Women Crossing Borders- Les Femmes Traversant les Frontieres

Les personnes exilées bloquées à la frontière Franco-Britannique sont présentes sur un territoire toujours plus large : de Grande-Synthe à Cherbourg sur le littoral, mais aussi de Steenvoorde à Marquion, plus à l’intérieur des terres.
Ces trois dernières décennies, bien que rendues largement invisibles dans les villes, les personne exilées ont été largement médiatisées. Cependant, cette couverture médiatique a principalement été à l’initiative des acteurs politiques, économiques, ou associatifs, en ciblant les conditions de vie plutôt que les causes de celles-ci, et ne s’est intéressée quasi exclusivement qu’à l’endroit où ont été déboursées les plus grandes dépenses de sécurisation de la frontière : Calais.

Conçu comme outil de sensibilisation grand public par la Plateforme des Soutiens aux Migrants, le “Journal des Jungles” est le résultat d’une résidence d’écriture de 3 jours, qui redonne directement la parole aux personnes exilées elles-mêmes.
Dans un lieu à chaque fois différent,  à proximité d’un campement et avec des habitant.e.s de ces campements, ainsi que des individu.e.s ou bénévoles de différentes associations, il touche à des thématiques diverses choisies par les participant.e.s.

Les textes rassemblés dans ce journal sont publiés dans la langue utilisée par la personne pour la rédaction et sont systématiquement accompagnés d’une traduction française et anglaise.

Le dernier numéro à été réalisé à Calais dans le cadre d’une résidence en non mixité choisie entre femmes ayant des vécus différents liés à la frontière.

Il se titre Women Crossing Borders – Les Femmes Traversant les Frontières.

Vous pouvez écouter les témoignages de certaines des autrices ici, lire le journal dans son intégralité en ligne et en demander des copies papier par mail. Des pages en complement sont aussi visibles ici.

Les autres numéros du Journal des Jungles sont également disponibles sur le même site.

Par ailleurs, aepuis la fermeture des squats Victor Hugo et de la rue de Vic, les femmes et les enfants exilée.s ont été logés par l’Etat au Centre Jules Ferry jusqu’au démantèlement de la jungle en 2016. La solidarité entre femmes et plus généralement entre “wom*n” n’a cessé depuis, face à la frontière mais aussi à une forte binarité oubliant les personnes lgbtqi+. Au cours des dernières années, une plus grande importance a été accordée à la création d’événements réguliers et pontcuels en mixité choisie dans le contexte de la situation frontalière à Calais. Bien que cette action reste relativement “petite”, elle a une grande importance pour toustes celleux qui y participent, en s’appropriant et en faisant de cet espace ce qu’il est, si ça n’est le temps des deux après-midi par semaine. Et cette solidarité permettra peut-être un jour de faire tomber la frontière en morceaux.

open the border

Exiled people stranded on the Franco-British border are present on an much larger are than Calais city: from Grande-Synthe to Cherbourg on the coast, but also from Steenvoorde to Marquion further inland.

Over the last three decades, although made largely invisible in the cities, migrant people have been widely publicised in the media. However, the media coverage has been mainly initiated by political, economic or associative actors, targeting people’s poor living conditions rather than their causes, and has focused almost exclusively the place where the greatest money on border security has been spent: Calais.
Conceived as a tool for raising public awareness by the Plateforme des Soutiens aux Migrants, the “Journal des Jungles” is the result of a 3-day writing residency, which gives a voice to the people on the move themselves.

In a different place each time, often close to a camp or in a city where migrant population is present, inhabitants of these camps, as well as individuals or volunteers from different associations gather together to write. Themes vary and are chosen by the participants. The journal is systematically published in the language in which the text is written by the person, as well as translated into English and French.

The latest issue was written in Calais in the context of a residence in chosen non mixity between women with different life experiences related to the border.

It titles: Women Crossing Borders- Les Femmes Traversant les Frontieres.

You can listen to the testimonies of some of the authors here, read the full journal online and request physical copies by email. Additional pages can also be found here.

Other issues of the Journal of Jungles are also available on the same site.

On a side note, since the the closure of squatted houses Victor Hugo and rue de Vic , women and children had been housed by the state in Jules Ferry Centre until the dismantlement of the Jungle in 2016. Women and more in general wom*n solidarity went on ever since, faced with the struggles of the border but also a strong binarity forgetful of lgbtqi+ people. Along the past years, more importance was given to creating regular as well as one-of events in chosen mixity within Calais border context. While this remain a relatively “small action”, it has great importance for all those that participate,in appropriating and making the space what it is, in the time of the regular couple afternoons per week. And this solidarity will hopefully tear down the border into pieces.