Black lives Matter on the border and in the interior of countries / Black Lives Matter aux frontières comme à l’intérieur des pays

French below…

A Call out for a demo at the Tribunal Administrative in Lille on the 10th of August at 9 am

5 rue Geoffroy Saint-Hilaire
 Lille

Métro: République

Bus, V Lille

The next stage in the destruction of the non controlled but until recently tolerated areas of the Jules Ferry camp is beginning. The violence that is inflicted on the migrants trying to cross the border and the collective punishment that follows is being escalated. The ritual collective punishment for the camp for those who brave the rocade fences to form a “dougar” continued on Tuesday and Thursday of last week. Police raids on shops and restaurants to confiscate food are also happening daily.

The operation on the 20th July to confiscate food and take photos of the offending establishments was in fact an operation intended to gather ‘evidence’ for a case; the trial to take place on the 10th of August at the Tribunal of Lille is the next step of a plan, the state is seeking the right to enact the closure of all the restaurants and shops.

We can imagine that just as in the case of the closure of the south side, the legal procedure is just decorative and the destruction operation is already being planned.

The determination of the people who are compelled to reach Engand to escape Calais and France is not dampened by this violence, however now the Migrants see the end of the remaining northern side of the camp coming. The risks deemed necessary to reach their goal, and so their determination increases as does the peril to their lives.

The next steps of the state’s plan involves the closure of the restaurants.

The cold logic of this strategy is clear:

Find the pretext. We saw it before when the state destroyed the camp at the Port opposite Salam in 2014 using the pretext of public health and insalubrity which had been provoked directly by the state’s own policies.

Both geographically it is the next part of the camp to destroy and in the same way as the teargassing it has the purpose of making the lives of the migrants even harder, making them more and more willing to leave.

As is usual the state has no scruples in twisting and spinning its seemingly endless human rights violations into mock concern for human rights protections, yes once again they are in fact acting in the interests of people’s health and safety!!

So in the strange meta reality that is Calais denying people access to food is actually for their own good (even including chidren being given free food in the Kids restaurant run by the charity Jungle books).

As if to underline the sickening doublespeak humour of the situation: the organisation being used to carry out this work is the Direction Departementale de Protections des Personnes (DDPP).

There has been a further escalation of those killed by trucks or in fights between communities crammed into a tiny inadequate living space, sometimes with people from rival factions. 3 people have been killed, gunshots have been fired in clashes and an Eritrean refugee died from a knife wound in the last two weeks in Calais.

Such tragedies continue to be described in newspaper reports as unfortunate accidents, the subtext of some reports being that these migrants are crazed people willing to take suicidal risks, for the Nord Littoral its they who are deemed entirely responsible. Some are reported even as lying in the road in front of trucks to make them stop.

The fact that they are really being killed by the border regime is seemingly still invisible even to many in the associations that want to serve their interests but seem unable to challenge the ultimate reason for this suffering.

As the reality dawns of racist murders because of uncontrolled Police violence in the worlds self proclaimed civilised countries we would add that yes Black lives do matter as much on the borders as in the interior of our countries.

The lives of refugees are at stake in this war at the border in Calais but also elsewhere.

The state is now enacting the next stage of their plan in the war against refugees and migrants in Calais and we should prepare ourselves to resist.

Starting by coming to the Tribunal in Lille on the 10th of August.

5 rue Geoffroy Saint-Hilaire
, Lille

Métro: République

Bus, V Lille

 


Black Lives Matter à la frontière et à l’intérieur des pays,

Appel à manifester

Rassemblement au Tribunal Administratif de Lille le Mercredi 10 Août à 9 heures.

5 rue Geoffroy Saint-HilaireLille

Métro : République

Accès en Bus et VLille

Ça y est, une nouvelle étape commence dans la destruction des zones jusqu’à maintenant tolérées mais non contrôlées de la Jungle de Calais. La violence que les migrants doivent subir en tentant de traverser la frontière et la punition collective qui s’en suit augmentent de jour en jour. La punition collective rituelle du camp, pour faire payer à tout le monde les tentatives de franchissement des clôtures de la rocade, afin de créer un “dougar” (ou embouteillage) a continué une fois de plus la nuit dernière.

La détermination des gens à rejoindre l’Angleterre pour échapper à Calais et à la France n’est pas freinée par cette violence, et encore moins maintenant que les migrants voient s’approcher la fin de la partie restante du camp, la zone nord. Leurs prises de risques sont justifiées à leurs yeux pour atteindre leur objectif, et leur détermination augmente dans le même temps que la mise en danger de leur vie, au vu de le répression et de la sécurisation mises en place.

Les prochaines étapes du plan de l’état française comportent la fermeture des restaurants.

La froide logique de cette stratégie est claire :

Trouver le prétexte. Nous l’avons vu par le passé, quand en 2014 l’état a détruit le camp du port, en face de Salam, en utilisant le prétexte de la santé publique et de l’insalubrité, qui avait été provoquée par les politiques de l’état lui-même.

Géographiquement, il est logique que la zone Nord soit la prochaine partie du camp à détruire, et de la même manière, le vrai but des gazages (lacrymogènes) à répétition sur le camp est de rendre la vie des migrants encore plus difficile et de les pousser à partir.

Comme d’habitude, l’Etat n’a aucun scrupule à déformer la vérité. Leurs violations des droits de l’homme deviennent un respect des droits de l’homme, oui, une fois de plus ils agissent dans l’intérêt de la santé et de la sécurité des personnes, bien évidemment !!

Donc, dans l’étrange meta-réalité où se trouve Calais, quand des personnes se voient refuser l’accès à la nourriture, c’est en fait pour leur propre bien (y compris pour les enfants, à qui était donnée gratuitement de la nourriture dans le Kids Restaurant géré par Junglebooks).

Comme pour souligner l’ironie de la situation, l’organisation utilisée afin de mener à bien ce travail de destruction est… mais oui, la Direction Départementale de Protections des Personnes (DDPP) !

L’opération de confiscation des vivres et la prise de photos des établissements incriminés, débutée le 20 Juillet dernier, était en fait une opération destinée à recueillir des « preuves » pour un procès. Ce procès aura lieu le 10 Août au Tribunal Administratif de Lille. Et c’est ça, la prochaine étape du plan de l’État, il cherche à obtenir le droit de fermer tous les restaurants et magasins.

On peut imaginer que, comme dans le cas de l’évacuation de la partie sud, la procédure légale est juste décorative et que l’opération de destruction est déjà planifiée ou proche d’être finalisée.

Cela signifie que, maintenant, la détermination des migrants dans les “dougars” sera toujours plus forte, et donc la répression à laquelle chaque tentative sera confrontée sera elle aussi toujours plus forte. Les hospitalisations de nombreuses personnes, touchées directement par des flashballs et des éclats de grenades au cours des dernières semaines, témoignent d’un problème réel, notamment concernant la sécurité des migrants.

Le nombre des personnes tuées par des camions ou dans des rixes entre les communautés, entassées dans des espaces de vie minuscules, qui peuvent inclure des gens de factions rivales, augmente. 3 personnes ont été tuées dans les deux dernières semaines, dont un décès suite à un coup de couteau.

De telles tragédies continuent d’être décrites dans les rapports de presse comme des accidents, des faits divers. La connotation de certains articles est que ces migrants sont des fous prêts à prendre des risques suicidaires. Le torchon local Nord Littoral les considère eux – les migrants – comme entièrement responsables, certains sont même décrits comme allongés sur la route devant les camions pour essayer de les arrêter ! (A priori non, on en est pas là).

Le fait que, en réalité, ils sont tués par la frontière franco-britannique est apparemment encore invisible pour l’instant, même pour beaucoup d’associatifs qui veulent les aider mais semblent incapables de comprendre et contester la réelle raison première de cette souffrance.

Comme émerge la réalité de meurtres racistes par les forces de l’ordre, dus à une violence incontrôlée de leur part, dans les pays du mondes auto-proclamés civilisés, nous aimerions ajouter que, oui, les “Black Lives” ont autant d’importance aux frontières qu’à l’intérieur de nos pays.

Les vies des réfugiés sont en jeu dans ces guerre aux frontières, à Calais et ailleurs.

L’état est maintenant en train de promulguer les prochaines étapes de son plan de guerre contre les réfugiés et les migrants à Calais, nous devons nous préparer à résister.

En commençant par venir au Tribunal Administratif de Lille le 10 Août.

5 rue Geoffroy Saint-Hilaire Lille

Métro : République

Accès en Bus et VLille