Coquelles CRA/ detention updates + stop deportations to Soudan

 

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Communiqué n ° 63 Olieux Collective
June 4, 2019
AN EVICTION TO CELEBRATE AID

The 5-star hotel was an occupied building since November 2017, by exiles, adults, minors and homeless people. For several months, a legal procedure was submitted to demand that there is no eviction without real solution to rehouse everyone.
While the decision of the court was to be given Thursday, June 6, the prefect, under the eternal pretext of “sheltering”, ordered expulsion two days before.
Tuesday, June 4, at 5:45 am, about forty CRS vans arrive.
The neighborhood is completely surrounded and cut off by aggressive cops, armed. A dozen buses with tinted windows wait in the street. At 6am the order is given to attack. The charge is violent.
Some of the support people are standing in front of the entrance, but are quickly removed.
Inside, the inhabitants and supporters organize to resist the eviction by blocking the grid. The cops gas all the time, saw the locks and force the entrance. They take the opportunity to nibble the people gathered inside and start sorting them.
First, the people who come in support are insulted, dragged, molested and then removed from the place. They are controlled, taken in photographs and some are taken away in custody. This Tuesday afternoon, 16 people are still at the police station.
After separating the support of the inhabitants, some of the latter want to leave.
The cops push them away violently. The police then use their traditional speech: “go, sit down, we will make a good queue and we will give you a place to go out of the shit”.
The triage of the exiles begins: following a well-oiled practice people are divided into buses according to their administrative situation and embarked by force without knowing where they will be brought. As usual, the prefecture continues its logic of invisibilisation and confinement. The expulsion had been anticipated by the prefect by making room in the two CRA -detention centers- * of the region.
A large part of the former 5-star inhabitants is now imprisoned.
The prefecture, imposing temporary accommodation (between 4 days and 1 month of “care”), breaks their lives, their desires, their links with the collective, associations, schools, neighbors and friends. ..
Until the end the abuse goes on: nobody is allowed to take their personal belongings before leaving.
At the latest news, people are scattered over the following places:
CAES * Croisilles, Nedonchel, CRA Coquelles, CRA Lesquin, CAO * Amiens, CAO Beauvais,
Home for minors in Armentières.
Faced with the increasing repression towards migrants, as people who support them,
CROSS the Borders
OCCUPY living spaces
dream
EVERYWHERE
* CAES: Reception and Orientation Center
* CRA: Administrative detention center
* CAD: Welcome and Referral Center

 

STOP DEPORTATIONS TO SUDAN (and to everywhere else as well)

” Sudanese military and militia forces are attacking the sit-in outside the Army Command in Khartoum, where thousands of protesters have gathered since 6 April to demand a peaceful transition to civilian rule, the Sudanese Professionals Association said in a statement this morning, killing and injuring many and setting tents on fire. The attack follows a general strike on 28 and 29 May after the Transitional Military Council refused to concede protesters’ call for a new sovereignty council composed of a majority of civilian members. “

Solidarity is crucial – what you do in the next few hours will make a difference.
Here the call out from MENA Solidarity Network.

More about the current situation in Soudan here and here.

Meantime, Salah, is still in detention in CRA of Coquelles : here the petition about him with more news.

HERE an article which lists what you can do, with the contacts of the prefecture of Pas-de-Calais, responsible for the OQTF (order to leave France) that is ground for detention in order to deport you for those locked up in Coquelles center.

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Communiqué n°63 Collectif des Olieux
Le 4 juin 2019
UNE EXPULSION POUR FETER L’AID

Le 5 étoiles était un lieu occupé depuis novembre 2017 par des personnes exilées, majeures et mineures ainsi que des personnes sans abri. Depuis plusieurs mois, une procédure est en cours pour exiger qu’il n’y ait pas d’expulsion sans réelle solution d’hébergement.
Alors que la décision du tribunal devait être rendue ce jeudi 6 juin, le préfet, sous l’éternel prétexte de « mise à l’abri », en a ordonné l’expulsion deux jours avant.
Mardi 4 juin, dès 5h45, une quarantaine de fourgons de CRS débarquent.
Le quartier est totalement bouclé par des flics agressifs, armés et casqués. Une dizaine de bus aux vitres teintées attendent dans la rue. A 6h du mat’ l’ordre est donné d’attaquer . La charge est violente.
Une partie des soutiens se poste devant l’entrée, mais sont très rapidement dégagés sans
ménagement.
A l’intérieur, les habitant.es et des soutiens s’organisent pour retarder l’expulsion en bloquant la grille avec les moyens du bord. Les flics gazent à tout va, scient les cadenas et forcent l’entrée. Ils en profitent pour nasser les personnes regroupées à l’intérieur et commencent le tri. D’abord les personnes venues en soutien sont injuriées, traînées, molestées, puis extirpées du lieu. Elles sont contrôlées, prises en photos et certain.es sont emmené.es pour une garde à vue. Ce mardi après- midi, 16 personnes sont toujours au commissariat. 
Après avoir désolidarisés les soutiens des habitant.es, ces derniers décident de se lever pour partir.
Les flics les repoussent violemment. La police use alors de son traditionnel discour bidon et infantilisant : « allez, asseyez vous, on va faire une belle file d’attente et on va vous donner un logement, vous sortir de la merde ». Le triage des exilé.es commence : suivant une pratique bien huilée les personnes sont réparties dans les bus selon leur situation administrative et embarquées de force sans savoir où elles seront amenées. Comme d’habitude, la préfecture poursuit sa logique d’invisibilisation et d’enfermement. L’expulsion avait été anticipée par le préfet en faisant de la place dans les deux CRA *de la région.
Une grande partie des ancien.nes habitant.es du 5 étoiles se retrouve aujourd’hui emprisonnée.
La préfecture, en imposant un hébergement provisoire (entre 4 jours et 1 mois de « prise en charge »), brise leur vie, leurs envies, leurs liens avec le collectif, les associations, les écoles, les voisins et les ami.es…
Jusqu’au bout le mépris sera total : personne n’est autorisé à récupérer ses affaires personnelles avant de partir.
Aux dernières nouvelles, les personnes sont réparties sur les différents sites suivants :
CAES* Croisilles, Nedonchel, CRA Coquelles, CRA Lesquin, CAO* Amiens, CAO Beauvais,
Foyer pour mineurs à Armentières.
Face à l’augmentation de la répression vis à vis des personnes exilé.es comme des personnes qui se mobilisent,
PASSONS les Frontières
OCCUPONS les espaces vie-des
RÊVONS
PARTOUT CHEZ NOUS
*CAES : Centre d’accueil et d’ examen des situations
*CRA : Centre de rétention administrative
*CAO : Centre d’accueil et d’orientation

 

ARRETEZ LES DEPORTATIONS VERS LE SOUDAN (et vers ailleurs aussi)

“Des forces militaires et des milices soudanaises attaquent le sit-in devant le commandement de l’armée à Khartoum, où des milliers de manifestants se sont rassemblés depuis le 6 avril pour demander une transition pacifique vers un régime civil, a déclaré l’Association des professionnels soudanais ce matin dans un communiqué, tuant et blessant beaucoup et mettre le feu aux tentes. L’attaque fait suite à une grève générale des 28 et 29 mai, après que le Conseil militaire de transition eut refusé de répondre à l’appel des manifestants en faveur de la création d’un nouveau conseil de la souveraineté composé d’une majorité de civils.”

La solidarité est cruciale – ce que vous ferez dans les prochaines heures fera la différence.

Voici l’appel de MENA Solidarity Network.

Plus sur la situation actuelle en Soudan, ici et ici.

Entretemps, Salah est toujours en détention au CRA du Coquelles: voici la pétition à son sujet avec plus de nouvelles.

ICI un article qui liste les choses possibles a faire, avec les contacts de la préfecture du Pas de Calais, responsable des OQTF qui justifient le maintien en rétention et les tentatives d’expulsions des personnes enfermées à Coquelles.