttive assassine che danno. Responsabili sono le procure e i tribunali, che criminalizzano i solidali che cercano di evitare queste morti rendendo il più sicuro possibile il passaggio. Responsabili sono tutti i politicanti che portano avanti la loro campagna elettorale sulla pelle delle persone.
Se continuiamo così, i morti aumenteranno. È la militarizzazione che mette in pericolo le persone. La polizia, uccide.

14 maggio, Rifugio Autogestito Chez Jesus

Defend Freedom: solidarity with Eleonora, Teo and Bastien arrested in Briançon

defend freedom

From Self-organised Refuge Chez Jesus:

Today in the French town of Gap there will be a court hearing for the arrested comrades Eleonora, Teo and Bastien. They are accused of aiding illegal immigration in an organised band, for having participated in the solidarity march on Sunday.

This prosecution is an attack against the solidarity of exploited people.

We invite every one to show solidarity until their liberation.

Eleonora, Teo and Bastien free now!

#DEFEND FREEDOM

smash capitalism and its borders

300 march across the Italian border at Montgenevre

From comrades in Valsusa:

CROSSING THE BORDER – MARCH AGAINST THE FRONTIERS

Yesterday 22 April 300 people left Claviere, a small town in the Susa valley in the Italian Alps, to cross the border with France. The morning started with a meeting and discussion on “The Alps, the borders and resistance”, and then a shared lunch outside the self-managed Refuge Chez Jesus, a church hall occupied as a centre of solidarity with migrants. Then after the lunch we gathered, both migrants and people in solidarity, to cross the border together.

We walked together on the road that leads from Claviere, to Briançon on the French side. We were responding to the militarisation that in recent days has seen the border become completely blocked. But also to answer the action of the neo-fascists of “Génération Idéntitaire” who on Saturday mounted their own border post at the Colle della Scala pass. If the military and fascists want to block the borders, we will continue to fight to break them down.

In this last week, with the end of the tourist season, the Italian-French frontier of Montgenèvre has dropped its image of a ski resort to become a destination for dozens of soldiers here to train in the war hunting for migrants. These nights have seen serious ambushes in the woods against migrants by the military and gendarmes. The many attacks have meant dozens of people have become stuck in the Chez Jesus shelter, unable to pass the border. This, together with the neo-fascist presence at Colle della Scala, has led us to come together in numbers to break the blockade of those who are not welcome.

Yesterday we walked for 19 kilometers both on the mountain path and on the road. We resisted the attempts of the French police to interrupt our march, determined to reach the goal. We arrived in Briançon in the afternoon, 300 of us entering the city with choruses and slogans against borders, fascists and police checks. For once, no one was forced to hide in the night and the snow, to walk many miles only to be turned back by the police.

Our arrival in Briançon was the end of a good day of struggle. At six o’clock in the afternoon we arrived in the center of Briançon and the celebrations began.

At this moment, though, the police started their manhunt. We learnt that nine protesters were stopped in small groups when they were far from the main demonstration. The police stopped them on the pavement, put them against the walls, handcuffed them and took them away. Four people were released this morning. All the others are still in custody. The gendarmes also tried to take another comrade, who was knocked to the ground and beaten. Fortunately other comrades came to his aid and put an end to the attack.

The border is made up of uniforms, batons, tools to identify and select people. It is up to us to find the mechanism of this gear, and so destroy it.

We want the immediate release of all the comrades arrested.
The border is just an imaginary line. As we showed yesterday, it does not exist if we organise together to fight it.

FREEDOM FOR ALL THE ARRESTED COMRADES

 

Death at the border // Mort à la frontière

A 16 years old young Eritrean man succumbed to his wounds Wednesday, after having been hurt on the highway near Calais port, on last Friday, the 23, March.

This is the third known death from Calais border in 2018.

A memorial gathering was held yesterday at Parc Richelieu.

____________________________________________________________

Un jeune érythréen de 16 ans a succombé à ses blessures mercredi, après avoir été grièvement blessé sur la rocade portuaire le vendredi 23 mars.

Le rassemblement pour lui rendre hommage a eu lieu hier soir.

C’est le troisième décès connu à la frontière de Calais en 2018.

 

 

Solidarity with the #Stansted15

solidarity with stansted 15

On Monday the 19th of March, the trial of fifteen people involved in disrupting a Titan Airways deportation flight from Stansted airport in March 2017 will begin at Chelmsford Crown Court in Essex, UK. If found guilty, the maximum sentence they face is life imprisonment.

The fifteen defendants, from a coalition of three groups (End Deportations, Lesbians and Gays Support the Migrants, and Plane Stupid), sought to halt a deportation charter flight carrying 57 people to Nigeria by using tube lock-ons and a tripod to prevent the airplane from taking off. Their actions caused a 48-hour delay to the flight, which gave 34 of the 57 people scheduled to be deported time to pursue appeals and to be taken off the flight.

This action is the first time that a deportation charter flight has been prevented from leaving the UK through direct action on the runway, exposing a weakness in the British Home Office’s deportation infrastructure that could lead to future successful actions. It is also the first time that anti-terror legislation is being utilised to prosecute the use of non-violent direct action to halt a deportation charter flight from the UK. By threatening the Stansted 15 with the possibility of life imprisonment the British government wants to send a strong message and discourage meaningful resistance to their hostile environment. They do not want anyone to challenge the legally dubious and repugnant “deport first, appeal later” approach that the British Home Office is using.

From 8:30am on Monday 19th of March, people will be rallying outside Chelmsford Crown Court to support the defendants and to call for an end to all deportations. The trial is expected to last 4-6 weeks and the public gallery will be open during this time.

For more information:

https://enddeportations.wordpress.com/

https://twitter.com/EDeportations

https://www.facebook.com/EDeportations/

Death at the border // Mort à la frontière

A 25 years old young man was found dead, stabbed, in Calais yesterday afternoon, Saturday, 17 March.

This is the second known death from the Calais border in 2018. There will be a memorial gathering today Sunday, 6.30, at Parc Richelieu.


Un jeune homme de 25 ans, probablement afghan, a été trouvé mort à Calais hier samedi 17 mars en fin d’après-midi, poignardé.

C’est le deuxième décès connu à la frontière de Calais en 2018. Il y aura un rassemblement hommage ce soir, dimanche 18 mars, à 18.30 au Parc Richelieu.