New year, old border

EN
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While borders all over the world are one of the theatres of the worst of government politics and human rights abuse, they are also place of testing and using new and expensive technologies to track down and try to stop people journeys.

Calais is not an exception. New year, Brexit’s here, border too.
With the rising numbers of people trying to cross the Channel with small zodiacs (and often succeeding) governments on both side of the sea deployed large amount of police and money to prevent and stop them.

This of course does anything but stopping people, but pleases the security and arm industry, all making people stranded at border even more vulnerable to those who know how to still cross and thus taking more dangerous and hidden routes.

The following is the French translation of an article that can be found in English here: https://digit.site36.net/2019/12/05/migration-control-drones-now-fly-across-the-english-channel/

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FR

 

Alors que les frontières du monde entier sont l’un des théâtres des pires politiques gouvernementales et de violations des droits de l’homme, elles sont également lieu de test et d’employ de nouvelles et coûteuses technologies pour traquer et essayer d’arrêter les voyages des gens.

Calais ne fait pas exception. Nouvel an, le Brexit est là, la frontière aussi.
Avec le nombre croissant de personnes essayant de traverser la Manche avec de petits bateaux (et souvent réussissant), les gouvernements des deux côtés de la mer ont déployé une grande quantité d’hommes et d’argent pour les empêcher.

Bien sûr, cela n’arrête pas les gens, mais paye à l’industrie de la sécurité et de l’armement, et rend les gens bloqués à la frontière encore plus vulnérables à ceux qui savent encore traverser et empruntent ainsi des routes plus dangereuses et cachées.

Ce qui suit est la traduction française d’un article qui peut être trouvé en anglais ici: https://digit.site36.net/2019/12/05/migration-control-drones-now-fly-across-the-english-channel /

“Contrôle des migrations: désormais des drones survolent la Manche
Cette année 1 700 migrants auraient traversé la Manche entre la France
et la Grande-Bretagne à l’aide de petites embarcations. De ce fait, les
deux gouvernements ont exigé de l’Union européenne dès l’année prochaine
des patrouilles avec des drones. D’ici-là, les autorités frontalières
voleront avec leur propre appareils.

A l’avenir les gardes côtes britanniques observeront la Manche à l’aide
de drones. C’est ce que rapporte par la BBC britannique en se référant
au ministère britannique de l’Intérieur. Le gouvernement de Londres veut
empêcher le passage de migrants en provenance de France vers la
Grande-Bretagne en traversant la Manche large de 30 kilomètres.
Cependant, on ignore quels aéroplanes sans pilote seront utilisés et
quelle entreprise a remporté le contrat. Le ministère de l’Intérieur a
refusé de fournir ces informations à la BBC.

Les drones décollent de l’aéroport de la petite ville de Lydd et
surveillent les environ 50 kilomètres de la route de Douvres. L’autorité
nationale de l’aviation civile a mis en place une zone réglementée pour
le trafic aérien entre les villes d’Eastbourne et Margate, qui sera
initialement valable jusqu’au 31 mars de l’année prochaine. Selon les
autorités, ce couloir sert la «sécurité nationale» et «la protection de
la vie humaine».

La Grande-Bretagne fournit des drones à la France

Selon des chiffres officiels en 2018, au moins 276 migrant.e.s sont
arrivé.e.s par mer au Royaume-Uni et 228 personnes ont été arrêtées par
les autorités françaises. La plupart des traversées ont eu lieu vers la
fin de l’année dernière, lorsque le gouvernement britannique a déclaré
un «incident majeur» et a envoyé deux patrouilleurs en provenance de la
mer Méditerranée vres la mer du Nord en plus d’un navire patrouilleur
déjà présent.

Selon la BBC, 1 700 personnes ont traversé la Manche depuis lors. En
novembre, les garde-côtes ont arrêté quatre bateaux de 39 passagers,
deux semaines plus tard, cinq autres bateaux ont atteint l’île.

En plus de ses propres drones, le gouvernement britannique a également
livré des drones en France pour intercepter les migrants dans les eaux
territoriales françaises. Selon la préfecture du Pas-de-Calais, huit
gendarmes ont été formés pour piloter de petits avions sans pilote. Des
rapports antérieurs indiquaient que le Home Office de Londres voulait
également fournir aux autorités françaises du matériel radar et de la
vidéosurveillance.

«Demandes formelles» pour des missions de drones de l’UE

La coopération franco-britannique repose sur des accords de contrôle aux
frontières signés par la Belgique, la France et le Royaume-Uni après
l’ouverture de l’Eurotunnel. En 2003, la France et le Royaume-Uni ont
également signé le Traité du Touquet, qui autorise les contrôles
britanniques sur les ferries en provenance du continent. Les autorités
des deux pays travaillent ensemble dans un centre de coordination commun
situé dans le port de Calais.

D’autres vols de drones au-dessus de la Manche seront financés par
l’Union européenne l’année prochaine. Depuis l’année dernière, l’Agence
européenne pour la sécurité maritime (EMSA) fournit des services aux
pays européens. À ce jour, l’Islande et la Croatie ont signé des
contrats avec l’EMSA pour surveiller leurs côtes.

Pour 2020, la France et le Royaume-Uni ont également soumis des
«demandes formelles» à l’AESM pour des missions de drones, comme le
révèle une pièce jointe non publiée de la Commission européenne en
réponse à une question parlementaire. “