A second night of clashes! / Une seconde nuit d’affrontements 06/01/2015

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At midnight on the 6th of January, refugees put logs and metal poles on the highway to block traffic and make it possible to access the backs of lorries going to the UK. Rapidly the police reduced the traffic on the motorway, temporarily closing the entire road. However people continued to gather on the edge of the Jungle to fight the police.

A large amount of tear gas was fired and the police adhered to thier usual strategy of launching the cannisters across a wide area far beyond the front entrance of the jungle, at the end of Rue Des Garennes, where people were gathered. The intent of the police to collectively punish people was clear. During the night there was also many injuries from tear gas canisters hitting people, causing burns and bleeding. The police’s use of CS gas on refugees has become normalised in the media and in the Jungle. The tear gas could be smelt across the entire camp and the cloud of toxic fume could be seen from far away.

As the fighting continued, the police deployed two water cannon and also the lethal force of rubber bullets, which injured two minors. They also fired salvos of tear gas cannisters ballistically, shooting them straight into the Jungle at head height, rather than firing them into the air to drop down.

If the injuries from this assault are difficult to quantify, it is easy to count the scores of respiratory problems, skin and eye irritations. The mass tear gassing also burnt and damaged multiple buildings. Once tear gas has contaminated buildings which are mostly made out of plastic canvas, the smell of it and the acrid taste it leaves in the back of the mouth are impossible to remove.

In spite of the heavy bombardment of chemical weaponry, lots of the people living in the jungle continued to show defience and to attack the police with stones. Cries of « fuck you police » rang out over the hum of generators and the concussion grenades. People also picked up still smoking gas pellets and threw them back at the police. As always, No Borders activists were present to record the police violence and administer Maalox to lessen the affects of the tear gas.

The amount of police, security forces, and resources deployed in Calais at the moment is staggering. Throughout the night several companies of CRS could be seen re-deploying over the motorway between Route Des Gravelines and Rue Des Garennes. Three water cannons were in place. Yet in the face of this brutal repression, people continue to attack and cross the border, and people continue to defy the police!

Le 6 janvier, à minuit, des réfugiés ont créé un embouteillage sur la rocade grâce à des barres de métal. Par ce moyen, ils espèrent monter à l’arrière des camions pour atteindre l’Angleterre. Rapidement, la police a mis en place un barrage filtrant pour réduire le trafic. Les réfugiés ont cependant continué à se réunir aux abords de la jungle au cours d’une bataille avec la police.

Un grand nombre de grenades lacrymogènes ont été projetées et la police de poursuivre sa stratégie habituelle en bombardant des zones éloignées du camp ainsi que l’entrée de la Jungle rue de Garennes où des personnes étaient rassemblées. La volonté d’une punition collective est évidente. Au cours de la nuit, de nombreuses blessures causées par les grenades lacrymogènes atteignant les réfugiés ont été constatées. Il s’agissait souvent de brulures et saignements. L’utilisation de ces gaz s’est normalisée, tant dans la Jungle qu’aux yeux des médias. Les gaz lacrymogènes ont été ressentis dans toute la Jungle et le nuage toxique était visible à une grande distance.

Alors que la lutte se poursuivait, la police a déployé deux canons à eau et employée la force létale par le biais de balles en caoutchouc, blessant par là même deux mineurs. Des salves de tirs tendus ont eu lieu, visant délibérément la tête des réfugiés au lieu de pratiquer des tirs en cloche comme le veut la loi.

Si le nombre exact de blessés est difficile à quantifier, il ne fait aucun doute des problèmes respiratoires, des irritations de la peau et des yeux liés à ces attaques. L’utilisation massive de ces grenades a causé nombre de blessures et endommagée des constructions. Une fois qu’une construction, souvent protégée par des bâches de plastique, a été contaminée par ces gaz, il devient impossible d’enlever l’odeur et l’atmosphère acide qui y règne.

En débit du bombardement massif d’armes chimiques, nombre de personnes vivant dans la Jungle ont continué à faire preuve de défiance et à riposter à la police en jetant des pierres. Des cris raisonnant d’un « Fuck You Police » ont été entendus malgré le bruit incessant des générateurs et des grenades assourdissantes. Certains ont aussi renvoyé sur la police des palais dont s’échappent le gaz lacrymogène. Comme toujours, les activistes No Borders étaient sur place pour enregistrer et capter les violences policières et administrer du Maalox pour diminuer les effets des gaz.

Le nombre de policiers, CRS et gendarmes déployés en ce moment à Calais est stupéfiant. Tout au long de la nuit, de nombreuses compagnies de CRS ont été vu se redéployer le long de la rocade entre la Rue de Gravelines et la Rue de Garennes. Trois camions a eau y étaient postés. Malgré la pression de cette répression brutale, les gens continuent à attaquer et franchir la frontière, continuent à défier la police!

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