Category: Nouvelles – Français

Traffic Gas

Yesterday, around 5 PM, a group of migrants from the jungle managed to
cross the fence towards the port of Calais. The French riot police tried
to stop them using tear gas. The police kept shooting tear gas grenades
against the migrants who tried to reach the fence which protects the
road leading to the port. Soon, the police started shooting at a longer
range, hitting indiscriminately the people in the streets of the jungle.
One person was wounded, probably because he was hit by one of the grenades.

The shooting kept going until well past 6 PM.

There were again traffic jams this morning and this afternoon in the jungle. Once again the police arrived with excessive force, using gas and the water-cannon.


Hier, autour de 17h, un groupe de migrants partis de la jungle ont
réussi à franchir le grillage en direction du port de Calais. Les CRS
ont essayé de les stopper en utilisant des grenades lacrymogènes. Les
policiers ont continué à lancer des lacrymogènes sur les migrants qui
cherchaient à atteindre le grillage qui protège la route qui conduit au
port. Peu après, les CRS ont commencé à lancer à plus grande distance,
en frappant sans distinction dans les rues de la jungle. Une personne a
été blessée, probablement touchée par l’une des grenades.

Le lancement a continué jusqu’à après 18h.

Il y as eu de nouveau des bouchons ce matin et cette après-midi près de la jungle. De nouveau la police est arrivée en faisant un usage excessif de la force en usant du gaz et le canon à eau.

 

Appel à solidarité avec les squateuse-eur.s de calais / Call out for solidarity with calais squatters

FR (EN Bellow)

Ce Lundi 28 Mars 2016, 8 ami-es qui squattaient un bâtiment à Calais sont toujours détenus pour avoir osé défier la « tolérance zéro envers les squats » dans cette ville ouvertement ségrégée (cf. leur communiqué).

Les chefs d’inculpation qui les visent : violation de domicile et dégradation. Or ce bâtiment était vide depuis de nombreuses années, et les dégradations ont été commises par les forces de police. En effet avec l’aide de l’adjoint au maire M Mignonnet ils ont procédé à l’expulsion illégale en défonçant une fenêtre et en enfonçant la porte pour pénétrer à l’intérieur du bâtiment sans avoir attendu la plainte du propriétaire.

Mardi 29 Mars à 14h aura lieu une audience publique pour les 8 ami-es au tribunal de Boulogne devant le juge des libertés et de la détention. Nous lançons un appel à soutien face à cette répression d’État contre ceux et celles qui agissent pour la solidarité et l’humanité, avec les sans voix.

En ces temps où la liberté est érodée par l’État pour faire place à la peur, au contrôle et à la violence, il est important de se tenir ensemble, contre l’injustice de ce qui se passe en France et en Europe, le racisme et le fascisme qui se déguise en démocratie et en liberté.

On appelle à soutien le Mardi 29 Mars à 14h pour l’audience devant le JLD et le Mercredi 30 Mars à 14h à Boulogne encore pour la comparution immédiate.

Nous vous tiendrons au courant.

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EN

Today Monday 28 March 2016, 8 friends who squatted a building in Calais are still under arrest and are in prison, their crime, daring to defy the ‘zero-tolerence of squats’ in this overtly segregated city.

Read their Statement

The charges against them are : violation of domicile and voluntary degradation. These are ridiculous charges because the building was empty since many years, and the degradation was made by the police when they proceeded to the illegal eviction. With the help of the deputy mayor they smashed up a window and battered down a door to get inside the building, not even waiting for a complaint filed by the owner.

Tuesday 29 March at 14h there will be a public hearing for the 8 friends at the court in Boulogne in front of the judge of liberty and detention. We call out for support and solidarity in the face of this repression of the state against those who act out of solidarity and humanity, with those who have no voice.

At this time when liberty is being eroded by the state and replaced with fear, control and violence, it is important to make a stand together against the injustice of what is taking place in France and Europe, rascim and fascism in the guise of democracy and freedom.

We call for support Tuesday 29th March 14h for the public hearing in front of the JLD and Wednesday 30th March at 14h also in Boulogne for the comparution immediate. We will keep you updated.

Un toit pour tout.e.s! A Roof For Everyone!

(In English below)

**Nous sommes un groupe de personnes de différents pays et horizons politiques qui luttons pour le droit au logement pour tous, peu importe son origine. Ce dimanche 27 mars 2016 nous occupons publiquement l´ancien foyer « Le moulin blanc » au 20 rue Eustache de Saint Pierre/ 7 rue des prêtres  à Calais. Nous vous invitons à venir soutenir cette occupation. Votre présence sur place serait fortement appréciée, voire recommandée pour le succès de cette action. Vous êtes les bienvenus autour d´une tasse de thé !**

Le logement est un droit, et non un privilège. Chacun mérite un endroit chaud, sec et sûr pour vivre,  quelque soit son âge, son origine, son genre, sa sexualité, sa classe sociale ou sa situation migratoire.

Squatter est une action qui fait sens dans le contexte de Calais, ville qui rassemble des milliers de personnes sans abris et un grand nombre d’habitations inoccupées. De nombreuses personnes avec et sans papiers, ont passé des hivers à la rue depuis la fermeture du centre de Sangatte. Aujourd’hui, la situation va de mal en pis.

La ségrégation sévit à Calais. En 2015, le gouvernement a évacué tous les squats .occupés par des sans abris et refoulé leurs habitants dans un ghetto à des kilomètres du centre ville.

Maintenant même ce ghetto de la périphérie est attaqué. Ces derniers mois, nous avons été témoins de la destruction de la moitié sud de la jungle où habitaient plus de 2000 individus. Certaines personnes ont quitté Calais. Beaucoup ont déménagé vers la zone nord de la « jungle » qui est désormais surpeuplée, situation engendrant une  proximité forcée qui augmente les risques d’incendies et les tensions entre les communautés. D’autres vivent désormais dans les rues de Calais. Pour toutes ces raisons, nous soutenons la création d’un espace d’accueil des sans abris à Calais, pour qu’ils puissent se reposer et récupérer de la vie éreintante de la jungle.

Pour toute personne qui ne ressemble pas à un européen, le message de la police est très clair : sa place  est dans la “jungle”. Ceux qui osent se rendre au centre-ville risquent désormais de sévères attaques fascistes. De nombreuses personnes se sont faites tabassées ou ont disparues.  Le 12 mars 2016, un groupe de 130 personnes a bloqué les trois ponts qui relient le centre-ville à la jungle empêchant les migrants de rentrer dans la ville.  Le message est évident : vous n’êtes pas les bienvenus.

Nous sommes réellement préoccupés par les faits suivants : la destruction systématique des abris et la ségrégation qui existe au sein de cette ville, nous rappellent un sombre épisode historique. En conséquent créer des lieux de vie dans la ville, pour les personnes qui ont été obligées de vivre dehors, est un acte peut être illégal mais légitime.

Nous avons porté notre choix sur un ancien refuge pour personnes sans abris qui est vide depuis plusieurs années! En rendant à cet espace sa fonction originelle, nous pointons du doigt l’échec du gouvernement quant à l’hébergement de personnes sans abris à Calais, et tentons de montrer que lorsque les personnes sans abris et ceux qui les soutiennent travaillent ensemble, nous parvenons à créer des initiatives réellement inspirantes.

Loi sur le logement :
Article L 345-2-2 : Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale à accès, à tout moment à un dispositif d’hébergement d’urgence.
Cet hébergement d’urgence doit lui permettre, dans des conditions d’accueil conforme à la dignité de la personne de bénéficier de prestations assurant le gîte, le couvert et l’hygiène, une première évaluation médicale, psychique et sociale, réalisée au sein de la structure d’hébergement ou, par convention, par des professionnels ou des organismes extérieurs et d’être orientée vers tout professionnel ou toute structure susceptibles de lui apporter l’aide justifiée par son état, notamment un centre d’hébergement ou de réinsertion sociale, un hébergement de stabilisation, une pension de famille, un logement-foyer, un établissement pour personnes âgées dépendantes, un lit halte soin santé, ou un service hospitalier.

S´il vous plaît, signez aussi cette pétition  et faites la circuler dans vos réseaux :

http://www.ipetitions.com/petition/support-squatters-rights-in-calais

Le collectif «Salut ô toit »

Email : un_toit@riseup.net

 


 

**We are a group of people from different countries and different political backgrounds who are fighting for the right to housing for everyone, whatever their origin. This Sunday, 27th March 2016 we publicly occupy the old Foyer (homeless shelter) « Le moulin blanc »  on 20 rue Eustache de Saint Pierre/ 7 rue des prêtres in Calais. We would like to invite you to come and support this occupation. Your presence would be strongly appreciated, even recommended to ensure the success of this action. You are welcome to come drink a cup of tea with us.**

Housing is a right, not a privilege. Everyone deserves a warm, dry, safe and secure places to live regardless of age, race, sexuality, gender, class or immigration status.

Squatting is a logical action in Calais, a city where there are many thousands of homeless people and a large quantity of empty homes. People with and without papers have spent winters on the streets since the closure of Sangatte, and still the situation in Calais gets worse.

Calais is a segregated city. The government closed all migrant squats during 2015 and banished the people living in them in to a ghetto kilometers outside the city center.

Now even the ghetto outside town is under attack. Over the past month we have witnessed the destruction of the southern half of the “jungle”, which was home to over 2,000 people in Calais. Some of these people have left Calais, many of them have moved to the overpopulated north (half of the “jungle”), with increased fire risks and tensions between communities living in close proximity. Some are now living in the streets around Calais. And, therefore, we support the creation of a space for those who are homeless in Calais, to rest and recuperate.

The police makes it very clear to anyone who doesn’t look European that the place they belong to is the “jungle”. People who dare to go back to the city risk very heavily physical fascist attacks. People get beaten up or disappear. On the 12.3.2016 a group of 130 people blocked three bridges that lead to the city center from the “jungle”, stopping migrants from entering the city.
The message is clear: You are not welcome!

We are very concerned about both these facts: the systematic destruction of shelter and the segregation of the city, that reminds us on dark history. Therefore the creation of living spaces in the city, for people who are forced to live on the street, is maybe by law, illegal, but in light of the situation, more then legitimate.

The building that was chosen for that was a homeless shelter which has been left empty for many years! By transforming this space into what it was originally intended for, we are both highlighting the governments moral failure to provide adequate accommodation for the homeless people in Calais and showing that when we as homeless people and supporters work together, we can create something truly inspirational.

The law on accommodation :
* ARTICLES L 345-2-2 345-2-3 AND CODE OF SOCIAL ACTION AND FAMILIES *
“Every homeless person in distress, with medical, psychological and social problems, at any time, must be given access to an emergency shelter

Please also sign and spread the petition amongst your networks in support of the occupation:
http://www.ipetitions.com/petition/support-squatters-rights-in-calais
The Collective «Salut ô toit »

Email : un_toit@riseup.net

Rassemblement / Gathering in Lille – 2016/03/18 – 18:30 – Place de la république

Gathering place de la république in Lille against the eviction of the jungle in Calais
Friday march 18 2016 at 6.30pm
Location : Lille Centre – Place de la République
Metro République Beaux-Arts
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Rassemblement place de la république à lille contre l’expulsion du bidonville d’État à calais
L’appel : http://lille.demosphere.eu/rv/4039Vendredi 18 mars 2016 à 18h30
Lieu : Lille Centre – Place de la République
Métro République Beaux-Arts

Manifestation de solidarité avec les inculpé-e-s du 23 janvier

LA FRONTIERE TUE, LA FRONTIERE ENFERME

RASSEMBLEMENT CONTRE LA REPRESSION

Samedi 23 janvier 2016, entre 2000 et 3000 personnes, habitant-e-s du bidonville de Calais, militant-e-s sans ou avec papiers, associatifs et personnes solidaires ont défilé de la jungle au centre-ville de Calais.

Lundi 22 février 2016, 8 de ces manifestants passeront en procès a 14h au tribunal de grande instance de Boulogne-sur-mer. Ce procès est la preuve de la volonté de l’État de briser toute forme de lutte politique provenant des seuls pour lesquels la frontière est fermée.

En effet, lors de cette manifestation, plusieurs centaines de personnes, principalement habitant-e-s du bidonville, ont spontanément décidé de passer outre les murs grillagés du port et d’embarquer sur le si bien-nommé Spirit of Britain. L’occupation du ferry aura duré plus de trois heures et aura entraîné la fermeture du port tout au long de l’action. Si 6000 personnes peuvent rester des mois dans un camp de fortune attaqué et gazé quotidiennement par la police, il paraît évident que le directeur du port et l’économie transfrontalière ne sauraient patienter 3 heures de fermeture de la frontière….

L’État n’aura pas trop apprécié de voir tous ses efforts de militarisation mis à mal en quelques instants et a trouvé nécessaire de faire un exemple. Ainsi, sur plus de 30 personnes arrêtées samedi soir, beaucoup de personnes sans les bons papiers ont été placées au CRA de Coquelles puis relâchées peu à peu le lendemain. 3 ressortissantes italiennes ont été placées au CRA de Lille sous OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français), qui a, après plus de 3 jours de détention, été abandonné par le préfet (pour éviter un procès condamnant cette pratique). 12 personnes ont été placées en GAV, 4 sont sorties au bout de 24 heures, 8 sont restées en détention provisoire dimanche soir et sont passées en comparution immédiate le lundi 25 janvier. Ces 8 derniers sont accusés, pour deux d’entre eux de de favoriser l’embarquement ou le débarquement d’un passager clandestin ou de le dissimuler et, pour les 6 autres de s’introduire frauduleusement sur un navire avec l’intention de faire une traversée de long cours ou de cabotage international. Comme par hasard, les deux premiers, de nationalité française, ont été libéré dans l’attente de leur procès reporté au 22 février prochain , avec une mesure d’interdiction du territoire dans la région, alors que les 6 autres, afghans, soudanais et syriens, vont passer un mois en détention au centre pénitentiaire de Longuenesse.

Outre la preuve renouvelée que la justice pratique sans complexe une application raciste des peines, c’est aussi plus largement un nouvel acte de criminalisation du passage de la frontière et des gens qui comptent le soutenir. Cela s’inscrit aussi dans le contexte d’intensification des violences policières à Calais, de la militarisation de la frontière, d’expulsion planifiée du bidonville, et plus largement du harcèlement des populations migrantes dans toute l’Europe.

Nous exigeons :

  • L’abandon des poursuites judiciaires
  • La libération immédiate de toutes les personnes enfermées
  • La fermeture de tous les centres de rétention
  • La régularisation de toutes les personnes sans-papiers.
  • La liberté de circulation et d’installation

Détruisons tous les murs, du port à la prison !

Rendez vous le 22 février à partir de 13h30 devant le TGI de Boulogne-sur-mer

Crise humanitaire à Calais ! / Humanitarian Crisis in Calais Now !

Crise humanitaire à Calais.

Une crise humanitaire se déroule actuellement à Calais. Les exilé-es ne reçoivent pas assez de nourriture pour manger. Le Centre Jules Ferry fourni seulement un repas par jour à la moitié des exilé-es (1800 repas par jour). Le Centre est également extrêmement loin des lieux de vie à l’ouest de la ville , ce qui rend la situation alimentaire encore pire dans ces lieux de vie. Il y a seulement deux points d’eau pour les exilé-es dans la ville, l’un est au Squat Galloo (une lance à incendie) et l’autre au Centre Jules Ferry (trois robinets), pas de point d’eau pour le camp plus à l’ouest. Dans Jules Ferry le point d’eau est très loin, il est difficile de transporter de l’eau pour toutes les personnes vivant sur le Bidonville autour du centre. Les gens ont besoin davantage de tentes pour dormir, mais il n’y a pas plus de tentes à distribués. Il y a aussi pas assez de capacités de soins médicaux pour traiter tout le monde qui en a besoin. Plus de cent femmes vivent dans les jungles sans aucun accès à la structure censé les mettre à l’abri (pas d’accès séparé pour elles aux repas ou aux installations sanitaires). Un nombre encore plus grand de mineurs isolés vivent dans les jungles sans aucun suivie particulier.

Les autorités sont très désireuses de construire de nouvelles clôtures et d’isoler les personnes en dehors de la ville , mais sont incapable ou refuse de fournir suffisamment de ressources pour couvrir les besoins humains fondamentaux dans le dénis total des droits humains.

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Humanitarian Crisis in Calais Now

There is a Humanitarian crisis is happening in Calais at this very moment. People are not getting enough food to eat. The Jules Ferry Centre is only providing one meal a day to only half of the migrants (1800 meal a day). The food situation is even worse for people who stay in the western part of the city as the Jules Ferry Centre is very far. There are only two places in the city where people can get water, one in Galloo and the other in the Jules Ferry Centre, none near the western camp. In Jules Ferry the water point is very far to carry water for many people who stay in the jungle around the center. People need more tents to sleep in, but there are no more tents to be distributed. There is also not enough medical supplies or personel to treat everyone in need. Over one hundred women live in the jungles outside of the center and do not have acsess to the womens shelter which is already filled to capacity. The are forced to que with thousands of men to use the same sanitation facillities. There is also now a large poppulation of children under the age of 18 in the jungles who are living and traveling alone without any support.

The authorities were very keen to build new fences and segragate people outside the city, but are unwilling to provide enough resources to cover even their basic human needs in a total denial of their humans rights.

VIDEO Violences policiere juste apres la visite de M. Cazeneuve a Calais (4 mai 2015)

Ces images ont été capturées le 5 mai 2015, dès 8h du matin et tout au long de la journée, sur la branche d’autoroute menant au port ferry de Calais (A216). Ce sont juste quelques exemples du quotidien : l’ordinaire de la brutalité policière à l’encontre des candidats au passage entre Calais et l’Angleterre, qui tentent de se dissimuler dans les camions. Calais Migrants Solidarity entend aussi rappeler les conditions difficiles dans lesquelles ce travail peut être réalisé.

1- à 0’12, Trois membres des Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) forcent une personne qui s’était cachée dans un camion à repasser de l’autre côté de la barrière. L’un d’entre eux pousse violemment une personne et la projete ainsi vers le bas-côté. A la fin de la séquence (0’22”) un second policier décharge une salve de gaz lacrymogène à l’aide d’un spray alors que les deux exilés étaient déjà en train de fuir.

2 – à 0’28”, Un CRS évacue une personne qui s’était cachée dans un camion, et le projette violemment de l’autre côté de la glissière de sécurité.

3 – A 00’42”, Sur la bretelle d’autoroute A16, en direction de l’Eurotunnel. Une voiture de police ralentit et décharge une salve de gaz lacrymogène en passant à proximité d’un groupe de migrants se trouvant de l’autre côté de la barrière, comme pour les dissuader d’essayer de la franchir.

4 – à 00’51”, Une personne est violemment projetée à terre, hors du camion. Un membre des CRS la poursuit, lui assène plusieurs coups de pieds au sol. L’homme parvient à se relever et tente de s’enfuir, mais reçoit alors de nouveau coups de pieds et coups de poing. à 1’09, nouvelle salve de gaz lacrymogène par son collègue, à gauche sur l’image.

5 – à 1’15”, Un CRS évacue une personne qui s’était cachée dans un camion, et le projette violemment de l’autre côté de la glissière de sécurité.

6 – à 1’24”, Un CRS menace de sa matraque et court en criant afin de faire fuir un groupe de migrants, comme par jeu.

7 – 1’40” : Scène filmée le 22 avril 2015 à proximité de la bretelle de l’A16 et de l’Eurotunnel. Un des cameramen du groupe filmant les violences policières est poursuivi par la police, immobilisé et encadré par plusieurs policiers, il est jeté à terre, un genou sur sa tête.

8 – 1’55” : Un CRS frappe la glissière de sécurité avec sa matraque, menaçant un groupe de migrants.

Rappelons qu’en janvier dernier, l’ONG Human Rights Watch avait publié un rapport dénonçant les violences policières, entraînant une réaction condescendante, dénégatrice du ministère de l’Intérieur (“le Gouvernement déploie des réponses globales et adaptées.”).

http://www.hrw.org/fr/news/2015/01/20/france-les-migrants-et-les-demandeurs-dasile-victimes-de-violence-et-demunis

http://www.interieur.gouv.fr/Actualites/Communiques/Accusations-publiques-contre-les-forces-de-l-ordre-formulees-par-l-association-Human-Rights-Watch

Plus d’information :

(EN/FR) https://calaismigrantsolidarity.wordpress.com/

(FR) https://passeursdhospitalites.wordpress.com/

 

Un mois de décembre à Calais

(english below)

L’hiver est arrivé avec ses tempêtes et ses averses. Les grandes jungles et le squat de Galloo sont toujours là ; la jungle de Tioxide a vu le jour de deux restaurants, d’une école,d’ une église, dune mosquée et d’un magasin ! (voir plus bas les infos sur les expulsions à venir). Environ 2000 personnes vivent dans ces différents endroits. Un hangar a été ouvert certaines fois pendant les nuits de grand froid avec 350 lits. Il est situé loin du centre-ville et même lorsqu’il est ouvert, ses horaires d’ouverture réduits ne le rendent pas accessible facilement.

Le mois de décembre a vu un grand nombre de violence policière, concentrée sur les parkings pour camions et les embouteillages en direction de l’euro tunnel et du port. Les attaques ont été sporadiques et les tabassages apparement aléatoires. Leur but étant de décourager les migrants d’essayer de traverser pour l’angleterre et d’exprimer le racisme policier. La police a repoussé des réfugiés dans la circulation venant en sens inverse, a cassé beaucoup de membres et a fait l’utilisation régulière de gazs lacrymogènes à bout portant. Elle a détruit systématiquement les caméras et appareils photos lorsque des gens ont essayé de filmer ces actes de violence illégale.

Les personnes arrêtés dans les rues voisines des jungles ont souvent été emmenées dans des centres de détention très loin de Calais, comme à Rennes, Metz, Nîmes, Strasbourg ou Paris. Certaines personnes ont même été transportée vers ces centres en avion, en passant par l’aérodrôme de Marck (à côté de Calais).

La frontière implique de nombreuses formes de violence. Les contrôles des mouvements migratoires trangressent les droits des femmes, au travers du racisme et du sexisme, ce qui fait que ces deux systèmes d’oppressions s’entrecroisent étroitement.

L’hôpital de Calais refuse de pratiquer des avortements sur les migrantes, et s’explique sur cette décision de manière plus que lâche. La direction du service base en effet sa décision sur une loi qui dit que l’on a pas le droit de venir séjourner en France dans le but d’avorter. Manifestement ce n’est pas du tout le cas des femmes dormant dans les jungles de Calais ! Les femmes qui ne peuvent pas prouver avoir un lieu de résidence officiel en France sont systématiquement renvoyé vers l’hôpital de Grande Synthe, qui se trouve à 50km. Ils prétendent agir de cette manière pour la sécurité des femmes concernées, puisque l’avortement est censé être un « acte médical spécifique » (bien qu’il s’agisse d’un acte médical comme n’importe quel autre, avec très peu de risques). Ils affirment que c’est trop dangereux pour les femmes de retourner dans la jungle après l’intervention. Oui, bien sûr, rester enceinte contre leur propre volonté est plus sain et plus sûr pour ces femmes…

Après la création d’un dossier à ce sujet relayé par plusieurs associations, l’hôpital devrait être rappelé à l’ordre par le ministère de la santé, la pratique sélective de soins médicaux étant complétement illégale !

Quoi qu’il en soit tout ne fut pas sombre durant ce dernier mois. Il y a eu plusieurs moments festifs, une manif pour la journée internationale des migrants le 18, deux petites soirées de Noël dans les jungles et une grosse fête pour le Nouvel An au squat de Galloo. La manif a été organisée par plusieurs associations en réponse au « mur de la honte » : une grande barrière de sécurité installée par le gouvernement anglais pour rendre plus efficace la surveillance du port des ferrys. Cette barrière avait déjà utilisée pour le sommet de l’OTAN à Cardiff. La manifestation a été une réussite avec plus de 1000 participants. Toutes les soirées se sont déroulées dans la bonne humeur, avec aucun acte de violence de la police ni d’autres incidents – seulement des danses endiablées sur une play-list très variée et super ambiance générale !

A quoi doit-on s’attendre en janvier ?

[ A partir de la semaine prochaine, le cours d’auto-défense pour les femmes, trans* et queers va commencer ! Chaque mercredi à 14h au Centre Social Espace Fort Yves (2B rue d’Ajaccio). On espère ici que cours va prendre place de manière régulière – on est toujours a la recherche de profs qui ont envie de se joindre au projet et d’intervenir lors d’un ou de plusieurs cours ! ]

Un avis d’expulsion, sans dante spécifique, a été affiché par les CRS en face de la jungle soudanaise et du bois Dubrulle (la forêt en face de Tioxide, habitée principalement par les communautés afghanes et éthiopiennes). Plusieurs demandeurs d’asile vivant dans les endroits concernés sont prêts à s’opposer à cette décision d’expulsion devant la Justice.

Les dernières annonces faites par la préfecture prétendaient qu’il n’y aurait pas d’expulsions de lieu de vie jusqu’à l’ouverture du nouveau centre de jour. Quand ces expulsions vont-elels se produire ? La distribution de nourriture est censée commencer là-bas à partir de la mi-janvier et la date originale de l’ouverture du centre est à la fin du mois. Mais il semblerait qu’à cause des travaux à l’intérieur du centre, la date soit repoussée, donc on ne sait pas encore vraiment quand le centre va ouvrir ses portes pour de bon. De toute façon on n’attend pas ce jour avec une grande impatience, le centre faisant partie d’une stratégie anti-migration à plus grande échelle, et s’intégrant dans d’autres accords entre Natacha Bouchart (maire de Calais), Bernard Cazeneuve et le Royaume-Uni (plus de présence policière à Calais, création d’une enceinte de sécurité autour du port…). A partir du moment où le centre de jour va ouvrir, tous les jungles et les squats sont censés disparaître, une « politique de tolérance zéro » à leur encontre a déjà été annoncée. Tous les services pour les migrants sont censés être centralisés dans cet endroit, loin du centre-ville, dans le but de concentrer tous les migrants loin de Calais. Il n’y aura aucun lit pour les hommes, et un campement sera toléré dans les champs avoisinants. Le résultat de tout cela sera encore plus de ségrégation officielle entre les habitants de la ville et les migrants, parqués au beau milieu de nulle part.

Christmas miracle / Miracle de Noël

A storm decide to bring us a Christmas miracle :

Une tempête a decidé de nous apporter un miracle de noël :

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ps : Personnes n’as été bléssé durant la tempêtes, quelques abris vont avoir besoin d’être réparés et renforcés pour l’hivers.

ps : Nobody was hurt during the storm, some shelters will need a bit of fixing and to be reinforce for the winter.