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Déportations : Soudan, Irak, Afghanistan // Deportation updates : Sudan, Iraq, Afghanistan

La France continue d’expulser !

 

Vers le Soudan

Deux personnes soudanaises ont été déportées vers le Soudan en toute discrétion il y a une dizaine de jours. II semblerait que les autorités françaises de plus en plus déterminées à obtenir les laisser-passer nécessaires à ces expulsions.

 

Vers l’Irak

Le 5 décembre, 6 personnes Irakiennes retenues à Lille ont été conduites jusqu’à l’aéroport de Roissy dans le but de leur faire prendre de force un vol vers Bagdad. La déportation a échoué à la dernière minute faute de laisser passer.

Fin novembre, une délégation du consulat irakien s’est aussi présentée au CRA de Coquelles.

 

Vers l’Afghanistan

Six afghans ont été discrètement déportés de France vers l’Afghanistan cette année.

Les déportations vers l’Afghanistan “par ricochet” sont beaucoup plus régulières. Les personnes ayant leurs empreintes enregistrées dans d’autres pays européens sont expulsé-e-s vers ces pays selon la réglementation Dublin.

Or, de nombreux pays européens expulsent vers l’Afghanistan, à la connaissance de tou-te-s, souvent des dizaines de personnes par vol : Allemagne et Suède en tête, mais aussi Autriche, Finlande, Norvège, etc.

Ainsi, J., enfermé à Coquelles en juin dernier, après avoir resisté à une expulsion a finalement été déporté en Suède. Après 4 mois enfermé dans un centre de rétention, il a été déporté avec des dizaines d’autres vers l’Afghanistan fin Novembre. Dix jours à peine après son arrivée, il a de nouveau reçu les menaces de mort qui l’avaient conduit à quitter l’Afghanistan.

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France continues deportations, endangering lives!

 

To Sudan:

Two men were quietly deported to Sudan about ten days ago. The French authorities have been increasingly determined to obtained the necessary permissions and travel documents from the Sudanese authorities to achieve these deportations.

 

To Iraq:

On December 5th, 6 persons from Iraq, detained in the CRA of Lille, were taken to Roissy airport to be forcibly removed on a flight to Baghdad. The deportation finally failed at the last minute for the lack of the necessary permissions from the Iraqi authorities.

In the end of November a delegation from the Iraqi consulate was at the CRA in Coquelles to interrogate the Iraqi detainees held there.

 

To Afghanistan:

Six Afghans have been discreetly deported from France to Afghanistan this year.

Indirect deportations to Afghanistan are much more common. People who have fingerprints taken in an other European states are deported back to these countries first, according Dublin rules, then onward to Afghanistan.

Countries such as Germany and Sweden, but increasingly others like Austria, Finland, and Norway, deport regularly to Afghanistan, often with groups of dozens of people on one flight.

In one case, J., locked up in Coquelles last June was finally deported to Sweden after successfully resisting the first attempt. After four months locked in a Swedish detention center, he was deported back to Afghanistan with dozens of other Afghans late november. Hardly ten days after arriving, he once again received the death threats that forced him to leave his country before.

Alerte expulsion vers l’Afghanistan aujourd’hui // Deportation to Afghanistan today

(english below)

Nous relayons un appel de Getting the Voice Out. L’article a été initialement publié sur leur site ici.

Empêchons l’ expulsion criminelle vers l’Afghanistan ce 26/11/2018

M, 21 ans, un Hazara, peuple persécuté en Afghanistan est arrivé en Belgique en 2015 . Son père, sa mère et son frère sont décédé en Afghanistan. Il a fait une demande d’asile à son arrivée en Belgique qui lui a été refusé. L’Office des Étrangers va essayer de l’expulser ce lundi 26/11/2018 vers Kaboul via Istamboul par la compagnie Turkish Airline.
Même si c’est sa première tentative d’expulsion il y a une grand probabilité que cette expulsion sera sous escorte. M a fait une tentative de suicide  et l’office préfère s’en débarasser le plus rapidement possible. Son avocat a réintroduit une demande d’asile ce vendredi 23/11/2018, dont il n’apprendra sans doute la recevabilité qu’à l’aéroport.
M ne veut et ne peut retourner en Afghanistan ou il n’a plus personne. Son réseau social est en Belgique et il parle déjà parfaitement le Néerlandais
Il demande de l’aide pour empêcher cette expulsion.

Rendez vous à l’aéroport ce lundi 26/11/2018 à 13h 15 pour expliquer aux passagers la situation de M et leur expliquer qu’ils peuvent refuser cette expulsion sur leur vol!

Vol Turkish airline TK1939 Istanbul 15 h 15

D’autres Afghans sont dans la même situation que M dans nos centres fermés et risquent l’expulsion.

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Lettre ouverte à Charles Michel, Premier ministre, et à Theo Francken,Secrétaire d’État à l’asile et à la migration : Cessez l’expulsion de M, le retour demandeurs d’asile afghans, même indirectement vers l’Afghanistan

Comme tant de mères, tutrices, militantes et accompagnatrices belges des demandeurs d’asile afghans en Belgique, je suis très préoccupée par le rapatriement prévu de 2 jeunes Afghans les prochains jours.
Je souhaite par la présente partager mes raisons d’inquiétude avec vous étant donné les dangers que courent ces garçons vulnérables à leur retour.

Monsieur Michel, Monsieur Francken, je sais qu’il vous a été communiqué des  informations concernant l’état de sécurité en Afghanistan et, fréquemment, un avis indiquant qu’un retour en Afghanistan serait sûr.
La réalité malheureusement est différente. Le gouvernement afghan n’est pas en mesure d’assurer la sécurité des millions d’habitants de son pays, et il ne lui est pas possible de garantir la sécurité des personnes qui seraient renvoyées dans ce pays. En effet, ce gouvernement perd chaque jour du terrain face aux Talibans et à ISIS, voir le récent rapport de “l’Inspecteur général spécial pour la reconstruction de l’Afghanistan (SIGAR)” “Le gouvernement afghan ne contrôle ou n’influence actuellement que 55,5% des districts du pays, ceci représente le niveau le plus bas enregistré depuis le début de le début du contrôle des districts par SIGAR en novembre 2015 “.
Un exemple récent de la dégradation de la situation sécuritaire était l’attaque des talibans du district de Ghazni, dans une région peuplée de Hazara, qui était en sécurité depuis la chute du régime des Talibans en 2001.
L’ouest de Kaboul, partie de la capitale dans laquelle vivent les Hazara, est maintenant la première cible d’attaques, généralement revendiquées par ISIS. Vu le nombre récent d’attaques meurtrières, il est irréaliste d’imaginer Kaboul destination de retour sécurisé.

M. Abdul Ghafoor de l’organisation A.M.A.S.O (Afghanistan Migrants Advice & Support Organization) a suivi ces 5 dernières années des centaines de personnes demandeuses d’asile ayant subi un retour forcé.
Il a constaté que la peur qui habite la population afghane est plus grande que jamais auparavant. Celui qui est renvoyé se heurte à une montagne insurmontable. Outre la peur de devenir une victime d’une des nombreuses attaques il y a aussi le fait de l’inaccessibilité d’une d’une situation sociale satisfaisante et le manque de réseau économique dans un état sur lequel on ne peut pas compter.
Quelle que soit leur volonté de s’intégrer, la situation dans le pays est telle qu’elle/ils ne voient aucune chance de survie. Leur seule option est de ré-émigrer, ré-entreprendre ce voyage dangereux. Qui n’a pas la chance de le faire finit, toxicomane, contraint de rejoindre les milices ou abandonner la vie. Les garçons qui contemplent actuellement leur expulsion sont des Hazaras, sans aucun réseau social ou économique.
(les Hazaras sont un groupe ethnique minoritaire de 9% en Afghanistan,qui subissent beaucoup de souffrances et sont poursuivis, notamment parce qu’ils sont Chiites contrairement au reste de la population quiest Sunnite)

Notre pays est un pays respectueux des valeurs et des règles dans lequel un grand nombre placent haut les valeurs de solidarité, les droits de l’homme et l’assistance aux autres. Les Afghans sont les réfugiés les plus marginalisés dans le monde, leurs dirigeants échouent, ne parviennent pas à les protéger et ne défendent pas leurs droits. Il est temps pour notre gouvernement, et pour l’Europe, de reconnaître la réalité de terrain et déclarer que l’Afghanistan n’est pas un pays sûr.
Il est temps désormais que la Belgique cesse de renvoyer les Afghans au danger. Plus tard on ne manquera pas de se souvenir de ce que nous avons fait avec un groupe de jeunes qui n’étaient venus que dans l’espoir de trouver sécurité et protection.

A envoyer tel quel ou modifier aux responsables de ces expulsions criminelles:

Directeur de l’Office des Etrangers
Bur_Presse@dofi.fgov.be T02 793 80 31 (NL ¨C EN) ¨C 02 79380 30 (FR), Fax
02 274 66 40

Charles Michel
Premier Ministre
Tél: 02 501 02 11 Fax: 02512 69 52 e-mail:charles.michel@premier.fed.be

Jan Jambon
Vice Premier Ministre et Ministre de l’Intérieur
tél: 02 504 85 13 Fax:02 504 85 00 email:kabinet.jambon@ibz.fgov.be

Theo Francken
Secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration
Tél: 02 206 14 21¨C theo.francken@n-va.be kab.francken@ibz.fgov.be

Didier Reynders
Téléphone : 02 501 85 91 E-mailcontact.reynders@diplobel.fed.be

 

Ou appelez/écrivez/submergez de commentaires la compagnie aérienne:
Turkish Airlines
+32 2 620 08 49
+32 2 720 34 68
+32 2 753 26 75
bru.airport@thy.com
bru.sales@thy.com
Page Facebook: https://www.facebook.com/turkishairlines/?brand_redir=405541409459785
Twitter: https://twitter.com/TurkishAirlines

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We pass on a call out from Getting The Voice Out. This article was initially published on their website here.

Action against a deportationattempt to Afghanistan on 26/11/1018

M, 21, a Hazara, repressed people in Afghanistan arrived in Belgium in 2015. His father, mother and brother died in Afghanistan. He applied for asylum at his arrival in Belgium but it was refused by Belgian authorities. The Office des étrangers (office for foreigners) is on its way to try and deport him on Monday 26/11/2018 to Kabul via Istanbul by the Turkish company Airline.

Even though this is his first deportation attempt it is very likely that this deportation will be done with an escort. M has done suicide attempt at the closed center in Merksplas (near Antwerpen) and it seems the Office des étrangers wishes to get rid of him. His lawyer has reintroduced an asylum application this Friday, 23/11/2018, it will probably only at the ariport that he will be informed whether it is admitted or not.

M does not want and cannot return to Afghanistan where he has no one left.

His social network is in Belgium and he already speaks perfectly Dutch
He is asking for help to prevent this deportation.

Meeting at the airport on Monday 26/11/2018 at 13:35 to explain to passengers the situation of M and explain to them that they can refuse this deportation on their flight!
Turkish Airlines flight TK1939 Istanbul 3 pm

Other Afghans are in the same situation as M in our closed centres and risk deportation.

 

Open letter to Charles Michel, Prime Minister, and Theo Francken, Secretary of State for Asylum and Migration: Stop the deportation of the Afghan asylum seekers to Afghanistan

Like so many Belgian mothers, mentors and accompanying people of Afghan asylum seekers in Belgium, I am very concerned about planned deportation of 2 young Afghans in the next few days.

I hereby wish to share my concerns with you considering the dangers these vulnerable boys face upon their return.

Mr Michel, Mr Francken, I know you have been given information about the security situation in Afghanistan and, frequently, a that a return to Afghanistan would be safe.

The reality unfortunately is different. The Afghan government is not able to ensure the safety of the millions of its people, and it is not possible for it to guarantee the safety of those who are returned to that country. Indeed, this government is losing ground every day to the Talibans and ISIS, see the recent report of the “Special Inspector General for Reconstruction of Afghanistan (SIGAR) “” The Afghan government currently controls or influences only 55.5% of the country’s districts, this is the lowest level since SIGAR began monitoring districts in November. 2015 “.

A recent example of the deteriorating security situation was the Taliban attack in Ghazni district, in a region inhabited by Hazaras, that was safe since the fall of the Taliban regime in 2001.

West of Kabul, part of the capital where the Hazaras live, is now the first target of attacks, usually claimed by ISIS. Given the recent number of deadly attacks, it is unrealistic to imagine Kabul as a safe return destination.

Mr Abdul Ghafoor of the Afghanistan Migrants Advice & Support Organization (A.M.A.S.O) has followed the last 5 years hundreds of asylum seekers who have been forced back.
He found that the fear in the Afghan population is greater than ever before. The one who is sent back encounters a impossible mountain. Besides the fear of becoming a victim of one of the many attacks there is also the fact of the inaccessibility of a satisfactory social situation and the lack of economic network in a state on which they cannot rely.
Whatever their desire to integrate, the situation in the country is such that they do not see any chance of survival. Their only option is to re-emigrate, re-undertake this dangerous journey. Whoever does not have the chance to do it ends, drug addict, forced to join the militias or give up life. The boys who are currently contemplating their deportation are Hazaras, without any social or economic network. (Hazaras are a 9% minority ethnic group in Afghanistan that are suffering a great deal because they are Shiites unlike the rest of the people who are Sunni)

Our country is a country respectful of values ​​and rules in which many give high values ​​of solidarity, human rights and the assistance to others. Afghans are the most marginalized refugees in the world, their leaders fail, to protect them and do not defend their rights. It is time for our government, and for Europe, to recognize the reality and declare that Afghanistan is not a safe country.

It is now time for Belgium to stop sending Afghans back to danger. The future will not forget what we have done to a group of young people who had come only hoping to find security and protection.

Send this open lettre to the responsable persons

Eerste minister
Charles Michel
Tél: 02 501 02 11 Fax: 02512 69 52 e-mail:charles.michel@premier.fed.be
Jan Jambon
Vice Premier  en Minister van Binnenlandse zaken
tél: 02 504 85 13 Fax:02 504 85 00 email:kabinet.jambon@ibz.fgov.be
Staatsssecretaris van Asiel en Migratie
Theo Francken
Tél: 02 206 14 21– theo.francken@n-va.be kab.francken@ibz.fgov.be
Didier Reynders
Téléphone : 02 501 85 91 E-mailcontact.reynders@diplobel.fed.be
232345 /027232362

And Email to the airline that collaborates with these deportations

Turkish Airlines
+32 2 620 08 49
+32 2 720 34 68
+32 2 753 26 75
bru.airport@thy.com
bru.sales@thy.com
Page Facebook: https://www.facebook.com/turkishairlines/?brand_redir=405541409459785
Twitter: https://twitter.com/TurkishAirlines

 

STOP DEPORTATIONS TO AFGHANISTAN // Non aux déportations vers l’Afghanistan

May be of interest for some that UNHCR just released (as of 30 of August 2018) new guidelines for assessing the International Protection Needs of Asylum-Seekers from Afghanistan.
‘UNHCR considers that an IFA/IRA is generally not available in Kabul’ (p.10). (IFA/IRA = Internal Flight Alternative/Internal Relocation Alternative). See here

On that, Finland decided to stop deportations to Afghanistan and to free all Afghani detained since there are no grounds for detention -at the moment.
See on Yle news here.

What about the many European states such as France, still detaining Afghan people?
During the daily raids in camps in Calais several Afghan people are regularly controlled and placed in Coquelles administrative detention center (CRA, in French), where they can be held up to 45 days awaiting for a decision to free them or a deportation to take place.

Not to talk about the many deportations under the Dublin agreement to third countries- where the person is identified as having passed through- and that can end up in deportations to the country of origin. See here.

Do we have to wait for “new” “official” guidelines to tell us that other countries, like Sudan, aren’t “safe” neither?
And even, to tell us deportations must stop as whole?


Stop deportations, from wherever to wherever else. Freedom of movement for all!

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Le Haut Commissariat des Nations Unies aux Réfugiés (HCR) vient de publier, le 30 août 2018, de nouvelles recommandations pour établir les besoins de protection internationale des demandeurs d’asile afghans (“International Protection Needs of Asylum-Seekers from Afghanistan”).

“L’UNHCR considère qu’une IFA/IRA n’est généralement pas disponible à Kaboul” (p.10). (IFA/IRA =Vol alternatif intérieur/ Relocation intérieure alternative). (Ici en anglais)

La Finlande a par conséquent pris la décision d’arrêter les déportations vers l’Afghanistan, ainsi que de libérer tou-te-s les Afghan-e-s détenu-e-s, puisque la détention n’est pour le moment plus justifiée. (Ici, sur Yle news, en finnois)

Qu’en est-il des nombreux Etats européens comme la France qui continuent d’enfermer les personnes afghanes?

Lors des descentes de polices et expulsions quotidiennes des camps à Calais, des Afghans sont controllés et placés au Centre de Rétention de Coquelles, où ils peuvent être détenus jusqu’à 45 jours, dans l’attente d’une déportation ou d’une libération. (Voir ici)

Sans parler des nombreuses déportations effectuées sous le réglement Dublin vers des “pays tiers” (pays que la personne a manifestement traversé lors de son trajet) et qui souvent aboutissent en déportations vers les pays d’origine depuis ce “pays tiers”. (Voir ici par exemple)

 

Devons-nous attendre de “nouvelles” recommandations “officielles” pour nous convaincre que d’autres pays, tels que le Soudan, ne sont pas “sûrs” non plus?

Ou pour nous conseiller d’arrêter toute déportation?

 

Arrêtons les déportations, d’où que ce soit, vers où que ce soit. Liberté de circulation pour tous et toutes!

 

URGENT!! IMMINENT DEPORTATIONS FROM FRANCE TO AFGHANISTAN // DEPORTATIONS IMMINENTES DE LA FRANCE VERS L’AFGHANISTAN (20 et 21 juin)

UPDATE JUNE 21TH // MISE A JOUR 21 JUIN
Two deportations halted this week! The man that was bring in the plane yesterday wednesday was put out as well.
Les deux déportations qui avaient lieu cette semaine ont été arrêtées! La personne concernée hier mercredi a été mise hors de l’avion qui a decollé sans celle-ci!
UPDATE JUNE 20TH 8pm // MISE A JOUR 20 juin 20h
The deportation didn’t happen today!! The person was bring at the airport, bring in the plane, but due to solidarity actions and clear refusal and screamings from the person concerned, he was put out of the plane and bring back to the Mesnil-Amelot detention center.
La déportation n’a pas eu lieu aujourd’hui! La personne fut amenée à l’aéroport, amenée dans l’avion, mais grâce aux actions solidaires et au clair refus de la personne concernée, l’équipage a décidé de le mettre hors de l’avion et la personne fut ramenée au centre de détention Mesnil-Amelot.
UPDATE JUNE 19TH 12h // MISE A JOUR 19 juin 12h
Two flights have been cancelled, and one has been changed to take place earlier!
First deportation scheduled for TOMORROW (this flight was supposed to take place on Saturday and has been moved up).
La Chapelle Debout collective is calling for a meeting tomorrow June 20th at 2pm at Charles-de-Gaule airport (Terminal 1) to stop those deportations. Read their communique.
Contact the Prefecture of Pas-de-Calais who is responsible for the detention and deportation of those people and can therefore cancel their decision :
By telephone : (+33) (0) 3.21.21.20.00
By fax : (+33) (0)3.21.55.30.30
Other useful contacts :
Minister of Interior Mr. Gerard Collomb

Director of the Cabinet of Mr. Collomb

stephane.fratacci@interieur.gouv.fr

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Deux vols ont été annulés et un autre a été devancé!
La première expulsion aura lieu DEMAIN plutôt que samedi prochain (le vol a été devancé).
Le collectif la Chapelle Debout appelle à un rendez-vous demain le 20 juin à 14h à l’aéroport Charles-de-Gaule (Terminal 1) pour faire annuler les déportations. Voici leur communiqué sur Facebook.
Contactez la Préfecture du Pas-de-Calais qui est responsable de ces placements en détention et de ces déportations et qui peut donc annuler leur décision :
par téléphone : 03.21.21.20.00
par fax : 03.21.55.30.30
sur le formulaire de la préfecture : http://www.pas-de-calais.gouv.fr/Contactez-nous
Autres contacts utiles :
Ministre de l’Intérieur Mr. Gerard Collomb
Directeur du Cabinet de Mr. Collomb
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Four Afghan men are facing deportation directly to Afghanistan, something hasn ‘t happened in France since 2009. All of them have been arrested at the train station of Calais on May 10th, and transfered to the Mesnil-Amelot detention center near Paris.

Four flights have been scheduled for these men, starting in 3 days with 2 police escoarts for each of them :

1 on Tuesday June 20th from Paris Roissy-CDG to Kabul at 16:20 on Turkish Airlines (Terminal 1)
1 on Wednesday June 21th from Paris Roissy-CDG to Kabul at 16:20 on Turkish Airlines (Terminal 1)  flight canceled
1 on Friday June 23th from Paris Roissy-CDG to Kabul at 16:20 on Turkish Airlines (Terminal 1)
1 on Saturday June 24th from Paris Roissy-CDG to Kabul at 16:20 on Turkish Airlines (Terminal 1) flight canceled

Since the signing of an agreement between EU and Afghanistan on October 4-5th 2016 faciliting the forced return of Afghan people to Afghanistan, some countries (e.g. Germany, Sweden, and Norway) have started mass deportations to this country, seen as unsafe in the eyes of the international community. Now France is joining (something that hasn’t happened since 2009);  at least 80 Afghan people are detained in detention centers, with at least 17 at Mesnil-Amelot and 4 at risk of deportations. Two flights have been canceled last week.

For further information, see an article shared by La Cimade.

You can take action:

Contact Turkish Airlines to make pressure on this company collaborating in deportations:

with @TurkishAirlines / #turkishairlines
Turkish Airlines, 8 Place de l’Opera 75009 Paris, France, 01 56 69 44 20
To challenge the government
sec.immigration@interieur.gouv.fr, 01 49 27 49 27
premier-ministre@pm.gouv.fr
Contact the Prefecture of Pas-de-Calais who is responsible for the detention and deportation of those people and can therefore cancel their decision :
By telephone : (+33) (0) 3.21.21.20.00
By fax : (+33) (0)3.21.55.30.30
Other useful contacts :
Minister of Interior Mr. Gerard Collomb

Director of the Cabinet of Mr. Collomb

stephane.fratacci@interieur.gouv.fr

Secretaire after of Prime Minister for Gender equality

(If you know the contacts of the new members in charge of the ministerial cabinets please write to us and we’ll add it)

Stop all deportation flights! Freedom of movement and settlement for all!

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FR
4 hommes afghans font face à un risque d’expulsion directe vers l’Afghanistan, une pratique horrible qui n’était pas arrivée depuis 2009 en France. Ils ont tous été arretés à la Gare de Calais le 10 mai 2017 et transférés au centre de retention administrative Mesnil-Amelot près de Paris.

4 vols sont prévus pour chacun d’entre eux avec deux escortes de police pour chacun :

1 le mardi 20 juin de Paris Roissy-CDG vers Kabul a 16h20 avec Turkish Airlines (Terminal 1)
1 le mercredi 21 juin de Paris Roissy-CDG vers Kabul a 16h20 avec Turkish Airlines (Terminal 1) vol annulé
1 le vendredi 23 juin de Paris Roissy-CDG vers Kabul a 16h20 avec Turkish Airlines (Terminal 1)
1 le samedi 24 juin de Paris Roissy-CDG vers Kabul a 16h20 avec Turkish Airlines (Terminal 1) vol annulé

Depuis la signature d’un accord entre l’Union européenne et l’Afghanistan les 4-5 octobre derniers facilitant le retour forcé de personnes afghanes vers l’Afghanistan, certains pays de l’UE se sont précipités de déporter plusieurs centaines d’Afghan-e-s. C’est le cas de l’Allemagne, la Suède et la Norvège. Désormais la France se joint à la pratique (chose qui n’était pas arrivée depuis 2009), où au moins 80 personnes afghanes sont enfermées dans des CRA, dont 17 au Mesnil-Amelot et 4 risquant l’expulsion. 2 vols ont été annulés la semaine dernière.

Contactez Turkish Airlines qui collabore aux expulsions pour faire la pression sur eux :
Turkish Airlines, 8 Place de l’Opera 75009 Paris, France, 01 56 69 44 20

Pour faire pression sur le gouvernement :
sec.immigration@interieur.gouv.fr, 01 49 27 49 27
premier-ministre@pm.gouv.fr

Contactez la Préfecture du Pas-de-Calais qui est responsable de ces placements en détention et de ces déportations et qui peut donc annuler leur décision :
par téléphone : 03.21.21.20.00
par fax : 03.21.55.30.30
sur le formulaire de la préfecture : http://www.pas-de-calais.gouv.fr/Contactez-nous
Autres contacts utiles :
Ministre de l’Intérieur Mr. Gerard Collomb
Directeur du Cabinet de Mr. Collomb
Secretaire apres du Premier Ministre pour l’Egalite Femme-Homme
(Si vous connaissez les contacts des nouvelles personnes à charge des cabinets ministériels merci de nous écrire et nous allons l’ajouter)

Pas une seule expulsion de plus! Liberté de circulation et d’installation pour tou-te-s!

La France expulse vers l’Afghanistan // Risk of Deportations to Afghanistan

La France expulse vers l’Afghanistan malgré une situation explosive (ecrit par La Cimade)

Quelques mois après la signature en catimini d’un accord informel entre l’Union Européenne et l’Afghanistan facilitant le retour forcé des Afghans déboutés du droit d’asile, les expulsions commencent à se multiplier dans plusieurs pays européens. C’est le cas de l’Allemagne, de la Norvège et désormais de la France où six personnes afghanes enfermées au centre de rétention du Mesnil-Amelot sont directement menacées à ce jour. La Cimade dénonce ces renvois forcés vers un pays où la situation sécuritaire est déplorable.

En amont d’une grande conférence de donateurs organisée à Bruxelles pour l’Afghanistan les 4 et 5 octobre derniers, l’Union européenne a annoncé en toute discrétion qu’elle avait signé un accord avec ce pays afin de faciliter le retour forcé de personnes afghanes déboutées du droit d’asile dans ses pays membres. Ce texte d’envergure internationale a échappé au processus démocratique n’ayant même pas été soumis à l’attention des parlementaires européens. La même méthode avait été employée pour la déclaration commune « UE-Turquie » du 18 mars 2016 dont l’objectif était de stopper les arrivées en Grèce.

Ainsi, l’UE et ses États membres souhaitent établir une coopération durable avec l’Afghanistan afin d’organiser rapidement le renvoi de plusieurs dizaines de milliers de personnes afghanes en situation irrégulière. Plus de 80 000 seraient potentiellement concernées actuellement dont des personnes fragilisées telles que des mineurs isolés. Parmi les contreparties de cet accord, l’UE s’engage à construire un terminal à l’aéroport de Kaboul spécifiquement dédié aux expulsions.

Il est édifiant de voir que ce texte ne fait aucune mention de la situation politique et de l’instabilité chronique, notamment sécuritaire qui règne en Afghanistan actuellement et depuis des années. Les programmes de réintégration des personnes expulsées n’évoquent que les enjeux économiques pour consolider le marché du travail, comme si l’exil des nationaux afghans était purement économique. Ils constituent actuellement le troisième principal groupe de demandeurs d’asile dans l’Union européenne après les Syriens et les Irakiens. En France, ils obtiennent un taux de protection proche de 80 % en reconnaissance des violences généralisées qui ravagent une grande partie du pays. Les récents attentats de Kaboul viennent rappeler que l’Afghanistan est tout sauf un « pays sûr ».

Pourtant, suite à la signature de ce « dialogue commun », plusieurs pays européens en ont profité pour accélérer ou reprendre des renvois forcés de ressortissants afghans. Depuis décembre 2016, l’Allemagne a expulsé plus d’une centaine d’Afghans vers Kaboul, dont plusieurs vivaient depuis des années en Allemagne et y avaient leur famille, et ce, malgré de nombreuses mobilisations. Il aura fallu un attentat sanglant dans le quartier des ambassades la semaine dernière coûtant la vie à plus de 150 personnes, pour qu’elle annule temporairement les expulsions vers l’Afghanistan. La France, qui n’avait pas renvoyé de ressortissants afghans depuis des années a finalement commencé à en expulser en 2016.

Le 29 décembre 2016, une personne a d’abord subi 41 jours d’enfermement en centre de rétention à Metz puis au Mesnil-Amelot où elle avait été transférée la veille de son expulsion. Une autre a été libérée par un juge in extremis, avant un vol pour la capitale afghane, tandis qu’une troisième personne y a été expulsée après avoir d’abord été remise aux autorités norvégiennes qui ont procédé au renvoi vers Kaboul.

Depuis début 2017, cette politique s’accélère. Le nombre d’Afghans enfermés en rétention s’élève à 80[1]. Dix-sept d’entre eux actuellement au centre de rétention du Mesnil-Amelot et six sont sur le point d’être renvoyées de force à Kaboul. Un premier vol est programmé pour ce vendredi 9 juin et les suivants s’échelonnent jusqu’au 24 juin.

Parallèlement, des renvois sont à nouveau exécutés via la Norvège dans le cadre des accords de Dublin. Ainsi, un homme hébergé au CAO de Marvejols a été réadmis au mois de mai vers ce pays européen qui l’a expulsé à Kaboul le 3 juin.

L’accélération des expulsions directes vers Kaboul ou via des pays européens est donc la conséquence de cet arrangement entre l’UE et l’Afghanistan. Il ne prévoit aucune garantie, même minimale, quant au respect des droits des personnes visées. Il instaure même la possibilité pour l’UE d’exécuter les renvois sur la base de laissez-passer européens, en se passant de l’accord des autorités afghanes quand ces dernières ne donnent pas suite à une demande de laissez-passer consulaire dans un délai de quatre semaines. Deux des 17 personnes enfermées au Mesnil-Amelot risquent d’être expulsées dans les tout prochains jours selon ce procédé.

Pour endiguer les migrants et réfugiés le plus en amont possible et augmenter le nombre des personnes expulsées, l’Union Européenne continue de marchander avec des pays dont la situation sécuritaire et politique est particulièrement préoccupante. La Cimade dénonce vivement cette logique incompatible avec le respect des droits fondamentaux et demande à la France d’arrêter immédiatement tout renvoi forcé vers l’Afghanistan.

[1] Pour les seuls CRA de Bordeaux, Rennes, Toulouse et du Mesnil-Amelot, du 1er janvier au 31 mai 2017 ; la préfecture du Pas-de-Calais est à elle seule responsable de 50% de ces placements en rétention.

ENGLISH TRANSLATION:

France is deporting to Afghanistan despite an explosive situation

A few months after the signature of a secret and informal agreement between the EU and Afghanistan making it easier to forcibly remove Afghans denied the right of asylum in the EU, deportations are starting to multiply in several European countries. It is the case of Germany, Norway and, now, France where six people from Afghanistan, detained in the Mesnil-Amelot detention centre are immanently facing expulsion now. La Cimade denounces these forced removals to a country where the situation is far from safe.

During a big conference of donors organized in Brussels for Afghanistan on October 4th-5th 2016, the EU had discretely announced that they had signed an agreement with Afghanistan to facilitate the forcible removal of Afghans denied the right of asylum in EU member states. This internationally significant text was taken outside a democratic process and has not even been brought to the attention of Europeans parliamentarians. The same method was employed for the EU-Turkey agreement on March 18th, 2016, the objective of which was to stop migrants coming to Greece (from Turkey).

In this way, the EU and it members states want to establish a long-term cooperation with Afghanistan in order to quickly organize the deportations of tens of thousands of Afghans in an irregular situation. More than 80,000 people are currently potentially concerned, including vulnerable people such as unaccompanied minors. Among the details of this agreement, the EU is committing to build a terminal at the Kabul airport specifically dedicated to deportations.

This is edifying, to see that this text makes no mention at all of the political situation and chronical instability (especially safety) in Afghanistan today and for years. Reintegration programs for people deported are only evoke economical issues, like the consolidation of the labour market, as if though the reasons that people were leaving the Afghanistan were only economical. They currently constitute the third largest group of asylum seekers in the EU, after Syrians and Iraqis. In France, 80% are getting (humanitarian) protection, in recognition of the widespread violence across the country. Recent attacks in Kabul are a reminder that Afghanistan is everything but a  “safe country.”

Nevertheless, following the signing of this “common dialogue,” some European countries have taken advantage of it to accelerate or resume deportations to Afghanistan. Since December 2016, Germany has deported more than a hundred Afghans to Kabul, many of them were living in Germany for many years and had their families there — this happened despite many protests. It took a bloody attack in the embassies district last week in Kabul, where 150 people died, to temporarily suspend the deportations. France, who had not deported Afghani citizens for many years, had finally started to deport them in 2016.

On December 29th 2016, one person who was first detained for 41 days at the detention center in Metz and then transferred to Mesnil-Amelot the day before their deportation. Another one was released by a judge in extremis just before a flight to Kabul, while another one was deported by first being sent to Norway, where the authorities proceeded to deport them to Kabul.

Since the beginning of 2017, this policy is accelerating. The number of Afghans in detention centres has risen to 80[1]. Seventeen of them are actually at the Mesnil-Amelot detention centre and 6 are facing deportation to Kabul soon. One flight was booked for June 9th – [it has been cancelled, another one is scheduled for June 10th], and the other ones are continuing until June 24th.

At the same time, forced removals are again carried out via Norway, under the scope of the Dublin agreements. Thus, a man who housed at the CAO in Marvejols was in May deported to Norway, which deported him to Kabul on June 3th.

The acceleration of deportations directly to Kabul, or via European countries, is therefore a consequence of this agreement between the EU and Afghanistan. There is no guaranty, even a minimal one, of respecting the rights of the persons concerned. The agreement even makes it possible for the EU to carry out deportations without the agreement of Afghani authorities, when the Afghan consulate does not give a leave-for-readmission during four weeks. Two of the 17 people detained at Mesnil-Amelot are facing deportations in the next few days under this procedure.

To stem migrants and refugees at the earliest possible stage and to increase the number of people deported, the European Union continues to bargain with countries where the safety and political situation is particularly alarming. La Cimade strongly denounces this logic, which is incompatible with respect for fundamental rights and calls on France to stop immediately all deportations to Afghanistan.

[1] Only for the CRA of Bordeaux, Rennes, Toulouse and Mesnil-Amelot, from January 1st to May 31th 2017; the Prefecture of Pas-de-Calais is responsible by itself of 50% of those placements in detention.

Missing: Javed Khan, 12 year old boy from Afghanistan

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At the request of his family we are asking if anyone has seen or heard from 12 year old Javed Khan.  His family has not heard from him for 5 days and he is believed to be in the UK.  If you have any Information regarding Javed please call or email us.  Phone: 033753030410 email: calais_solidarity@riseup.net

The story of Abdul, Afghanistan, gathered in the jungle of Calais, August 2 2009

Link to a photo-reportage on “Life in the jungle and the port of Calais”:
http://www.flickr.com/photos/saraprestianni/sets/72157621821593471/show/

Abdul’s story is a macabre example of the tragic effects of European immigration policies of closure of borders, deportations often illegal, deportation, asylum that cause forced wandering which extends more for months or years and which denies any kind of protection for migrants and refugees.

Abdul, 32 years, Afghan Récit collected on 2 August 2009 in the jungle Pashto Calais

“I left for Afghanistan in December 2007 because I was threatened by the Taliban since I worked as an interpreter for an Italian NGO.

I went to Iran.

I had to walk two days and nights to reach the border with Turkey, paying 1000 euro. Once in the Kurdish area of Iran we crossed the border to pies in the night to reach the city of Van, in the southern region of Turkey.

At Van, in exchange for money, they led us in a desert area where hundreds of people waiting for a passage to continue the road to Istanbul.

After many hours came a bus that had up until thirty, we were several hundred people. The others stayed in the desert.

Once in Istanbul I stayed some days locked in a house waiting for passage to Greece. With 12 other people, we have crossed the sea, on board an inflatable boat. He was a young deported from England to Afghanistan, which organized the trip, he already knew the road! We arrived on the island of Lesvos, Greece.

Our boat was intercepted by Greek coast guards who led us in the detention camp Mitilini. Life in the camp was very tough, we slept in cell 80, while the camp was very dirty, the sheets appeared to have been changed for months. After 16 days of confinement the police gave me a paper in Greek, no interpreter, who asked me to leave Greece in a month. Camp Mitilini police took the fingerprints (ndr: a conviction would mean to seek asylum in this country, according to the Dublin Regulation).

When I arrived in Athens, I had more money, I slept in the parks. So I decided to go to Patras to try the passage to Italy. I am running behind the truck to hide underneath me and m’embarquer in a power boat. One night the commando (the port police) found me in a truck. They made me get off and they beat me very violently. They then led me to the detention camp near the town of Komotini, the detention center Venna, after one day of travel by bus to Athens.

In Venna camp, we were locked in cells 30. We could leave our cell, where there was neither air nor light, one hour every two-three jours.Il there were only two phones outside the cells. The police insulted us all the time, they called us “malaga” (strongly negative meaning in Greek). When I arrived in the camp told the police that I would have been locked up for three months. But at the end of three months in the camp they did not released me without any justification. The Greek police took me out after 6 months of confinement. With 15 other people (one Pakistani, three Afghans and 12 Arabs), the police have transferred to a military encampment to Alexandropulis. There were held several hundred other people, locked in one room.

We stayed in the camp a few hours. Around midnight the military called me with 50 other people and we drove up in an armored military truck. They led us, after 1:20 on the road, next to the river Evros. The Greek border police made us go on group of 20 small boats were pushed on the Turkish side of the border (ndr: the practice of illegal deportation from Greece to Turkey is a practice increasingly used by the Greek Government for “empty” the country of migrants. more detailed info on the subject in the Report of the borders of Migreurop to be released in September).

We started walking in the forest, but we do not know where to go, we were afraid we were cold. After a few hours of walking, we saw a house. We have therefore asked for help, something to eat. The owner of the house told us he could not help us after having called the police or he would have problems. He therefore called on the Turkish army came after a few hours. They led us to the detention camp Edirne. After 10 days, police have threatened to expel us in Afghanistan and that we should pay our ticket deportation because otherwise they would have deported via land leaving us at the border with Iran. The Turkish police are well aware that in the border region there are many Iranian kidnapping of migrants, with threats in exchange for money from the family. Sometimes the inhabitants of the region they cut your fingers or the nose of migrants because the money did not arrive. I therefore send my family the $ 500 that I had to give the Turkish police to pay for my flight deportation to Afghanistan. I was expelled with a flight line, there were 20-30 in Afghan deportees twenty Turks who went to Afghanistan to conduct business. Once in Afghanistan, I stayed in Kabul, I did not want to return to my homeland, it would be too dangerous.

After some weeks, I took the trip to Europe.

I went back across the border between Afghanistan and Iran, which separates Iran from Turkey. In Istanbul, I crossed the border with Bulgaria. It was night, I traveled to pies, I had a lot of fear because the Bulgarian border guards monitor the crossing with dogs.

I know if you find the dogs, we must stop, do not be afraid, if you run, they attack.

From Bulgaria, I returned to Greece and went directly to Patras. The situation in the camp was changed, the passage under a lorry in Italy increasingly hard, however, much higher barbed wire around the port. And I had no money for the trip. So I decided to take the land route.

We were three, we bought a map and we had crossed the border between Greece and Macedonia, as well as with Serbia, walking along the train tracks at night.

Once in Belgrade we were exhausted.

We therefore decided to ask in a park.

In a very short time the police arrived, they have checked the papers and led us in a prison in Belgrade. It was a prison where two Serbs were locked in a sector in a fruit salad and 40 Afghans. After 40 days of detention, I was able to escape. I left in the direction of Hungary by crossing the border to pies in the night. Once past the border, I took a train to Budapest, then a train to Ciprun at the border with Austria. I crossed the border on foot, to Innsbruck. The police arrested me on the train. They locked me in a camp for 26 days. In the camp I was very ill, I suffered from insomnia, so I asked to see a psychologist. Taking in my mental state, the psychologist asked the authorities who run the camp to release me.

So I was released and then I could continue my trip to Italy and then to Calais.

I arrived yesterday in Calais, I try to go to England knowing that I risk being sent back to Greece, where are my impressions … …

Milad’s testimonial

“My name is Milad, 21 years old from Afghanistan. Before entering the European soil, I had some imaginations from Europe, for example, European countries respect a lot to human rights, so that Europe will be the best place to have a safe and comfortable life, but unfortunately, Moria refugee camp proved that it’s nothing but an imagination, I realized that in the first days in Moria. And I’ve been in this hell for five months.

In Moria, at days I’m facing to the danger which is treating people’s lives all around the world, COVID-19, which is treating my life as well because in this camp, unlike the rest of the world which people have the ability to protect themselves from this virus by washing their hands frequently, keeping their distance from each other or even having sufficient and suitable medical equipments and supplies to be far from getting infected by this virus, we don’t have enough medical supplies, we don’t have enough water to wash our hands, even we can’t keep our distance between each other because of long lines like food lines, shower lines, toilet lines, market lines, Doctor lines or even ATM line, and the reason is that because it is an overcrowded camp. And at nights I’m facing to the danger of being injured or killed in huge fights between refugees, which keeps me awake for hours at nights. I have to be awake in nights when fights are happening because of my safety.

Europe was a strong big hope for me like a narrow bright light in the deepest terrifying darkness days of my life, but Moria proved that it was nothing but an imagination and took that light from me and took me to another deepest terrifying darkness days of my life again in another place.”

Moria refugee camp, Greece, 19th of May 2020

published by: https://beyondeurope.net/

témoignage de Rahim

« Nous n’étions qu’à 10 mètres de l’île quand les garde-côtes nous ont trouvés […] Nous étions si proches, nous pensions que nous allions y arriver. Mais le bateau des garde-côtes grecs nous a rattrapés. Nous avons crevé notre bateau et sauté à l’eau pour que les garde-côtes ne puissent pas nous remorquer jusqu’en Turquie, mais ils nous ont attrapés et fait monter sur leur bateau […] Puis nous avons navigué pendant à peu près une demi-heure en direction de la Turquie […] Ils ont mis un canot pneumatique à l’eau et ils nous ont poussés dedans. Ils nous ont aussi jeté deux rames et nous ont montré la direction du rivage. Puis ils sont partis. Ils nous ont simplement abandonnés sur place. »

Rahim (16 ans)

source: https://jeunes.amnesty.be/

Boats, crossings / Bateaux, passages

Since 1994, when the Channel Tunnel rail link was opened, Britain and France have been permanently connected by 48kms of underwater tunnel. Like all large-scale infrastructure developments of this type, the Eurotunnel / Eurostar has progressively accelerated the speed and flows of people and commodities between Britain and France but only for those who can afford it.
On top of it, daily connections with ferries from Calais to Dover, buses, and even private flights from Marck airport, offer a wide range of possibilities for people willing to travel across the Channel.

25 years on, successive waves of migrants from conflict zones around the world, those from the Balkans, Iraq, Afghanistan, Yemen, Vietnam, Iran, Eritrea, Sudan, Ethiopia, North Africa, Syria and more, have made their way to Calais in an attempt to reach Britain.

The French and UK governments, working together, do not want “migrant” people to cross from Calais. As well as seeking to “protect” infrastructures such as the Tunnel and the Ferry Port, but also highways entrances, parkings, petrol stations, they put pressure on people with daily police harassment, arrests, theft and destruction on people’s belongings (see more recent examples here and here).

The destruction of the slum known as “Jungle” in late 2016 meant the dispersal of people even further from the borders, and the huge securisation works on the port and the Tunnel between 2014 and 2016  meant different, more creative or dangerous routes for crossings. While crossing with trucks and hiding in vehicles remain common, boat crossings started occurring with regularity in Autumn 2018 and, despite efforts of both French and UK government, have not slowed down since. More recently, as this way of crossing became a visible trend, the UK gave funds to the French police for surveillance drones on the coast, beach patrols and so on. As the Guardian reports, there were 297 boat crossings by migrants in 2018, 1,890 in 2019 and at least 1,040 so far this year. In this article it’s also mentioned the existence of a plan to deport more smoothly those who have crossed via boat.

Since 2018, thousands of migrants stuck in Calais have attempted to make their way through the Channel by small boats. These people, forced to risk their lives, exercising their right to freedom of movement, have seen and experienced at their expense the extra fortifications and the continued militarization of the border in Calais, and in general in Europe.

In the last few months, while most of Europe was in semi or full lockdown internally and limiting freedom of movement for their own citizens, those who do not have a piece of paper allowing them to move hassle free, continued being affected by EU border policies and fighting against them with their own bodies, defying the regime and crossing the border.

In spite of the extra fortifications and bolstered security forces, on the weekend of May 8th-10th more than 240 migrants attempted to cross the English Channel by water, of which 145 people in 7-8 small boats on Friday alone; “a record for a single day,” the Home Office stated. Since the beginning of the lockdown in France, more than one thousand made it to the UK crossing the dangerous waters of the Channel by small boat.

It makes better business sense to militarise and repress rather than regularise and welcome. And people suffering from border policies, are nevertheless determined to crumble them to pieces.

If the governments really want to stop border crossings and more specifically crossings by small boats, securization has been been proved not to work. They may just as well think of recognizing people right to free movement.

Block everything, nobody moves until everyone can move!

Open the border! Now!

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Depuis 1994, date de l’ouverture de la liaison ferroviaire du tunnel sous la Manche, la Grande-Bretagne et la France sont reliées en permanence par un tunnel sous-marin de 48 km. Comme tous les grands projets d’infrastructure de ce type, l’Eurotunnel / Eurostar a progressivement accéléré la vitesse et les flux de personnes et de marchandises entre la Grande-Bretagne et la France, mais uniquement pour celleux qui peuvent se le permettre.
De plus, les liaisons quotidiennes avec les ferries de Calais à Douvres, les bus, et même les vols privés de l’aéroport de Marck, offrent un large éventail de possibilités aux personnes désireuses de traverser la Manche.

25 ans plus tard, des vagues successives de migrant-e-s en provenance de zones de conflit dans le monde entier, celleux venant des Balkans, d’Irak, d’Afghanistan, du Yémen, du Vietnam, d’Iran, d’Érythrée, du Soudan, d’Éthiopie, d’Afrique du Nord, de Syrie et d’autres, se sont rendu-e-s à Calais pour tenter de rejoindre la Grande-Bretagne.

Les gouvernements français et britannique, qui travaillent ensemble, ne veulent pas que les “migrants” traversent de Calais. En plus de chercher à “protéger” les infrastructures telles que le tunnel et le port, mais aussi les entrées d’autoroutes, les parkings, les stations d’essence, ils mettent de la pression sur les gens avec un harcèlement policier quotidien, des arrestations, des vols et des destructions sur les biens des gens (voir plus d’exemples ici et ici, le dernier en anglais seulement).

La destruction du bidonville connu sous le nom de “Jungle” fin 2016 a entraîné une dispersion des populations encore plus loin des frontières, et les énormes travaux de sécurisation du port et du Tunnel entre 2014 et 2016 signifient des itinéraires de traversée différents, plus créatifs ou plus dangereux. Alors que les traversées en camion et la dissimulation dans les véhicules restent courantes, les traversées en bateau ont connu une grande effervescence à l’automne 2018 et, malgré les efforts des gouvernements français et britannique, n’ont jamais ralenti. Plus récemment, alors que ce mode de traversée est devenu une tendance connue, de l’argent a de nouveau été dépensé pour des drones de surveillance sur la côte, des patrouilles de plage, etc. Comme le rapporte the Guardian, il y a eu 297 traversées de bateaux par des migrants en 2018, 1 890 en 2019 et au moins 1 040 jusqu’à présent cette année. Dans cet article, il est également fait mention de l’existence d’un plan visant à expulser plus facilement celleux qui ont traversé par bateau.

Tout cet argent ne représente qu’une fraction du coût nécessaire pour offrir un refuge aux personnes qui tentent d’atteindre le Royaume-Uni, celles que les forces de sécurité veulent désespérément empêcher d’entrer. La rhétorique derrière cette fortification et cette militarisation est le nationalisme et l’isolationnisme. Il est préférable de maintenir les sans-papiers en situation irrégulière et d’alimenter les mythes des ressources limitées volées par des étrangers hostiles, qui ont peut-être même maintenant des “problèmes de santé” pour justifier cela.

Depuis 2018, des milliers de migrant-e-s bloqué-e-s à Calais ont tenté de se frayer un chemin à travers la Manche par de petites embarcations. Ces personnes, contraintes de risquer leur vie, exerçant leur droit à la liberté de circulation, ont vu et vécu à leurs dépens les fortifications supplémentaires et la militarisation continue de la frontière à Calais, et en général en Europe.

Au cours des derniers mois, alors que la majeure partie de l’Europe était semi ou totalement verrouillée sur le plan interne et limitait la liberté de circulation de ses propres citoyen-ne-s, celleux qui n’ont pas de papiers leur permettant de se déplacer librement ont continué à être affecté-e-s par les politiques frontalières de l’UE, et à les combattre de leurs propres corps, en défiant le régime et en franchissant la frontière.

Malgré les fortifications supplémentaires et le renforcement des forces de sécurité, le week-end du 8 au 10 mai, plus de 240 migrants ont tenté de traverser la Manche par voie maritime, dont 145 personnes dans 7-8 petites embarcations rien que vendredi ; “un record pour une seule journée”, a déclaré le ministère de l’intérieur. Depuis le début du confinement en France, plus d’un millier de personnes ont réussi à rejoindre le Royaume-Uni en traversant les eaux dangereuses de la Manche à bord de petites embarcations.

Il est plus logique, d’un point de vue capitaliste, de militariser et de réprimer plutôt que de régulariser et d’accueillir. Et les personnes qui souffrent des politiques frontalières sont néanmoins déterminées à les réduire en miettes.
Si les gouvernements veulent vraiment mettre un terme aux passages irréguliers à la frontière et plus particulièrement aux traversées par de petits bateaux, la sécurisation s’étant avérée inefficace, ils peuvent tout aussi bien penser à reconnaître aux gens le droit de circuler.

Bloquez tout, personne ne bouge tant que tout le monde ne peut pas bouger !

Ouvrez la frontière ! Maintenant !