Evictions in the region

After the violent evictions of the southern half of the jungle (see also here and here), many people were forced to relocate their houses to the northern half of the jungle – creating more tensions in a now more densely populated area. Many people were forced to leave Calais, losing support networks – sometimes to other places in the region.

Many people are asking about the plans for a possible eviction of the northern half of the jungle; no definitive plans have been announced, leaving people waiting, in a precarious living situation. A squat opened in Calais to provide dignified housing and a space for migrants in the city was violently evicted and people were arrested; the 8 individuals on trial have won in court.

In the meantime, the government is continuing to evict people in the Nord-Pas-de-Calais region. On April 1, after an urgent verdict, the government evicted an encampment in Dieppe. On March 25, a judge ruled in favour of an eviction of a small camp near Bethune; the people living there have been served eviction papers and are waiting.

On April 6, a smaller jungle, near the motorway leading to the Tunnel, was torn down, after several eviction attempts. It served as a home for some and a resting place for those being gassed  when trying to cross the border. The police threatened the jungle several times -spraying pepper spray into homes, cutting shelters with knives, telling people the words many have come to know well in Calais: Go jungle! The small jungle existed autonomously, its residents having taken a strong stand against the forced coralling of everyone into the large jungle near Jules Ferry Day Center.

The evictions of the smaller jungles shows the stance of intolerance the French government has taken on autonomous housing – the existence, for years, of the smaller encampments shows the commitment to autonomy.

FR/

14 Avril 2016

Expulsions dans la region

Après l’expulsion violente le la partie Sud de la jungle (voir aussi ici et ici), plein de personnes ont été obligées de réinstaller leurs maisons dans la partie Nord de la jungle – ce qui à créé plus de tensions dans une zone maintenant plus densément peuplée. Plein de personnes ont été forcées de quitter Calais, parfois pour d’autres endroits dans la région, perdant leurs réseaux de soutien.

Beaucoup de personnes demandent d’en savoir plus sur les projets de destruction de la moité Nord de la jungle ; aucun plan définitif n’a été annoncé, ce qui laisse ces personnes dans l’attente, dans une situation précaire. Un squat ouvert à Calais pour fournir un logement décent et un espace dans la ville pour les migrants a été violemment expulsé et des personnes ont été arrêtées ; les 8 individus poursuivis ont gagné au tribunal.

En attendant le gouvernement continue d’expulser des personnes dans la région Nord-Pas-de-Calais. Le premier Avril, après un verdict donné dans l’urgence, le gouvernement à expulsé un campement à Dieppe. Le 25 Mars un juge à statué en faveur de l’expulsion d’un petit camp près de Béthune ; les personnes qui y habitent ont reçu les documents de notification et sont depuis dans l’attente.

Le 6 Avril, une plus petite jungle, proche de l’autoroute qui mène au Tunnel, a été démoli, après plusieures tentatives d’expulsion. Elle faisait office de logement pour certains et aussi de lieu de repos pour les personnes qui avaient été gazées en essayant de traverser la frontière. La police avait menacé cette jungle plusieures fois, gazant l’intérieur des maisons avec de la lacrymogène, tranchant des abris avec des couteaux, disant aux personnes les mots que beaucoup ont appris à connaître à Calais : « Allez à la jungle! » La petite jungle existait de manière autonome, ses résidents ayant pris position fortement contre l’emparquement forcé de tous dans la grande jungle près du Centre de Jour Jules Ferry.

Les expulsions des jungles plus petites montrent la posture d’intolérence que le gouvernement français a pris contre le logement autonome – l’existence, à travers les années, de plus petits camps montre la détermination pour l’autonomie.