Manifesté en ville

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Depuis la destruction des deux campements le 28 mai, ordonnée par la municipalité, entre 200 et 300 exilés se sont regroupés sur le site de distribution alimentaire Salam.

Ils refusent de se disperser et réclament que les autorités leur indiquent où s’installer en paix.

Pour la première fois à Calais les communautés Soudanaise, Erythréenne, Afghanes, Syrienne se sont unies, et pour la première fois la préfecture a envoyé un médiateur pour “négocier” avec les migrants.

Mais depuis le 31 mai, le négociateur ne vient plus. Les migrants sont laissés dans l’incertitude. Peuvent-ils restés là en paix ou doivent-ils craindre une expulsion dans les prochains jours?

Les témoignages de violences policières sur les personnes isolées dans d’autres zones du port ne donnent envie à personne de quitter le groupe. Des revendications rédigées par des représentants de chaque communautés avaient été apportées à la sous préfecture le 30 mai.

Vu le silence des autorités, les exilés installés à Salam ont décidé de manifester dans les rues de Calais le samedi 7 juin pour rappeler leurs revendications et réclamer la reprise des négociations.

Quelques uns sont restés sur le camp pour le surveiller pendant que plus de 200 personnes, exilés de toutes nationalités et soutiens associatifs, individuels ou politiques se mettent en route vers le centre ville, avec tambours, banderoles, pancartes et tracts pour informer la population.

Un tract avec les revendications

Et un autre dénonçant la mairie qui a fait évacuer les campements pour que les touristes venus à sa fête fluviale et maritime “Escale à Calais” ne puissent pas voir la misère des conditions de survie des exilés à Calais.

Les nazillons de “Sauvons Calais” ont suivi de loin la manifestation mais n’ont pas réussi à la perturber. L’un d’eux a tendu le bras en salut nazi puis s’est sauvé en courant, un autre est passé en voiture en criant “il faut les mettre au four!”, sous les yeux des policiers qui n’ont pas réagi face à ces appels à la haine.

Les passants ont en général regardé passer la manifestation avec bienveillance et accepté les tracts. Des nouveaux soutiens ont suivi le cortège qui s”est arrêté un moment devant la mairie puis a continué vers le théâtre avant de rentrer au camp deux heures après le départ.

Si les autorités continuent à nier les communautés unies du camp de Salam d’autres manifestations auront certainement lieu.

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