Calais Migrant Solidarity

Police attack migrant camp // La police attaque un camp de migrant-e-s

In the afternoon of 7 January, police raided a small migrant camp near an old Lidl. Friends who were there wrote about the event from their experience:

Autonomous medics and other allies to migrant communities in the various fractional encampment jungles of Calais rushed to the site of the old Lidl camp on reports of a CRS police raid. Upon arrival, a mass of CRS police had situated in a line facing off against a crowd of migrants and allies, including a man they had injured in the attack
who was found lying on the ground.

CRS antagonized the highly tense situation, laughing and provoking anger from migrant youth who shouted in defiance against them, demanding their dignity and humanity be respected whilst calling out the agents of the state for their harassment.

With a queue of half a dozen CRS vehicles on scene, police hordes moved around the area; some were confronted by the line of migrants and allies who stood separating cops from the circle of comrades who had surrounded the injured man on the ground and stayed with him until the ambulance arrived.

The arrival of the ambulance separated the support circle and the injured man, who’d been wrapped in an emergency blanket due to frigid temperatures. He was transferred by emergency personnel onto a stretcher and loaded into the transport. A friend of the man approached the driver’s side window to request he be allowed to accompany the man to the hospital, was waved away by the driver and completely ignored. The ambulance then began driving away even as two men pleaded with them to allow a companion to go to the hospital with him.

As the ambulance pulled out, police vans followed and allies and friends trudged back through the freezing, wet fields with the crowd of mostly migrant youth to leave the scene. A man who had been hospitalized the prior evening due to serious cardiac complications took allies to his tent to reveal the fresh pepper spray the CRS had doused his tent and blankets with during their attack on the old Lidl camp. A fifteen year old boy shares the tent with his father and numerous others and the pepper spray rendered it uninhabitable on a night where the temperatures plunged below freezing.

Today’s attack on old Lidl follows days of prolific declarations from the numerous jungle encampments of nightly police antagonisms, arrests, pepper spray assaults, seizure and destruction of tents/blankets and other items seen to be ‘providing shelter.’

Comrades to the migrant community returned to old Lidl less than an hour after the attack to replace the tent police destroyed.

——-

Traduction FR

Le 7 janvier 2018, en après-midi, la police de Calais attaque un camp de migrant-e-s près d’un ancien Lidl. Voici ce que des ami-e-s qui étaient présent-e-s ont rapporté :

Des infirmièr-e-s autonomes et d’autres allié-e-s des communautés migrant-e-s parmi les différents camps à Calais se sont dépêché-e-s de se rendre sur le site de l’ancien Lidl à l’alerte d’une attaque policière sur les lieux.

Les CRS riaient, rendant la situation déjà tendue encore pire, et provoquaient la colère des jeunes migrant-e-s qui criaient pour les défier, demandant que leur dignité et humanité soit respectée, et dénonçant les agent-e-s de l’État pour leur harcèlement.

Environ une demi-douzaine de fourgons de CRS étaient sur les lieux. Des hordes de police se déplaçaient dans les alentours ; certain-e-s étaient confronté-e-s par la ligne de migrant-e-s et d’allié-e-s qui tenaient les flics à l’écart du cercle de camarades qui entouraient un jeune blessé sur le sol et restèrent avec lui jusqu’à ce que l’ambulance arrive.

L’arrivée de l’ambulance a séparé le cercle de support et le blessé, qui était enroulé dans une couverture d’urgence dû à la température glaciale. Les ambulancièr-e-s l’ont transféré dans une civière avant de l’embarquer dans leur véhicule. Un ami du jeune homme approche la fenêtre du chauffeur et lui demande s’il peut rester avec son ami pour l’accompagner à l’hôpital. Il se fait complètement ignoré par le chauffeur qui l’envoie balader. L’ambulance quittait les lieux alors que deux hommes tentaient de discuter pour laisser quelqu’un accompagner le blessé.

L’ambulance a quitté, les fourgons de flics ont suivi, laissant ami-e-s et allié-e-s dans les champs froids et humides, avec une foule où il y a surtout des jeunes migrant-e-s sur la scène. Un homme, qui a été hospitalisé la veille au soir dû à de sérieuses complications cardiaques, amène les allié-e-s dans sa tente où il leur montre le gaz poivré encore bien frais que les CRS ont utilisé sur sa tente et ses couvertures pendant l’attaque sur leur camp. Un autre jeune garçon de 15 ans partage sa tente avec son père et plusieurs autres personnes et le gaz rend maintenant inhabitable leur espace alors que les nuits tombent sous zéro.

L’attaque d’aujourd’hui à l’ancien Lidl suit des jours de déclarations prolifiques de raids policiers de nuits, d’arrestations, d’agressions policières au gaz poivré, de vols et destructions de tentes, couvertures et autres objets vus comme pouvant “fournir un abri”.

Des camarades des communautés migrantes sont retourné-e-s à l’ancien Lidl moins d’une heure après l’attaque pour redonner des tentes que la police a détruit.