A third night of clashes! 07/01/2016 / Une troisième nuit d’affrontements. 07/01/2016

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At midnight on the 7th January around 30 CRS officers were at the main entrance of the jungle, on Route de Garennes, stopping people from leaving. After a while the police moved into the edge of the Jungle in an attempt to provoke a violent response. Around six officers made their way into the entrance of the Jungle and proceeded to shoot tear gas canisters in front of themselves, creating a wall of poisonous fumes to mask their movements.

At this time there was also a crowd of people gathered to observe the police’s actions. Without any warning, the police fired a barage of tear gas directly and indiscriminately into the collected onlookers. They also used rubber bullets, shooting sproadically at people. Several shots hit people in the chest and head. Two water cannons were also present, waiting under the highway bridge on Route des Garennes.

The whole restaurant area at the front of the Jungle was filled with tear gas. The police’s actions were directly designed to provoke the crowd and some people from the Jungle responded by throwing rocks, cries of “Fuck you!” and their middle fingers. But again big areas of the Jungle, where people were sleeping, were filled with clouds of noxcious tear gas.

Later in the night the police’s actions on the other side of the Jungle, near Route de Gravelines, was a direct replica of previous nights. The police could be seen conducting their dirty buisness of harrasing refugees, side by side with a local gaggle of neo-nazi lapdogs. Fascists were seen throwing stones at refugees and launching fireworks into the Jungle and just like before, when people from the Jungle responded to the fascist threat, the police came to the aid of these small minded boneheads, showering their mutual enemy with salvos of tear gas. The actions of the police are now indiscriminate from the fascist militia set-up in the last few months under the auspices of the group Les Calaisien en Colere and with support from le Movement de Action Sociale. It is clear that the residents of the Jungle are now fighting a combined force of white supremasist thugs and local neo-nazis.

A minuit le 7 janvier environ 30 CRS étaient postés à l’entrée principale de la jungle, sur la route de Garennes, empêchant les gens de sortir. Après un moment, la police s’est avancée jusqu’au bord de la jungle, espérant provoquer une réponse violente. Environ 6 policiers se sont encore avancés et on tiré des grenades lacrymogènes devant eux, de manière à créer un mur de gaz toxique masquant leurs mouvements.

A ce moment, il y avait aussi une foule de gens rassemblés pour observer les agissements de la police. Sans aucun avertissement, la police a fait des tirs tendus de grenades lacrymogènes aux hasard sur les personnes rassemblées. Ils ont aussi utilisé des balles en caoutchouc, tirant sporadiquement sur les gens. Plusieurs personnes ont été touchées au torse et à la tête. Deux camions avec canon à eau attendaient sous le pont sur la route de Garennes.

La totalité de la zone des restaurants a été remplie de gaz. Les actions de la police étaient déstinées à provoquer la foule, et quelques personnes ont répondu en jettant des pierres, en criant “Fuck You !” ou en levant leurs majeurs. Mais encore, de grandes zones de la jungles où dormaient des gens ont été infestées par des nuages de gaz toxiques.

Plus tard dans la nuit, les actions de la police de l’autre côté de la jungle, près de la route de Gravelines, étaient une répétition des nuits précédentes. Les policiers ont été vus en train de faire leur sale boulot de harcelement des réfugié.e.s, main dans la main avec le troupeau local de roquets néo-nazis. Les fascistes ont été vus jettant des pierres sur les gens et des feux d’artifices en direction de la jungle et comme les nuits précédentes, lorsque les gens ont répondu à la violence des fascistes, la police est venue protéger ces stupides bouffons, arrosant copieusement leurs ennemis commun de gaz lacrymogène. Les agissements de la police n’ont dorénavant plus rien de différent de ceux des milices fascistes qui se sont montées ces derniers mois sous la coupe du groupe Les Calaisiens en Colère et avec le soutien du Mouvement Action Sociale. Il est clair que les habitants de la jungle doivent maintenant se défendre contre une force combinée de loubards suprémacistes blancs et de néo-nazis locaux.

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