Update on the forced removal in part of the jungle/ Mise à jour sur le déplacement forcé d’une partie de la Jungle

The plan to start construction of the new closed container camp in the jungle on Monday, November 2nd has been delayed. La Vie Active and the state say it is due to “communication problems” with the people currently living in the construction zone and therefore they frame this delay as a simple misunderstanding. Reality is far from it. The communities that face eviction due to this construction understand the schemes of the state very well, know clearly that people’s current homes will be destroyed and that the repressive nature of this new camp will create a whole new range of difficulties for them if it is allowed to be created.

The new time schedule of the construction as communicated to us seems to be as follows: this week (2-8 Nov), Sécurité Civile has built a fenced replacement camp for 500 people that serves as temporary replacement for the people that they want to have removed from the construction zone. The replacement tents are said to be ready this Sunday. The tents are the ones used for emergencies, like earthquakes. From Monday (9 Nov) on, La Vie Active will start asking people again to move voluntarily to the replacement tents. It was communicated to us that if people do not move voluntarily by the end of the week, the CRS will be called in to forcefully remove people – a recipe that we know all too well in Calais. The exact date of this is unclear. We do not know when “asking” will be replaced by batons, tear gas and bulldozers – meaning our vigilance and support are needed throughout the week.

There are various responses to this construction plan by communities being “asked” to move: some feel a lack of power to actively resist these plans, others place hopes in reaching England before the eviction attempt. But ever since these plans became clear, resistance is growing in the planned construction zone and it is clear that many refuse to move. And to quote a statement recently published by a community living in this zone:

“We refuse to submit to this ingrate politics of anti-solidarity. The day that the government forces us to leave for this construction, that will be the day of our protest.”


Le plan de construction du nouveau camp fermé de containers dans la Jungle qui devait commencer le 2 novembre a été retardé. L’association La Vie active (qui gérera le camp) et l’État disent que c’est à cause des « problèmes de communication » avec les gens qui vivent actuellement dans la zone de construction et présentent ce retard comme un simple malentendu. La réalité est loin de ça. Les communautés qui font face à l’expulsion due à la construction de camp ont très bien compris les plans de l’État et savent clairement que leurs maisons seront détruites et que la nature répressive de ce nouveau camp va entraîner de nouvelles difficultés pour eux s’il est construit.

Le nouveau calendrier de construction qui a été communiqué est le suivant : pendant la semaine du 2 au 8 novembre, la Sécurité Civile va construire un camp de remplacement clôturé pour 500 personnes qui va servir provisoirement pour les gens qu’ils veulent virer de la zone de construction. Les tentes du camp de remplacement sont celles utilisées lors des situations d’urgence, type tremblement de terre. À partir du lundi 9 novembre, La Vie active va commencer à demander à nouveau aux gens de partir volontairement vers les tentes de remplacement. Si les gens ne se déplacent pas d’ici la fin de semaine, les CRS seront appelés pour virer les gens de force -une recette que nous connaissons tous fort bien à Calais. Nous ne connaissons pas la date exacte où la « demande » sera remplacée par les matraques, les gaz lacrymogènes et les bulldozers, ce qui signifie que de la vigilance et du soutien sont nécessaires tout au long de la semaine.

Il existe différentes réponses à ce plan de construction par les communautés à qui il est « demandé » de se déplacer : certains se sentent un manque de puissance pour résister activement à ces plans, d’autres espèrent atteindre l’Angleterre avant la tentative d’expulsion. Mais depuis que ces plans sont devenus explicites, une résistance se développe dans la zone de construction planifiée et il est clair que beaucoup refusent de bouger. Et, pour citer une déclaration publiée récemment par des personnes vivant dans cette zone:

Nous refusons de nous soumettre à cette irrespectueuse politique d’anti-solidarité. Le jour où le gouvernement nous forcera à partir pour démarrer les travaux, nous protesterons collectivement.