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Déportations : Soudan, Irak, Afghanistan // Deportation updates : Sudan, Iraq, Afghanistan

La France continue d’expulser !

 

Vers le Soudan

Deux personnes soudanaises ont été déportées vers le Soudan en toute discrétion il y a une dizaine de jours. II semblerait que les autorités françaises de plus en plus déterminées à obtenir les laisser-passer nécessaires à ces expulsions.

 

Vers l’Irak

Le 5 décembre, 6 personnes Irakiennes retenues à Lille ont été conduites jusqu’à l’aéroport de Roissy dans le but de leur faire prendre de force un vol vers Bagdad. La déportation a échoué à la dernière minute faute de laisser passer.

Fin novembre, une délégation du consulat irakien s’est aussi présentée au CRA de Coquelles.

 

Vers l’Afghanistan

Six afghans ont été discrètement déportés de France vers l’Afghanistan cette année.

Les déportations vers l’Afghanistan “par ricochet” sont beaucoup plus régulières. Les personnes ayant leurs empreintes enregistrées dans d’autres pays européens sont expulsé-e-s vers ces pays selon la réglementation Dublin.

Or, de nombreux pays européens expulsent vers l’Afghanistan, à la connaissance de tou-te-s, souvent des dizaines de personnes par vol : Allemagne et Suède en tête, mais aussi Autriche, Finlande, Norvège, etc.

Ainsi, J., enfermé à Coquelles en juin dernier, après avoir resisté à une expulsion a finalement été déporté en Suède. Après 4 mois enfermé dans un centre de rétention, il a été déporté avec des dizaines d’autres vers l’Afghanistan fin Novembre. Dix jours à peine après son arrivée, il a de nouveau reçu les menaces de mort qui l’avaient conduit à quitter l’Afghanistan.

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France continues deportations, endangering lives!

 

To Sudan:

Two men were quietly deported to Sudan about ten days ago. The French authorities have been increasingly determined to obtained the necessary permissions and travel documents from the Sudanese authorities to achieve these deportations.

 

To Iraq:

On December 5th, 6 persons from Iraq, detained in the CRA of Lille, were taken to Roissy airport to be forcibly removed on a flight to Baghdad. The deportation finally failed at the last minute for the lack of the necessary permissions from the Iraqi authorities.

In the end of November a delegation from the Iraqi consulate was at the CRA in Coquelles to interrogate the Iraqi detainees held there.

 

To Afghanistan:

Six Afghans have been discreetly deported from France to Afghanistan this year.

Indirect deportations to Afghanistan are much more common. People who have fingerprints taken in an other European states are deported back to these countries first, according Dublin rules, then onward to Afghanistan.

Countries such as Germany and Sweden, but increasingly others like Austria, Finland, and Norway, deport regularly to Afghanistan, often with groups of dozens of people on one flight.

In one case, J., locked up in Coquelles last June was finally deported to Sweden after successfully resisting the first attempt. After four months locked in a Swedish detention center, he was deported back to Afghanistan with dozens of other Afghans late november. Hardly ten days after arriving, he once again received the death threats that forced him to leave his country before.

Alerte expulsion vers l’Afghanistan aujourd’hui // Deportation to Afghanistan today

(english below)

Nous relayons un appel de Getting the Voice Out. L’article a été initialement publié sur leur site ici.

Empêchons l’ expulsion criminelle vers l’Afghanistan ce 26/11/2018

M, 21 ans, un Hazara, peuple persécuté en Afghanistan est arrivé en Belgique en 2015 . Son père, sa mère et son frère sont décédé en Afghanistan. Il a fait une demande d’asile à son arrivée en Belgique qui lui a été refusé. L’Office des Étrangers va essayer de l’expulser ce lundi 26/11/2018 vers Kaboul via Istamboul par la compagnie Turkish Airline.
Même si c’est sa première tentative d’expulsion il y a une grand probabilité que cette expulsion sera sous escorte. M a fait une tentative de suicide  et l’office préfère s’en débarasser le plus rapidement possible. Son avocat a réintroduit une demande d’asile ce vendredi 23/11/2018, dont il n’apprendra sans doute la recevabilité qu’à l’aéroport.
M ne veut et ne peut retourner en Afghanistan ou il n’a plus personne. Son réseau social est en Belgique et il parle déjà parfaitement le Néerlandais
Il demande de l’aide pour empêcher cette expulsion.

Rendez vous à l’aéroport ce lundi 26/11/2018 à 13h 15 pour expliquer aux passagers la situation de M et leur expliquer qu’ils peuvent refuser cette expulsion sur leur vol!

Vol Turkish airline TK1939 Istanbul 15 h 15

D’autres Afghans sont dans la même situation que M dans nos centres fermés et risquent l’expulsion.

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Lettre ouverte à Charles Michel, Premier ministre, et à Theo Francken,Secrétaire d’État à l’asile et à la migration : Cessez l’expulsion de M, le retour demandeurs d’asile afghans, même indirectement vers l’Afghanistan

Comme tant de mères, tutrices, militantes et accompagnatrices belges des demandeurs d’asile afghans en Belgique, je suis très préoccupée par le rapatriement prévu de 2 jeunes Afghans les prochains jours.
Je souhaite par la présente partager mes raisons d’inquiétude avec vous étant donné les dangers que courent ces garçons vulnérables à leur retour.

Monsieur Michel, Monsieur Francken, je sais qu’il vous a été communiqué des  informations concernant l’état de sécurité en Afghanistan et, fréquemment, un avis indiquant qu’un retour en Afghanistan serait sûr.
La réalité malheureusement est différente. Le gouvernement afghan n’est pas en mesure d’assurer la sécurité des millions d’habitants de son pays, et il ne lui est pas possible de garantir la sécurité des personnes qui seraient renvoyées dans ce pays. En effet, ce gouvernement perd chaque jour du terrain face aux Talibans et à ISIS, voir le récent rapport de “l’Inspecteur général spécial pour la reconstruction de l’Afghanistan (SIGAR)” “Le gouvernement afghan ne contrôle ou n’influence actuellement que 55,5% des districts du pays, ceci représente le niveau le plus bas enregistré depuis le début de le début du contrôle des districts par SIGAR en novembre 2015 “.
Un exemple récent de la dégradation de la situation sécuritaire était l’attaque des talibans du district de Ghazni, dans une région peuplée de Hazara, qui était en sécurité depuis la chute du régime des Talibans en 2001.
L’ouest de Kaboul, partie de la capitale dans laquelle vivent les Hazara, est maintenant la première cible d’attaques, généralement revendiquées par ISIS. Vu le nombre récent d’attaques meurtrières, il est irréaliste d’imaginer Kaboul destination de retour sécurisé.

M. Abdul Ghafoor de l’organisation A.M.A.S.O (Afghanistan Migrants Advice & Support Organization) a suivi ces 5 dernières années des centaines de personnes demandeuses d’asile ayant subi un retour forcé.
Il a constaté que la peur qui habite la population afghane est plus grande que jamais auparavant. Celui qui est renvoyé se heurte à une montagne insurmontable. Outre la peur de devenir une victime d’une des nombreuses attaques il y a aussi le fait de l’inaccessibilité d’une d’une situation sociale satisfaisante et le manque de réseau économique dans un état sur lequel on ne peut pas compter.
Quelle que soit leur volonté de s’intégrer, la situation dans le pays est telle qu’elle/ils ne voient aucune chance de survie. Leur seule option est de ré-émigrer, ré-entreprendre ce voyage dangereux. Qui n’a pas la chance de le faire finit, toxicomane, contraint de rejoindre les milices ou abandonner la vie. Les garçons qui contemplent actuellement leur expulsion sont des Hazaras, sans aucun réseau social ou économique.
(les Hazaras sont un groupe ethnique minoritaire de 9% en Afghanistan,qui subissent beaucoup de souffrances et sont poursuivis, notamment parce qu’ils sont Chiites contrairement au reste de la population quiest Sunnite)

Notre pays est un pays respectueux des valeurs et des règles dans lequel un grand nombre placent haut les valeurs de solidarité, les droits de l’homme et l’assistance aux autres. Les Afghans sont les réfugiés les plus marginalisés dans le monde, leurs dirigeants échouent, ne parviennent pas à les protéger et ne défendent pas leurs droits. Il est temps pour notre gouvernement, et pour l’Europe, de reconnaître la réalité de terrain et déclarer que l’Afghanistan n’est pas un pays sûr.
Il est temps désormais que la Belgique cesse de renvoyer les Afghans au danger. Plus tard on ne manquera pas de se souvenir de ce que nous avons fait avec un groupe de jeunes qui n’étaient venus que dans l’espoir de trouver sécurité et protection.

A envoyer tel quel ou modifier aux responsables de ces expulsions criminelles:

Directeur de l’Office des Etrangers
Bur_Presse@dofi.fgov.be T02 793 80 31 (NL ¨C EN) ¨C 02 79380 30 (FR), Fax
02 274 66 40

Charles Michel
Premier Ministre
Tél: 02 501 02 11 Fax: 02512 69 52 e-mail:charles.michel@premier.fed.be

Jan Jambon
Vice Premier Ministre et Ministre de l’Intérieur
tél: 02 504 85 13 Fax:02 504 85 00 email:kabinet.jambon@ibz.fgov.be

Theo Francken
Secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration
Tél: 02 206 14 21¨C theo.francken@n-va.be kab.francken@ibz.fgov.be

Didier Reynders
Téléphone : 02 501 85 91 E-mailcontact.reynders@diplobel.fed.be

 

Ou appelez/écrivez/submergez de commentaires la compagnie aérienne:
Turkish Airlines
+32 2 620 08 49
+32 2 720 34 68
+32 2 753 26 75
bru.airport@thy.com
bru.sales@thy.com
Page Facebook: https://www.facebook.com/turkishairlines/?brand_redir=405541409459785
Twitter: https://twitter.com/TurkishAirlines

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We pass on a call out from Getting The Voice Out. This article was initially published on their website here.

Action against a deportationattempt to Afghanistan on 26/11/1018

M, 21, a Hazara, repressed people in Afghanistan arrived in Belgium in 2015. His father, mother and brother died in Afghanistan. He applied for asylum at his arrival in Belgium but it was refused by Belgian authorities. The Office des étrangers (office for foreigners) is on its way to try and deport him on Monday 26/11/2018 to Kabul via Istanbul by the Turkish company Airline.

Even though this is his first deportation attempt it is very likely that this deportation will be done with an escort. M has done suicide attempt at the closed center in Merksplas (near Antwerpen) and it seems the Office des étrangers wishes to get rid of him. His lawyer has reintroduced an asylum application this Friday, 23/11/2018, it will probably only at the ariport that he will be informed whether it is admitted or not.

M does not want and cannot return to Afghanistan where he has no one left.

His social network is in Belgium and he already speaks perfectly Dutch
He is asking for help to prevent this deportation.

Meeting at the airport on Monday 26/11/2018 at 13:35 to explain to passengers the situation of M and explain to them that they can refuse this deportation on their flight!
Turkish Airlines flight TK1939 Istanbul 3 pm

Other Afghans are in the same situation as M in our closed centres and risk deportation.

 

Open letter to Charles Michel, Prime Minister, and Theo Francken, Secretary of State for Asylum and Migration: Stop the deportation of the Afghan asylum seekers to Afghanistan

Like so many Belgian mothers, mentors and accompanying people of Afghan asylum seekers in Belgium, I am very concerned about planned deportation of 2 young Afghans in the next few days.

I hereby wish to share my concerns with you considering the dangers these vulnerable boys face upon their return.

Mr Michel, Mr Francken, I know you have been given information about the security situation in Afghanistan and, frequently, a that a return to Afghanistan would be safe.

The reality unfortunately is different. The Afghan government is not able to ensure the safety of the millions of its people, and it is not possible for it to guarantee the safety of those who are returned to that country. Indeed, this government is losing ground every day to the Talibans and ISIS, see the recent report of the “Special Inspector General for Reconstruction of Afghanistan (SIGAR) “” The Afghan government currently controls or influences only 55.5% of the country’s districts, this is the lowest level since SIGAR began monitoring districts in November. 2015 “.

A recent example of the deteriorating security situation was the Taliban attack in Ghazni district, in a region inhabited by Hazaras, that was safe since the fall of the Taliban regime in 2001.

West of Kabul, part of the capital where the Hazaras live, is now the first target of attacks, usually claimed by ISIS. Given the recent number of deadly attacks, it is unrealistic to imagine Kabul as a safe return destination.

Mr Abdul Ghafoor of the Afghanistan Migrants Advice & Support Organization (A.M.A.S.O) has followed the last 5 years hundreds of asylum seekers who have been forced back.
He found that the fear in the Afghan population is greater than ever before. The one who is sent back encounters a impossible mountain. Besides the fear of becoming a victim of one of the many attacks there is also the fact of the inaccessibility of a satisfactory social situation and the lack of economic network in a state on which they cannot rely.
Whatever their desire to integrate, the situation in the country is such that they do not see any chance of survival. Their only option is to re-emigrate, re-undertake this dangerous journey. Whoever does not have the chance to do it ends, drug addict, forced to join the militias or give up life. The boys who are currently contemplating their deportation are Hazaras, without any social or economic network. (Hazaras are a 9% minority ethnic group in Afghanistan that are suffering a great deal because they are Shiites unlike the rest of the people who are Sunni)

Our country is a country respectful of values ​​and rules in which many give high values ​​of solidarity, human rights and the assistance to others. Afghans are the most marginalized refugees in the world, their leaders fail, to protect them and do not defend their rights. It is time for our government, and for Europe, to recognize the reality and declare that Afghanistan is not a safe country.

It is now time for Belgium to stop sending Afghans back to danger. The future will not forget what we have done to a group of young people who had come only hoping to find security and protection.

Send this open lettre to the responsable persons

Eerste minister
Charles Michel
Tél: 02 501 02 11 Fax: 02512 69 52 e-mail:charles.michel@premier.fed.be
Jan Jambon
Vice Premier  en Minister van Binnenlandse zaken
tél: 02 504 85 13 Fax:02 504 85 00 email:kabinet.jambon@ibz.fgov.be
Staatsssecretaris van Asiel en Migratie
Theo Francken
Tél: 02 206 14 21– theo.francken@n-va.be kab.francken@ibz.fgov.be
Didier Reynders
Téléphone : 02 501 85 91 E-mailcontact.reynders@diplobel.fed.be
232345 /027232362

And Email to the airline that collaborates with these deportations

Turkish Airlines
+32 2 620 08 49
+32 2 720 34 68
+32 2 753 26 75
bru.airport@thy.com
bru.sales@thy.com
Page Facebook: https://www.facebook.com/turkishairlines/?brand_redir=405541409459785
Twitter: https://twitter.com/TurkishAirlines

 

STOP DEPORTATIONS TO AFGHANISTAN // Non aux déportations vers l’Afghanistan

May be of interest for some that UNHCR just released (as of 30 of August 2018) new guidelines for assessing the International Protection Needs of Asylum-Seekers from Afghanistan.
‘UNHCR considers that an IFA/IRA is generally not available in Kabul’ (p.10). (IFA/IRA = Internal Flight Alternative/Internal Relocation Alternative). See here

On that, Finland decided to stop deportations to Afghanistan and to free all Afghani detained since there are no grounds for detention -at the moment.
See on Yle news here.

What about the many European states such as France, still detaining Afghan people?
During the daily raids in camps in Calais several Afghan people are regularly controlled and placed in Coquelles administrative detention center (CRA, in French), where they can be held up to 45 days awaiting for a decision to free them or a deportation to take place.

Not to talk about the many deportations under the Dublin agreement to third countries- where the person is identified as having passed through- and that can end up in deportations to the country of origin. See here.

Do we have to wait for “new” “official” guidelines to tell us that other countries, like Sudan, aren’t “safe” neither?
And even, to tell us deportations must stop as whole?


Stop deportations, from wherever to wherever else. Freedom of movement for all!

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Le Haut Commissariat des Nations Unies aux Réfugiés (HCR) vient de publier, le 30 août 2018, de nouvelles recommandations pour établir les besoins de protection internationale des demandeurs d’asile afghans (“International Protection Needs of Asylum-Seekers from Afghanistan”).

“L’UNHCR considère qu’une IFA/IRA n’est généralement pas disponible à Kaboul” (p.10). (IFA/IRA =Vol alternatif intérieur/ Relocation intérieure alternative). (Ici en anglais)

La Finlande a par conséquent pris la décision d’arrêter les déportations vers l’Afghanistan, ainsi que de libérer tou-te-s les Afghan-e-s détenu-e-s, puisque la détention n’est pour le moment plus justifiée. (Ici, sur Yle news, en finnois)

Qu’en est-il des nombreux Etats européens comme la France qui continuent d’enfermer les personnes afghanes?

Lors des descentes de polices et expulsions quotidiennes des camps à Calais, des Afghans sont controllés et placés au Centre de Rétention de Coquelles, où ils peuvent être détenus jusqu’à 45 jours, dans l’attente d’une déportation ou d’une libération. (Voir ici)

Sans parler des nombreuses déportations effectuées sous le réglement Dublin vers des “pays tiers” (pays que la personne a manifestement traversé lors de son trajet) et qui souvent aboutissent en déportations vers les pays d’origine depuis ce “pays tiers”. (Voir ici par exemple)

 

Devons-nous attendre de “nouvelles” recommandations “officielles” pour nous convaincre que d’autres pays, tels que le Soudan, ne sont pas “sûrs” non plus?

Ou pour nous conseiller d’arrêter toute déportation?

 

Arrêtons les déportations, d’où que ce soit, vers où que ce soit. Liberté de circulation pour tous et toutes!

 

URGENT!! IMMINENT DEPORTATIONS FROM FRANCE TO AFGHANISTAN // DEPORTATIONS IMMINENTES DE LA FRANCE VERS L’AFGHANISTAN (20 et 21 juin)

UPDATE JUNE 21TH // MISE A JOUR 21 JUIN
Two deportations halted this week! The man that was bring in the plane yesterday wednesday was put out as well.
Les deux déportations qui avaient lieu cette semaine ont été arrêtées! La personne concernée hier mercredi a été mise hors de l’avion qui a decollé sans celle-ci!
UPDATE JUNE 20TH 8pm // MISE A JOUR 20 juin 20h
The deportation didn’t happen today!! The person was bring at the airport, bring in the plane, but due to solidarity actions and clear refusal and screamings from the person concerned, he was put out of the plane and bring back to the Mesnil-Amelot detention center.
La déportation n’a pas eu lieu aujourd’hui! La personne fut amenée à l’aéroport, amenée dans l’avion, mais grâce aux actions solidaires et au clair refus de la personne concernée, l’équipage a décidé de le mettre hors de l’avion et la personne fut ramenée au centre de détention Mesnil-Amelot.
UPDATE JUNE 19TH 12h // MISE A JOUR 19 juin 12h
Two flights have been cancelled, and one has been changed to take place earlier!
First deportation scheduled for TOMORROW (this flight was supposed to take place on Saturday and has been moved up).
La Chapelle Debout collective is calling for a meeting tomorrow June 20th at 2pm at Charles-de-Gaule airport (Terminal 1) to stop those deportations. Read their communique.
Contact the Prefecture of Pas-de-Calais who is responsible for the detention and deportation of those people and can therefore cancel their decision :
By telephone : (+33) (0) 3.21.21.20.00
By fax : (+33) (0)3.21.55.30.30
Other useful contacts :
Minister of Interior Mr. Gerard Collomb

Director of the Cabinet of Mr. Collomb

stephane.fratacci@interieur.gouv.fr

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Deux vols ont été annulés et un autre a été devancé!
La première expulsion aura lieu DEMAIN plutôt que samedi prochain (le vol a été devancé).
Le collectif la Chapelle Debout appelle à un rendez-vous demain le 20 juin à 14h à l’aéroport Charles-de-Gaule (Terminal 1) pour faire annuler les déportations. Voici leur communiqué sur Facebook.
Contactez la Préfecture du Pas-de-Calais qui est responsable de ces placements en détention et de ces déportations et qui peut donc annuler leur décision :
par téléphone : 03.21.21.20.00
par fax : 03.21.55.30.30
sur le formulaire de la préfecture : http://www.pas-de-calais.gouv.fr/Contactez-nous
Autres contacts utiles :
Ministre de l’Intérieur Mr. Gerard Collomb
Directeur du Cabinet de Mr. Collomb
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Four Afghan men are facing deportation directly to Afghanistan, something hasn ‘t happened in France since 2009. All of them have been arrested at the train station of Calais on May 10th, and transfered to the Mesnil-Amelot detention center near Paris.

Four flights have been scheduled for these men, starting in 3 days with 2 police escoarts for each of them :

1 on Tuesday June 20th from Paris Roissy-CDG to Kabul at 16:20 on Turkish Airlines (Terminal 1)
1 on Wednesday June 21th from Paris Roissy-CDG to Kabul at 16:20 on Turkish Airlines (Terminal 1)  flight canceled
1 on Friday June 23th from Paris Roissy-CDG to Kabul at 16:20 on Turkish Airlines (Terminal 1)
1 on Saturday June 24th from Paris Roissy-CDG to Kabul at 16:20 on Turkish Airlines (Terminal 1) flight canceled

Since the signing of an agreement between EU and Afghanistan on October 4-5th 2016 faciliting the forced return of Afghan people to Afghanistan, some countries (e.g. Germany, Sweden, and Norway) have started mass deportations to this country, seen as unsafe in the eyes of the international community. Now France is joining (something that hasn’t happened since 2009);  at least 80 Afghan people are detained in detention centers, with at least 17 at Mesnil-Amelot and 4 at risk of deportations. Two flights have been canceled last week.

For further information, see an article shared by La Cimade.

You can take action:

Contact Turkish Airlines to make pressure on this company collaborating in deportations:

with @TurkishAirlines / #turkishairlines
Turkish Airlines, 8 Place de l’Opera 75009 Paris, France, 01 56 69 44 20
To challenge the government
sec.immigration@interieur.gouv.fr, 01 49 27 49 27
premier-ministre@pm.gouv.fr
Contact the Prefecture of Pas-de-Calais who is responsible for the detention and deportation of those people and can therefore cancel their decision :
By telephone : (+33) (0) 3.21.21.20.00
By fax : (+33) (0)3.21.55.30.30
Other useful contacts :
Minister of Interior Mr. Gerard Collomb

Director of the Cabinet of Mr. Collomb

stephane.fratacci@interieur.gouv.fr

Secretaire after of Prime Minister for Gender equality

(If you know the contacts of the new members in charge of the ministerial cabinets please write to us and we’ll add it)

Stop all deportation flights! Freedom of movement and settlement for all!

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FR
4 hommes afghans font face à un risque d’expulsion directe vers l’Afghanistan, une pratique horrible qui n’était pas arrivée depuis 2009 en France. Ils ont tous été arretés à la Gare de Calais le 10 mai 2017 et transférés au centre de retention administrative Mesnil-Amelot près de Paris.

4 vols sont prévus pour chacun d’entre eux avec deux escortes de police pour chacun :

1 le mardi 20 juin de Paris Roissy-CDG vers Kabul a 16h20 avec Turkish Airlines (Terminal 1)
1 le mercredi 21 juin de Paris Roissy-CDG vers Kabul a 16h20 avec Turkish Airlines (Terminal 1) vol annulé
1 le vendredi 23 juin de Paris Roissy-CDG vers Kabul a 16h20 avec Turkish Airlines (Terminal 1)
1 le samedi 24 juin de Paris Roissy-CDG vers Kabul a 16h20 avec Turkish Airlines (Terminal 1) vol annulé

Depuis la signature d’un accord entre l’Union européenne et l’Afghanistan les 4-5 octobre derniers facilitant le retour forcé de personnes afghanes vers l’Afghanistan, certains pays de l’UE se sont précipités de déporter plusieurs centaines d’Afghan-e-s. C’est le cas de l’Allemagne, la Suède et la Norvège. Désormais la France se joint à la pratique (chose qui n’était pas arrivée depuis 2009), où au moins 80 personnes afghanes sont enfermées dans des CRA, dont 17 au Mesnil-Amelot et 4 risquant l’expulsion. 2 vols ont été annulés la semaine dernière.

Contactez Turkish Airlines qui collabore aux expulsions pour faire la pression sur eux :
Turkish Airlines, 8 Place de l’Opera 75009 Paris, France, 01 56 69 44 20

Pour faire pression sur le gouvernement :
sec.immigration@interieur.gouv.fr, 01 49 27 49 27
premier-ministre@pm.gouv.fr

Contactez la Préfecture du Pas-de-Calais qui est responsable de ces placements en détention et de ces déportations et qui peut donc annuler leur décision :
par téléphone : 03.21.21.20.00
par fax : 03.21.55.30.30
sur le formulaire de la préfecture : http://www.pas-de-calais.gouv.fr/Contactez-nous
Autres contacts utiles :
Ministre de l’Intérieur Mr. Gerard Collomb
Directeur du Cabinet de Mr. Collomb
Secretaire apres du Premier Ministre pour l’Egalite Femme-Homme
(Si vous connaissez les contacts des nouvelles personnes à charge des cabinets ministériels merci de nous écrire et nous allons l’ajouter)

Pas une seule expulsion de plus! Liberté de circulation et d’installation pour tou-te-s!

La France expulse vers l’Afghanistan // Risk of Deportations to Afghanistan

La France expulse vers l’Afghanistan malgré une situation explosive (ecrit par La Cimade)

Quelques mois après la signature en catimini d’un accord informel entre l’Union Européenne et l’Afghanistan facilitant le retour forcé des Afghans déboutés du droit d’asile, les expulsions commencent à se multiplier dans plusieurs pays européens. C’est le cas de l’Allemagne, de la Norvège et désormais de la France où six personnes afghanes enfermées au centre de rétention du Mesnil-Amelot sont directement menacées à ce jour. La Cimade dénonce ces renvois forcés vers un pays où la situation sécuritaire est déplorable.

En amont d’une grande conférence de donateurs organisée à Bruxelles pour l’Afghanistan les 4 et 5 octobre derniers, l’Union européenne a annoncé en toute discrétion qu’elle avait signé un accord avec ce pays afin de faciliter le retour forcé de personnes afghanes déboutées du droit d’asile dans ses pays membres. Ce texte d’envergure internationale a échappé au processus démocratique n’ayant même pas été soumis à l’attention des parlementaires européens. La même méthode avait été employée pour la déclaration commune « UE-Turquie » du 18 mars 2016 dont l’objectif était de stopper les arrivées en Grèce.

Ainsi, l’UE et ses États membres souhaitent établir une coopération durable avec l’Afghanistan afin d’organiser rapidement le renvoi de plusieurs dizaines de milliers de personnes afghanes en situation irrégulière. Plus de 80 000 seraient potentiellement concernées actuellement dont des personnes fragilisées telles que des mineurs isolés. Parmi les contreparties de cet accord, l’UE s’engage à construire un terminal à l’aéroport de Kaboul spécifiquement dédié aux expulsions.

Il est édifiant de voir que ce texte ne fait aucune mention de la situation politique et de l’instabilité chronique, notamment sécuritaire qui règne en Afghanistan actuellement et depuis des années. Les programmes de réintégration des personnes expulsées n’évoquent que les enjeux économiques pour consolider le marché du travail, comme si l’exil des nationaux afghans était purement économique. Ils constituent actuellement le troisième principal groupe de demandeurs d’asile dans l’Union européenne après les Syriens et les Irakiens. En France, ils obtiennent un taux de protection proche de 80 % en reconnaissance des violences généralisées qui ravagent une grande partie du pays. Les récents attentats de Kaboul viennent rappeler que l’Afghanistan est tout sauf un « pays sûr ».

Pourtant, suite à la signature de ce « dialogue commun », plusieurs pays européens en ont profité pour accélérer ou reprendre des renvois forcés de ressortissants afghans. Depuis décembre 2016, l’Allemagne a expulsé plus d’une centaine d’Afghans vers Kaboul, dont plusieurs vivaient depuis des années en Allemagne et y avaient leur famille, et ce, malgré de nombreuses mobilisations. Il aura fallu un attentat sanglant dans le quartier des ambassades la semaine dernière coûtant la vie à plus de 150 personnes, pour qu’elle annule temporairement les expulsions vers l’Afghanistan. La France, qui n’avait pas renvoyé de ressortissants afghans depuis des années a finalement commencé à en expulser en 2016.

Le 29 décembre 2016, une personne a d’abord subi 41 jours d’enfermement en centre de rétention à Metz puis au Mesnil-Amelot où elle avait été transférée la veille de son expulsion. Une autre a été libérée par un juge in extremis, avant un vol pour la capitale afghane, tandis qu’une troisième personne y a été expulsée après avoir d’abord été remise aux autorités norvégiennes qui ont procédé au renvoi vers Kaboul.

Depuis début 2017, cette politique s’accélère. Le nombre d’Afghans enfermés en rétention s’élève à 80[1]. Dix-sept d’entre eux actuellement au centre de rétention du Mesnil-Amelot et six sont sur le point d’être renvoyées de force à Kaboul. Un premier vol est programmé pour ce vendredi 9 juin et les suivants s’échelonnent jusqu’au 24 juin.

Parallèlement, des renvois sont à nouveau exécutés via la Norvège dans le cadre des accords de Dublin. Ainsi, un homme hébergé au CAO de Marvejols a été réadmis au mois de mai vers ce pays européen qui l’a expulsé à Kaboul le 3 juin.

L’accélération des expulsions directes vers Kaboul ou via des pays européens est donc la conséquence de cet arrangement entre l’UE et l’Afghanistan. Il ne prévoit aucune garantie, même minimale, quant au respect des droits des personnes visées. Il instaure même la possibilité pour l’UE d’exécuter les renvois sur la base de laissez-passer européens, en se passant de l’accord des autorités afghanes quand ces dernières ne donnent pas suite à une demande de laissez-passer consulaire dans un délai de quatre semaines. Deux des 17 personnes enfermées au Mesnil-Amelot risquent d’être expulsées dans les tout prochains jours selon ce procédé.

Pour endiguer les migrants et réfugiés le plus en amont possible et augmenter le nombre des personnes expulsées, l’Union Européenne continue de marchander avec des pays dont la situation sécuritaire et politique est particulièrement préoccupante. La Cimade dénonce vivement cette logique incompatible avec le respect des droits fondamentaux et demande à la France d’arrêter immédiatement tout renvoi forcé vers l’Afghanistan.

[1] Pour les seuls CRA de Bordeaux, Rennes, Toulouse et du Mesnil-Amelot, du 1er janvier au 31 mai 2017 ; la préfecture du Pas-de-Calais est à elle seule responsable de 50% de ces placements en rétention.

ENGLISH TRANSLATION:

France is deporting to Afghanistan despite an explosive situation

A few months after the signature of a secret and informal agreement between the EU and Afghanistan making it easier to forcibly remove Afghans denied the right of asylum in the EU, deportations are starting to multiply in several European countries. It is the case of Germany, Norway and, now, France where six people from Afghanistan, detained in the Mesnil-Amelot detention centre are immanently facing expulsion now. La Cimade denounces these forced removals to a country where the situation is far from safe.

During a big conference of donors organized in Brussels for Afghanistan on October 4th-5th 2016, the EU had discretely announced that they had signed an agreement with Afghanistan to facilitate the forcible removal of Afghans denied the right of asylum in EU member states. This internationally significant text was taken outside a democratic process and has not even been brought to the attention of Europeans parliamentarians. The same method was employed for the EU-Turkey agreement on March 18th, 2016, the objective of which was to stop migrants coming to Greece (from Turkey).

In this way, the EU and it members states want to establish a long-term cooperation with Afghanistan in order to quickly organize the deportations of tens of thousands of Afghans in an irregular situation. More than 80,000 people are currently potentially concerned, including vulnerable people such as unaccompanied minors. Among the details of this agreement, the EU is committing to build a terminal at the Kabul airport specifically dedicated to deportations.

This is edifying, to see that this text makes no mention at all of the political situation and chronical instability (especially safety) in Afghanistan today and for years. Reintegration programs for people deported are only evoke economical issues, like the consolidation of the labour market, as if though the reasons that people were leaving the Afghanistan were only economical. They currently constitute the third largest group of asylum seekers in the EU, after Syrians and Iraqis. In France, 80% are getting (humanitarian) protection, in recognition of the widespread violence across the country. Recent attacks in Kabul are a reminder that Afghanistan is everything but a  “safe country.”

Nevertheless, following the signing of this “common dialogue,” some European countries have taken advantage of it to accelerate or resume deportations to Afghanistan. Since December 2016, Germany has deported more than a hundred Afghans to Kabul, many of them were living in Germany for many years and had their families there — this happened despite many protests. It took a bloody attack in the embassies district last week in Kabul, where 150 people died, to temporarily suspend the deportations. France, who had not deported Afghani citizens for many years, had finally started to deport them in 2016.

On December 29th 2016, one person who was first detained for 41 days at the detention center in Metz and then transferred to Mesnil-Amelot the day before their deportation. Another one was released by a judge in extremis just before a flight to Kabul, while another one was deported by first being sent to Norway, where the authorities proceeded to deport them to Kabul.

Since the beginning of 2017, this policy is accelerating. The number of Afghans in detention centres has risen to 80[1]. Seventeen of them are actually at the Mesnil-Amelot detention centre and 6 are facing deportation to Kabul soon. One flight was booked for June 9th – [it has been cancelled, another one is scheduled for June 10th], and the other ones are continuing until June 24th.

At the same time, forced removals are again carried out via Norway, under the scope of the Dublin agreements. Thus, a man who housed at the CAO in Marvejols was in May deported to Norway, which deported him to Kabul on June 3th.

The acceleration of deportations directly to Kabul, or via European countries, is therefore a consequence of this agreement between the EU and Afghanistan. There is no guaranty, even a minimal one, of respecting the rights of the persons concerned. The agreement even makes it possible for the EU to carry out deportations without the agreement of Afghani authorities, when the Afghan consulate does not give a leave-for-readmission during four weeks. Two of the 17 people detained at Mesnil-Amelot are facing deportations in the next few days under this procedure.

To stem migrants and refugees at the earliest possible stage and to increase the number of people deported, the European Union continues to bargain with countries where the safety and political situation is particularly alarming. La Cimade strongly denounces this logic, which is incompatible with respect for fundamental rights and calls on France to stop immediately all deportations to Afghanistan.

[1] Only for the CRA of Bordeaux, Rennes, Toulouse and Mesnil-Amelot, from January 1st to May 31th 2017; the Prefecture of Pas-de-Calais is responsible by itself of 50% of those placements in detention.

Missing: Javed Khan, 12 year old boy from Afghanistan

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At the request of his family we are asking if anyone has seen or heard from 12 year old Javed Khan.  His family has not heard from him for 5 days and he is believed to be in the UK.  If you have any Information regarding Javed please call or email us.  Phone: 033753030410 email: calais_solidarity@riseup.net

The story of Abdul, Afghanistan, gathered in the jungle of Calais, August 2 2009

Link to a photo-reportage on “Life in the jungle and the port of Calais”:
http://www.flickr.com/photos/saraprestianni/sets/72157621821593471/show/

Abdul’s story is a macabre example of the tragic effects of European immigration policies of closure of borders, deportations often illegal, deportation, asylum that cause forced wandering which extends more for months or years and which denies any kind of protection for migrants and refugees.

Abdul, 32 years, Afghan Récit collected on 2 August 2009 in the jungle Pashto Calais

“I left for Afghanistan in December 2007 because I was threatened by the Taliban since I worked as an interpreter for an Italian NGO.

I went to Iran.

I had to walk two days and nights to reach the border with Turkey, paying 1000 euro. Once in the Kurdish area of Iran we crossed the border to pies in the night to reach the city of Van, in the southern region of Turkey.

At Van, in exchange for money, they led us in a desert area where hundreds of people waiting for a passage to continue the road to Istanbul.

After many hours came a bus that had up until thirty, we were several hundred people. The others stayed in the desert.

Once in Istanbul I stayed some days locked in a house waiting for passage to Greece. With 12 other people, we have crossed the sea, on board an inflatable boat. He was a young deported from England to Afghanistan, which organized the trip, he already knew the road! We arrived on the island of Lesvos, Greece.

Our boat was intercepted by Greek coast guards who led us in the detention camp Mitilini. Life in the camp was very tough, we slept in cell 80, while the camp was very dirty, the sheets appeared to have been changed for months. After 16 days of confinement the police gave me a paper in Greek, no interpreter, who asked me to leave Greece in a month. Camp Mitilini police took the fingerprints (ndr: a conviction would mean to seek asylum in this country, according to the Dublin Regulation).

When I arrived in Athens, I had more money, I slept in the parks. So I decided to go to Patras to try the passage to Italy. I am running behind the truck to hide underneath me and m’embarquer in a power boat. One night the commando (the port police) found me in a truck. They made me get off and they beat me very violently. They then led me to the detention camp near the town of Komotini, the detention center Venna, after one day of travel by bus to Athens.

In Venna camp, we were locked in cells 30. We could leave our cell, where there was neither air nor light, one hour every two-three jours.Il there were only two phones outside the cells. The police insulted us all the time, they called us “malaga” (strongly negative meaning in Greek). When I arrived in the camp told the police that I would have been locked up for three months. But at the end of three months in the camp they did not released me without any justification. The Greek police took me out after 6 months of confinement. With 15 other people (one Pakistani, three Afghans and 12 Arabs), the police have transferred to a military encampment to Alexandropulis. There were held several hundred other people, locked in one room.

We stayed in the camp a few hours. Around midnight the military called me with 50 other people and we drove up in an armored military truck. They led us, after 1:20 on the road, next to the river Evros. The Greek border police made us go on group of 20 small boats were pushed on the Turkish side of the border (ndr: the practice of illegal deportation from Greece to Turkey is a practice increasingly used by the Greek Government for “empty” the country of migrants. more detailed info on the subject in the Report of the borders of Migreurop to be released in September).

We started walking in the forest, but we do not know where to go, we were afraid we were cold. After a few hours of walking, we saw a house. We have therefore asked for help, something to eat. The owner of the house told us he could not help us after having called the police or he would have problems. He therefore called on the Turkish army came after a few hours. They led us to the detention camp Edirne. After 10 days, police have threatened to expel us in Afghanistan and that we should pay our ticket deportation because otherwise they would have deported via land leaving us at the border with Iran. The Turkish police are well aware that in the border region there are many Iranian kidnapping of migrants, with threats in exchange for money from the family. Sometimes the inhabitants of the region they cut your fingers or the nose of migrants because the money did not arrive. I therefore send my family the $ 500 that I had to give the Turkish police to pay for my flight deportation to Afghanistan. I was expelled with a flight line, there were 20-30 in Afghan deportees twenty Turks who went to Afghanistan to conduct business. Once in Afghanistan, I stayed in Kabul, I did not want to return to my homeland, it would be too dangerous.

After some weeks, I took the trip to Europe.

I went back across the border between Afghanistan and Iran, which separates Iran from Turkey. In Istanbul, I crossed the border with Bulgaria. It was night, I traveled to pies, I had a lot of fear because the Bulgarian border guards monitor the crossing with dogs.

I know if you find the dogs, we must stop, do not be afraid, if you run, they attack.

From Bulgaria, I returned to Greece and went directly to Patras. The situation in the camp was changed, the passage under a lorry in Italy increasingly hard, however, much higher barbed wire around the port. And I had no money for the trip. So I decided to take the land route.

We were three, we bought a map and we had crossed the border between Greece and Macedonia, as well as with Serbia, walking along the train tracks at night.

Once in Belgrade we were exhausted.

We therefore decided to ask in a park.

In a very short time the police arrived, they have checked the papers and led us in a prison in Belgrade. It was a prison where two Serbs were locked in a sector in a fruit salad and 40 Afghans. After 40 days of detention, I was able to escape. I left in the direction of Hungary by crossing the border to pies in the night. Once past the border, I took a train to Budapest, then a train to Ciprun at the border with Austria. I crossed the border on foot, to Innsbruck. The police arrested me on the train. They locked me in a camp for 26 days. In the camp I was very ill, I suffered from insomnia, so I asked to see a psychologist. Taking in my mental state, the psychologist asked the authorities who run the camp to release me.

So I was released and then I could continue my trip to Italy and then to Calais.

I arrived yesterday in Calais, I try to go to England knowing that I risk being sent back to Greece, where are my impressions … …

EXPULSIONS Coquelles + Oissel // DEPORTATIONS Coquelles + Oissel

La France continue d’expulser vers le Soudan!
Après avoir expulsé Jebril le 20 mars, puis Mr Abdallah le 17 avril, détenus au Centre de rétention de Coquelles (62), aujourd’hui il y a encore des soudanais enfermés dans ce CRA qui risquent une déportation vers le Soudan.
Aujourd’hui, l’un d’entre eux, ayant son passeport sur lui, a été victime d’une tentative de renvoi juste après son passage devant le Tribunal Administratif. A priori, la tentative aurait échouée car le monsieur a pu refuser le vol, mais on reste vigilant.es.
Ces cas individuels sont les rares dont nous avons connaissance. Ces expulsions vers le Soudan, comme vers d’autres pays, ne sont pas des exceptions : un demandeur d’asile Afghan enfermé à Coquelles depuis plusieurs mois, Alifayez , a déjà résisté à une première tentative de renvoi. Il risque l’expulsion vers la Suède, qui a déjà rejeté sa demande d’asile. La Suède renvoie massivement des personnes vers l’Afghanistan malgré les risques connus dans ce pays, un des pays les plus dangereux au monde.
Vous trouvez ici la pétition lance par l’association Terre d’Errance pour tenter d’empêcher cette expulsion ainsi qu’un reportage de France3 sur Shaima et Alifayez et leur histoire d’amour en France.
Ces situations ne sont pas spécifiques à Coquelles, car en ces jours d’intenses manifestations au Soudan, des personnes retenues au CRA de Oissel (près de Rouen, 76) subissent également les conséquences des politiques racistes et risquent une déportation.
En fin de semaine dernière, un jeune homme soudanais a été déporté contre son gré vers le Soudan. Il avait quelques semaines auparavant réussit à refuser un premier vol.
Les conditions particulièrement inhumaines du centre de rétention de Oissel ont rendu impossible pour lui de communiquer sa situation à quiconque et n’a pu recevoir ni passer d’appels à ses amis ou sa famille, ni de recevoir aucun soutien. Cette situation permet aux autorités d’expulser plus facilement et en toute discrétion.
A ce jour, ni ses amis à Calais, ni sa famille au Soudan n’ont de nouvelles du jeune homme déporté.
Aujourd’hui, deux autres personnes soudanaises risquent un renvoi vers le Soudan depuis le CRA de Oissel.
Pour l’un d’entre eux, Mr A., la police a donné l’information que son premier vol serait le 25 avril, soit demain. Or, la police est venu le chercher cet après-midi, mercredi 24 avril, pour le conduire à l’aéroport. Pour cette fois-ci, Mr A. a pu refuser de partir depuis le CRA.
Le deuxième ressortissant soudanais a également refusé son premier vol.
Leur situation est extrêmement précaire, ils risquent à tout moment d’être emmenés de force.
Tous deux craignent la torture, l’emprisonnement ou la mort en cas de retour au Soudan.

LA FRANCE NE DOIT RENVOYER PERSONNE VERS LE SOUDAN.

STOP AUX DÉPORTATIONS.

ICI un article qui liste les choses possibles a faire, avec les contacts de la préfecture du Pas de Calais, responsable des OQTF qui justifient le maintien en rétention et les tentatives d’expulsions de ceux enfermés a Coquelles, et de l’un des soudanais à Oissel.
Pour l’autre personne enfermée a Oissel, Mr A., c’est la Prefecture du Calvados, que vous pouvez contacter ici ou directement en écrivant un mail au Préfet camille.goyet@calvados.fr .

 

 

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ENGLISH

France continues to deport to Sudan!

After Jebril on March 20, and then Mr. Abdallah on April 17, today there are still Sudanese nationals detained in the Coquelles Detention Center (62), who are at risk of deportation to Sudan.
Today there was the attempt to return one of them, having his passport on him, just after his passage before the Administrative Court . The information that we have is that the attempt would have failed because the person could refuse the flight, but we stay alert.

These individual cases are the few we know about. Deportations to Sudan, as well as to other countries, are not exceptions: an Afghan asylum seeker is currently locked up in Coquelles since several weeks. Alifayez has already resisted a first attempt to return him to Sweden, country which has already rejected his asylum application. Sweden is massively returning people to Afghanistan despite the known risks in this country, one of the most dangerous countries in the world.
You find here the petition launched by the association Terre d’Errance to try stop this deportation as well as a report on France3 (all in French) on Shaima and Alifayez and their love story in France.

These situations are not happening solely in Coquelles detention center: in these days of intense demonstrations in Sudan, some people retained at the CRA in Oissel (near Rouen, 76) are also suffering the consequences of racist policies and are at risk deportation.

Late last week, a young Sudanese man was deported against his will to Sudan. He had, few weeks before, managed to refuse a first flight.
The particularly inhuman conditions of the Oissel detention center made it impossible for him to communicate his situation to anyone and could not receive or make calls to his friends or family, or receive any support. This situation allows the authorities to expel more easily and discreetly.

To this day neither his friends in Calais nor his family in Sudan have any news of the young man deported.

Today, two other Sudanese people are at risk of being sent back to Sudan from Oissel detention center.
For one of them, Mr. A., the police gave the information that his first flight would be April 25, tomorrow. However, the police came to pick him up this afternoon, Wednesday, April 24, to drive him to the airport. This time, Mr A. could refuse to leave from the center and was not deported.
The second Sudanese national also refused his first flight.
Their situation is extremely precarious, they risk at any moment being forcibly taken away.
Both fear torture, imprisonment or death if returned to Sudan.
FRANCE SHOULD NOT RETURN PERSON TO THE SUDAN.

STOP THE DEPORTATIONS.

HERE an article which lists the possible things you can do, with the contacts of the prefecture of the Pas de Calais, responsible for the OQTF that is ground for the retention and the eventual deportation of those locked up in Coquelles, and of one of the Sudanese in Oissel.
For the other person detained in Oissel, Mr A., ​​you can contact the Prefecture of Calvados or write directly to the Prefect camille.goyet@calvados.fr.

RISK OF DEPORTATION TO SUDAN / ALERTE, RISQUE DEPORTATION VERS LE SOUDAN

FRANÇAIS plus bas

Gibril is a person from Sudan detained since February, 26th, in the administrative detention center (CRA) of Coquelles (near Calais, just across the street of the EuroTunnel terminal). He was transferred there after having been arrested for a minor offence roughly a month before, and was made to see the embassy of Sudan in order to be deported to his home country, country that he fled to find freedom and safety.
As often happens for foreigners, especially but not only those without papers, regardless of the sentence given at the trial for the crime they are accused of, France delivers them an interdiction of territory justified by risks of public disorder.
Leave France, destination: Sudan.

A., older man from Sudan, was arrested during an attempt to cross to the UK and is also detained in Coquelles CRA as we write. Like Gibril, he has already been presented to the embassy, embassy that once recognized the person as from the country they represent, can deliver a document that allows the deportation to take place.

In these days of protests and demonstration of solidarity and rage from many cities in Europe to highlight the repression of dictator aL-bAshir, France, the country of human rights, attempts to deport two people back to Sudan. And that’s the ones we know about.
Despite the many reports on the situation in Sudan along the past years, it is not an isolated case, and several people have been deported also to other countries considered “not safe” such as Iraq and Afghanistan.

Thanks to the new Asylum Law, since January the amount of time that people can be detained has doubled from 45 to 90 days, which is to say 3 months.
Down with detention centers, prison-like places for people without “the right” documents. Support Gibril and A. and all other folks in detention.

a testimony from Gibril, published with his permission:
“Anything but not going back to Sudan. I am in danger there, for me is not safe.
I want to be free, I came here (in Europe) for this. I wanted to go to the UK but they arrested me in Calais because they said I committed a crime. I found it unjust, but it all went really fast. They put me in jail for around one month. Then they told me I was gonna be deported. But the punishment of that crime, I am sure still is not death sentence, because that is it if they deport me to Sudan.

 

What you can do:

Call on the Minister of the Interior to call for an end to the expulsion: sec.immigration@interieur.gouv.fr

Write a message or telephone the prefect of Pas-de-Calais, Fabien Sudry, responsible for the order to leave France that creates the ground for the deportation to happen, to ask him to cancel it:
Contact form: http://pas-de-calais.gouv.fr/Contactez-nous
Phone: 03.21.21.20.00

Contact the company Qatar Airways, that commonly lets deportation happen on their flights to countries such as Sudan. You can call its Paris office or go there to explain your point of view on their participation in these expulsions.
You can also contact them on facebook.

FRANÇAIS

Gibril est une personne soudanaise détenue depuis le 26 février dans le centre de rétention administrative (CRA) de Coquelles (près de Calais, juste en face du terminal EuroTunnel). Il y a été transféré après avoir été arrêté pour un délit mineur il y a environ un mois et a été contraint de se rendre à l’ambassade du Soudan pour être déporté dans son pays d’origine, pays qu’il a fuit pour chercher la liberté et la sécurité.
Comme cela arrive souvent aux étrangers, en particulier (mais pas uniquement) à ceux qui sont sans papiers, quelle que soit la peine prononcée au procès pour le crime dont ils sont accusés, la France leur impose une interdiction de territoire justifiée par des risques à l’ordre public.
Quitter la France, destination: Soudan.

A., un homme âgé du Soudan, a été arrêté alors qu’il tentait le passage pour rejoindre le Royaume-Uni. Il est également détenu au CRA de Coquelles au moment où nous écrivons. Comme Gibril, il a déjà été présenté à l’ambassade, qui, une fois qu’elle a reconnue la personne comme étant originaire du pays qu’elle représente, peut délivrer un laisser-passer permettant la déportation.

En ces jours de manifestations , de solidarité et de rage dans de nombreuses villes d’Europe pour dénoncer la répression du dictateur Al-Bachir, la France, pays des droits de l’homme, tente de renvoyer ces deux personnes au Soudan.
Malgré les nombreuses enquêtes publiées au cours des dernières années, il ne s’agit pas de cas isolés, et de nombreuses personnes ont été déportées vers le Soudan, ainsi que vers d’autres pays considérés “à risque”, tels que l’Irak et l’Afghanistan.

La nouvelle loi Asile a doublé la durée maximale de rétention administrative, passant de 45 à 90 jours, soit trois mois, au 1er janvier 2019.

A bas les centres de rétention, qui sont des prisons pour les personnes qui n’ont pas les “bons” documents. Soutenez Gibril, A. et tou-te-s les autres retenu-e-s.

Un témoignage de Gibril, que l’on publie avec son accord

“N’importe quoi mais pas retourner au Soudan. Je suis en danger là-bas,  je n’y suis pas en sécurité.
Je veux être libre, je suis venu ici (en Europe) pour ça. Je voulais aller au Royaume-Uni mais ils m’ont arrêté à Calais parce qu’ils disaient que j’avais commis un crime. J’ai trouvé cela injuste, mais tout s’est passé très vite. Ils m’ont mis en prison pendant environ un mois. Puis ils m’ont dit que j’allais être déporté. Mais la punition de ce crime, je suis sûr que ce ne doit pas être une condamnation à mort, alors que c’est le cas si on me déporte au Soudan
. “

 

Ce que vous pouvez faire – et cela a déjà marché par le passé:

Faire pression sur le gouvernement
sec.immigration@interieur.gouv.fr, 01 49 27 49 27
premier-ministre@pm.gouv.fr
Interpeller par mail Fabien Sudry, le préfet du Pas-de-Calais pour lui demander d’annuler toutes les OQTF pour le Soudan, ainsi que sa décision d’expulser Gibril S. et monsieur A. , ou encore
Par téléphone : (+33) (0) 3.21.21.20.00
Par fax : (+33) (0)3.21.55.30.30
D’autres contacts utiles :
Ministre de l’Interieur Christophe Castaner

Ou via ce formulaire.

Écrire à la compagnie Qatar Airways, auprès de laquelle sont généralement réservés les vols pour les expulsion vers de pays comme le Soudan. Vous pouvez téléphoner à son agence de Paris ou vous y rendre pour expliquer courtoisement votre point de vue sur leur participation à ces expulsions.
Vous pouvez aussi l’interpeller sur facebook.

Alerte expulsion Suède pour un afghan : un vol prévu lundi 26 juin // Alert deportation to Sweden for an afghan : a flight scheduled for monday 26th June

Mise à jour sur la situation de J., afghan dubliné en Suède, demandeur d’asile en France et détenu au CRA de Coquelles!

Il n’a pas été libéré par le-la juge à Coquelles hier matin, et il s’est fait signifié un vol prévu pour la Suède pour lundi 26 juin, c’est-à-dire dans 5 jours!

La Suède est l’un des pays qui expulse le plus vers l’Afghanistan. Le renvoyer vers la Suède, c’est le renvoyer vers l’Afghanistan!

Ce que vous pouvez faire en solidarité avec J. pour tenter d’empêcher son expulsion:

Faire pression sur le gouvernement
sec.immigration@interieur.gouv.fr, 01 49 27 49 27
premier-ministre@pm.gouv.fr

Interpeller le préfet du Pas-de-Calais pour lui demander d’annuler toutes les OQTF, ainsi que sa décision d’expulser J.:

fabien.sudry@pas-de-calais.fr

Par téléphone : (+33) (0) 3.21.21.20.00

Par fax : (+33) (0)3.21.55.30.30

Le formulaire de contact de la préfecture : http://www.pas-de-calais.gouv.fr/Contactez-nous

D’autres contacts utiles :

Ministre de l’Interieur Gérard Collomb

Directeur du cabinet de M. Collomb
stephane.fratacci@interieur.gouv.fr

///

Update on the situation of J., Afghan dublined in Sweden, asylum seeker in France and detained at CRA de Coquelles!

He was not released by the judge in Coquelles yesterday morning, and he was told a flight is scheduled for him to Sweden for Monday, June 26, which means in 5 days!

Sweden is one of the countries expelling the most to Afghanistan. Sending him back to Sweden is sending him back to Afghanistan!

What you can do in solidarity with J. to try to prevent his deportation:

Challenge the government
sec.immigration@interieur.gouv.fr, 01 49 27 49 27
premier-ministre@pm.gouv.fr

Ask the prefect of Pas-de-Calais to ask him to cancel all OQTF, as well as his decision to deport J:
fabien.sudry@pas-de-calais.fr
By telephone: (+33) (0) 3.21.21.20.00
By fax: (+33) (0) 3.21.55.30.30
The contact form of the prefecture: http://www.pas-de-calais.gouv.fr/Contactez-nous

Other useful contacts:
Minister of the Interior Gérard Collomb
– g.collomb@senat.fr
– g.collomb@interieur.gouv.fr
Director of Mr. Collomb’s Cabinet
stephane.fratacci@interieur.gouv.fr

Fuck Dublin, fuck deportations!